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Guienne ; il emmena frois de ses fils qui, dans la suite, s’établirent dans ce pays. L’ainé portait le nom de Monsieur son père. Il avait servi en France dans le régiment de Navarre, et dans celui de Picardie, et il était fort considéré de M. le Duc d’Espernon. On le fit Senéchal ici. Mais il fut tué par les Iroquois en l’année 1660 et laissa deux filles qui ont été Religieuses aux Ursulines, Le second s’appelait Lauson de Charni ; il épousa une fille de M. Giffard ; et le troisième que l’on nommait Lauson de la Citière se maria avec une demoiselle de Pau qui nous fut envoyée de France par Madame la duchesse d’Aiguillon, en 1655, pour être religieuse chez nous ; elle avait beaucoup d'esprit et de piété, mais point du tout de vocation. Elle se vit bientôt veuve par un triste accident, car Monsieur son époux se noya le 4 (mai) de l’année 1659.” Il y a dans ce passa ge quelques erreurs qui seront relevées dans le cours de cet
écrit.
On lit dans le Journal des Jésuites, à la date du 13 Oct. 1651 : “ Le 12, arriva la flotte de 3 navires, le Sf. Joseph, la Vierge, et un 8e, navire hollandais........M. de Lauson mit pied à terre. Il alla droit au Fort, où, ayant présenté sa commission, on lui présenta les clefs, et entra dans le Fort....Le 18...M. le Gouverneur vint diner en notre réfectoire, M. Du Plessis, M. le Senéchal et M. de la Sitière (Citière,) M. de Hautville, M. de Tilly, M. de Repentigny, M. Robineau, M. Dauteuil.”
Il n’y eut donc que deux fils de M. le Gouverneur, qui vinrent avec lui, M. le Sénéchal, et M. de la Citière. Quant à M. de Charny, il n’arriva à Québec que l’année suivante, ainsi que nous l’apprend le Journal des Jésuites : ‘“ Le 23 (Juin 1652) arrive la chaloupe du premier navire venu de France, commandé par Mtre Jean Pointel, lequel navire échoua à l'Isle aux Coudres....Le 1er (Juillet 1652)
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arrivée de M. de Charny, et les hommes venus par ce premier navire.”(1) Nous voici done en Canada avec le pèr: et trois de ses fils. 11 faut maintenant reprendre les choses d’un peu plus haut.
: 4, M. de Lauson, père, longtemps avant de venir dans la Nouvelle-France, avait acquis l’Isle de Montréal, M. P'Abb6 Faillon, dans son introduction à la vie de la Sœur Bourgeoys, dit, p. 35, en parlant des Associés de la Compagnie de Notre-Dame de Montréal : La première démarche qu'ils firent fut d'acquérir la propriété de lIsie de Montréal, M de Lauson, qui l’avaitreeue de la Grande Compagnie du Canada, la leur céda, quoique contre ses intérêts et ses premières intentions ; et cette cession fut confirmée bientôt par Pautorité du Monarque.” ]1 désirait, remarque M, l'Abbé Tl'erland, établir sa famille en Canada, et il obtint à cet effet de vastes concessions, entre autres, la seigneurie de Lauson, l'Isle de Montréal qu’il céda, comme nous l'avons vu, et une étendue considérable de terrain sur la rive sud du fleuve en face de l’Isle de Montréal." Cette étendue considérable de terrain ne lui fut pas concédée à lui-même, mais il en fit faire la concession par la Compagnie de la Nouvelle-France, à un autre de ses fils, le 15 Janvier 1635. L’acte de concession n’a encore pu être trouvé ; mais celui de mise en possession de cette seigneurie est transcrit dans les ‘ Questions Seigneuriales,” t. 1, p.84 Ce dernier acte constate la date de la concession, ° et que cette concession a été faite “ au profit de François
(1) On trouve, au Grefle de Montréal, un acte de vente fait par Lambert Closse à Charles d’Ailleboust, Sieur des Musceaux, Gouverneur de l'Isle de Mouiréal, “ acceptant pour et au nom de Charles de Luuson, Escuyer, Sieur de Charny.” Cet acte porte la date du 1er Juin 1652, c’est-à-dire un mois avant l’arrivée de M. de Charny à Quéhes
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de Lauson, Ecuyer, fils de Messire Jean de Lauson (on y écrit Lauzon) Chevalier, Consciller du Roi en son Conseil d'Etat.” Voici donc un autre fils du Gouverneur de Lauson, qui ne parait pas être venu en Canada, On donna à sa concession le nom de la Seigneurie de la Citière. Elle commençait à la Rivière St. François, sur le Lac St. Pierre, et s’étendait au-dessus du Sault St. Louis, en montant le dit Fleuve St, Laurent. La Seigneurie de Laprairie de la Magdeleine, presque vis-à-vis Montréal, en faisait partie, de mtme que l’Ile Ste, Hélène et l'Ile St, Paul. La Seigneurie de la Prairie de la Magdeleine fut concédée aux RR. PP. Jésuites, par ‘ nous, François de Lauzon, Conseiller du Roi en sa Cour de Parlement de Bourdeaux,... Fait et concédé en notre Hostel, à Paris, le ler jour d'Avril 1647. Dans un titre confirmatif de cette concession, dont il est fait mention dans les ‘ Questions Seigneuriales,” t. 1, p.p. 86 et 87, et qui doit avoir été donné postérieurement au 9 Févri-: 1676, par l’Intendant Duchesneau, il est dit que la Seigneurie de la Citière était ‘ d’une étendue de plus de soixante lieues de pays,” et que ‘ la dite Seigneurie était de présent réunie au donne de Sa Majesté.” (1)
5. Le titre de concession de la Seigneurie de la Prairie de la Magdeleine, nous fait voir que le ler Avril 1647, la Seigneurie de la Citière appartenait encore à M. François de Lauson, fils du Gouverneur. Il parait néanmoins que dans l’intervalle entre cette date et le 15 Octobre 1648, elle avait cessé de lui appartenir, et était devenue la propriété de son père. C’est ce qu’établit un acte de concession fait, à Paris, le 15 Octobre 1648, de deux cents arpents de terre
(1) On voit, par un titre de concession du 8 Juin 1672, qui se trouve au Greffe de Montréal, donné par le R. P. Frémin, que les Jésuites avaient été mis en possession de la Seigneurie de la Magdeleine, le 13 Juin 1649, par Monsieur d’Ailleboust, Gouverneur et Lieutenant-Ciénéral pour le Roi en toute la Nouvelle-
Faance,
dans la Seigneurie de Lauson. La minute de cet acte de concession se trouve dans l’étude de feu Maître Becquet, Notaire, déposée à Québec. La concession est faite à Fran-
ois Bissot, Sieur de la Rivière, par‘ Jean de Lauson, Conseiller ordinaire du Roi en ses Conseils d’Etat et Privé, et Direction de ses finances, Seigneur de Lauson et de la Citière en la Nouvelle-France.”
Une autre concession de même date, est faite, ‘‘ dans notre terre de Lauson,” par le même, prenant les mêmes qualités que dans la première, à Guillaume Couture. Il y signe : ‘* De Lauson.”
6. Venons maintenant à l’arrivée de M. le Gouverneur de Lauson à Québec, le 15 Octobre 1651, avec deux de ses fils c’est-à-dire Jean et Louis. Dès le 18 du même mois, M. de la Citière dine au Réfectoire des RR. PP. Jésuites. C’était Louis. Si c’était à raison de la seigneurie de la Citières située en Canada, qu’il portait ce nom de la Citière, -t non à raison d’une terre du même nom, située en Fran :, (et il y a tout lieu de le croire), il fallait que son père Li ‘ eût cédé la Citière du Canada, lui qui voulait établir ses em nts dans la Nouvelle-France. La même remarque s’applic e; en ce qui concerne la seigneurie de Lauson, à M. le Sé 6chal, qui portait le nom de son père, c’est-à-dire qui s’a; elait Jean. Les actes dont suit la mention, et qui setrou nt tous à Québec, le prouvent.
D'abord, quant à M. de la Citière, Louis de Lauson :
lo. ‘ Titres des Seigneuries” imprimés, p. 383, une concession est faite par ‘ Jean de Lauson, Conseiller ordinaire du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé, Gouverneur et Lieutenant Général pour sa Majesté en la Nouvelle-France, étendue du Fleuve St. Laurent,” à ‘ Louis de Lauson, Ecuier, Seigneur de la Cilière et de Gaudarville”,,.. “ Sur la certitude que nous avons,” que le dit Louis de Lauson ‘ aurait la volonté avec le temps de s’habituer en la Nouvelle-France, et de faire défricher et déserter, et ensuite habiter le plus
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de familles qui lui seruit possible afin de fotifier le pays contre ceux qui y voudraient entreprendre.” Cette concession, ‘ donnée au Fort St. Louis de Québec,” est du 8 Février 1652, c’est-à-dire environ quatre mois après leur arrivée en Canada.
20. ‘ Titres des Seigneuries,” imprimés, p. 384, autre concession faite par le même Gouverneur, d’un terrain adjoignant la première concession du 8 Février, à “ Louis de Lauson, Ecuier, Seigneur de la Citière et de Gaudarville,” jugeant que le dit Louis de Lauson “ se pourrait résoudre à la défense de ce poste, si on lui voulait accorder ce petit espace de terre et le joindre ensemble.” Cette seconde concession, également donnée au Fort St. Louis de Québec, est du 15 Novembre 1653.
30. Le même jour, 15 Novembre 1653, “ Jean, Seigneur de Lauson, Chevalier, Grand Senéchal de la Nouvelle-France, et à tous ceux qui ces présentes verront,””.. concède à & Louis de Lauson, Ecuier, Seigneur de læ Ciltière et de Gaudarville”,... “ en notre dite Seigneurie de Lauson.” L’acte de cette concession se trouve au Greffe de Québec. fl signe : “ Delauson, Seneschal.”
40. Le 26 Avril 1653, ‘“ Jean de Lauson, Conseiller Ordinaire du Roi en son Conseil d’Etat, Gouverneur et Lieutenant Général pour Sa Majesté en la Nouvelle-France, en vertu du pouvoir à nous donné par la Compagnie de la Nouvelle-France,” concède à Etienne DeMetz.....,., € d’un côté et d’autre, aux terres par nous concédées au Sieur de la Cilière.”
5o. ‘ Titres des Seigneurics,” imprimés, p. 99. Dans le titre nouvel, du 10 Juillet 1636, donné par l’Intendant Duchesneau, concernant la Seigneurie de Longueuil, qui avait été obtenue en trois concessions distinctes, la première en date du 24 Septembre 1657, lequel titre les réunit toutes en une seule, il est dit que cette première concession, qui était de 50 arpents de front sur cent de profondeur, avait été faite
bar le Sieur de Lauson de la Citière. Elle avait donc été faite après le départ du Gouverneur de Lauson, puisqu'il avait déjà quitté la Nouvelle-France. L’ Histoire de l’Hôtel- Dieu de Québec le fait partir en 1656, (p. 110.)
‘“ Cette année (c’est-à-dire 1657), dit M. de Belmont Histoire du Canada, “ M. de Charny commanda à la place de M. de Lauson, son père, et lui s’en étant allé, M. Daillebout reprit le gouvernement.” (Voir, aussi, Journal des Jésuites, pour 1657.) D’après ce journal, M. de Charny serait parti pour la France, le 18 Sept. 1657, à bord du vaisseau du Capitaine Poulet, et le gouvernement intérimaire aurait été dévolu à M. D’Ailleboust, jusqu’à l’arrivée de M. D’Argenson, successeur de M. de Lauson, c’est-à-dire jusqu’au 11 Juillet 1658. (Voir le Journal des Jésuites, et la Relation des mêmes, pour cette même année 1658, p. 17.)
7. Ainsi, jusqu’à cette année 1658, aucun des Lauson ne fut appelé de la Citière, si ce n’est Louis de Lauson, et je n’ai encore trouvé aucun acte dans lequel son père, Gouverneur de la Nouvelle-France, ait pris le nom de la Citière, après son arrivée en Canada en 1651 ; d’où je conclus que la seigneurie de la Citière qui, en 1648, appartenait au père, était passée aux mains de son fils Louis, dès avant leur arrivée en Canada, ou du moins dans les cinq jours qui se sont écoulés du 13 Oct. 1651, date de cette arrivée, au 18 du même mois que M. le Gouverneur alla diner avec son fils, M. de la Citière, chez les R. R. P. P. Jésuites.
8: Dans les Régistres de la cure de Québec, à la date du 5 Oct. 1655, se trouve l’acte de mariage de ‘ Louis de Lauson de la Citière, fils de Messire Jean de Lauson, Gouverneur ct Lieutenant-Général pour Sa Majesté en ce pays,
et de défunte Dame Marie Gaudart, (c’est ainsi que j'ai pu lire le nom), avec Demoiselle Catherine Nau, fille de défunt Jacques Nau de Fossambault et Demoiselle Catherine Grangor.””’ On a donné ce nom de ‘ Fossambault” à une seigneu- “rie qui se trouve en arrière de celle de Gaudarville
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: De ce mariage, étaient nés deux enfants qui furent seulement ondoyés, et qui, étant morts presqu'aussitôt, furent en: terrés, l’un le 31 Août 1656, et l’autre le 8 Novembre 1658.
Leur père, Mr Louis de Lauson de la Citière, perdit la vie
en 1659. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans le Journal des Jésuites : 1659, Mai 5, verstrent dans un canot, retournant
de l'Isle d'Orléans, par un gros vent du Nord-Est, M. de la
Citière, Larchevesque et Hierosme.” M. Louis de Lauson de la Citière est donc mort sans en-
.fants. Après sa mort, on voit que la seigneurie de la Citière»
située en Canada, devint la propriété de son frère ainé Jean, le grand Sénéchal, qui était resté en ce pays.
Mairtenant, quant à ce M Jean de Lauson, grand Sénéchal.
10. Dès le 6 Avril 1652, c’est-a-dire, six mois après son arrivée, on le voit, sous le.nom de ‘ Jean, Seigneur de Lauson, chevalier, grand sénéchal de la Nouvelle-France,” faire une concession dans la seigneurie de Lauson. L’acte de cette concession se trouve au Greffe de Québec. Il y signe : — ‘ Jean de Lauson.” Actes semblables de concession du 20 Avril et du 20 Juillet, du 20 Oct. du 11 Nov. 1652. A l'un des actes du 20 Juillet, il signe :—<* J. de lauson.” Le 15 Décembre de la même année 1652, il fait une concession semblable à ‘ Messire Charles de Lauson, chevalier, Seigneur de Charny, Grand Maitre des Eaux et Foréts en la Nouvelle-France, de 8 arpents sur quarante, ‘ situés en notre seigneurie de Lauson.” Le 15 Nov. 1653, il fait à son frère “Louis de Lauson, Ecuyer, seigneur de la Citière et de Gaudarville,” la concession dont il a déjà été parlé. Le 4 Mai 1654, semblable concession ; aussi le 29 Sept. 1654 ; cette dernière concession est faite à ‘ Paul de Chomedey, Ecuyer, Sieur de Maisonneuve, Gouverneur de Montréal.” Mêmes concessions sont faites, le ler Février 1655 à Antoine Martin, le 30 Mars à Jean Bourdon, Ecuyer, Sjeur de St. François, et le 20 Nov. à Jean Pré. Enfin, ls
29 Mai 1658, eACession par le même « Jean de Lauson, Chevalier, grand sénéchal de la Nouvelle-F rance,” érigcant en fief une Concession, en notre seigneurie de Lauson,” en faveur de Jean Bourdon, Sicur de St. François, suivant le vexin Le Francais, et à la cha "5e que les appels des Juges qui seront établis sur les lieux, "eSsortiront pardevant le Juge Provost de notre dite Seigneurie,” Tous ces titres sont au greffe de Québec, et tous établissent que la seigneurie de Lauson était Passée aux maine de M, le Sénéchal, Jean de Lauson, Cette Seigneurie avait été originairement concédée à Noble Homme, M. Simon LeMaitre Conseiller du Roi, Receveur-Généra] des Décimes Cn Normandie.” par la Compagnie de Ja Nouvelle-France. L’acte en fut passé a Paris “en l'Hôtel de M. de Lauson, Conseiller du Roi en ses conseils, Intendant de la dite COMpagnie, le 15 Juin 1636,” et au-dessous est écrit : « Collationné à Poriginal étant en Papier à moi Présenté par Me, Jean, Seigneur de Lauson, chevalier, 8rand Sénéchal de cé pays de la Nouvelle-France, ce fait, à lui rendu par le Notaire Soussigné, le 28e jour d’Aout 1658,” signé Peuvret, nore. (Titres des seigneuries, P- 24.)
9. Nous lisons, dans les Régistres de la Cure de Québec, à la date du 24 Juin 1661 : « ont été enterrés ensemble dans l'Eglise, Messieurs Jean de Lauson, Sénéchal du Pays, Nicolas Couillart dit Bellerive, âgé de vingt ans, fils de M. Guillaume Couillart, ancien habitant de ce Pays, et Ignace Sévestre dit DesRochers, âgé de 24 ans, lesquels avaient été tués, le 29 du même mois, par les lroquois,.
“ Le même jour et la même année, et en même temps, ont été enterrés dans le Cimetière aussi ensemble, quatre hommes qui étaient avec les susdits, Savoir, Elie Jacquet dit Champagne, serviteur de Mile de Repentigny, Jacques Perroche, Toussaint ————, François serviteurs de M. Couillart.»
On voudra bien me permettre de citer ce que Charlevoix dit à ce sujet, t, 1, P: 348 : 4 M, de Lauson, Sénéchal de le
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Nouvelle-France, et fils du précédent Gouverneur-Général, étant allé à l'Isle d'Orléans pour dégager son beau-frère, qui était investi dans sa maison, tomba dans une embuscade. Les Iroquois, qui le connaissaient, et qui souhaitaient avec passion d’avoir un prisonnier de cette importance, le ménagèrent Quelque temps, ne cherchant qu’à le lasser ; ‘mais voyant qu’il leur tuait beaucoup de mcnde, ils tirèrent sur lui, et il tomba mort, avant qu’aucun eût osé lappro
cher.”
Le Journal des Jésuites rend compte de l'affaire comme suit : * Le 22 (Juin 1661), M. le Sénéchal étant parti un ou deux jours auparavant, avec 7 ou 8 autres, pour aller donner avis à M. de Lespiné, son beau-frère, qui était allé à la chasse quelques jours auparavant, du danger des Iro quois, le Nord-Est l’ayant empêché de passer outre, s’en alla s'engager dans la petite Rivière de Réné Maheu, où il fut tué avec tout son équipage par les Iroquois. Les corps en furent ramenés le 24.” La Relation des Jésuites pour l’année 1661, pp. 4 et 5, contient un récit plus étendu de ce
combat.
10. Les “ Titres des Seigneuries,” nous font voir qu’après la mort de M. le Sénéchal, M. Jean de Lauson, son père, “ ci-devant Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roi en ce pays,” fit trois concessions dans l’étendue de la Seigneurie de la Citière. Il les fit comme étant le “ tuteur, curateur et ayant la garde noble des enfants mineurs de défunt M. Jean de Lauson, Grand Senéchal au dit pays, propriélaire de la dite Seigneurie de la Citière.” La première faite à Pierre Boucher, Ecuier, Sieur de GrosBois, est en date du 20 Avril 1662. (p. 81). Elle comprend la Seigneurie de St. François des Près, sur le Lac St. Pierre. La seconde qui est celle de lIsle St. Paul, presque vis-à-vis de Montréal, fut faite, à Paris, le 28 Janvier 1664, à Jacques LeBer, Claude Robutel, Sieur de St. André, et Jean de la Vigne. (p. 124). La troisit..:e est la concession de l’Ile
Ste. Hélène et de l’Ilet Rond, vis-à-vis Montréal, Ete fut faite à Charles LeMoyne, Sieur de Longueuil, Par le Sieur de Lauson Clay, bar billet de Jui signé, en date du 80e Mai 1664, aux Charges qu’il Plairait au Sieur de
cédé au dit Sieur LeMoyne les dites Isles de Ste. Hélène et Islet Rond... Par titre daté à Paris le 20e Mars 1665, signé de Lauson, et Contresigné Jeanville, au bas duquel titre Je dit Sieur Charny reconnait que la rente portée
dite rente à dix livres en argent, par écrit de lui signé, daté à Québec, le 12e Décembre au dit an 1665,” (“ Titres des Seigneuries, P. 99), Les dates dè'ces trois Concessions
au Sieur de Longueuil, le 10 Juillet 1676, au Sieur LeBer Pour les deux tiers de Plle Sf: Paul, le‘ 18 Juillet de Ja même
Robutel, Sieur de St. André Par le même Intendant, le 18
il est dit que la seigneurie de la Citière avait été réunie au
domaine de Sa Majesté, En Pannée 1672, au nombre des j seigneuries oncédées par lIntendant Talon, il's’en trouve
plusieurs qui COMprennent des terrains situés dans les limi-
tes de cette &rande seigneurie de la Citière, sans qu’il en
soit néanmoins fait Mention. La réunion au domaine avait
éal, Ehe uil, Par le
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Sieur de Lauson, | mineurs 8, auquel é et con- Hélène rs 1665, > duquel portée ce que ertu du ‘duit la é, daté res des >ssions tenure sneau, LeBer ême ès, le nouaude le 18 els, Be au des uve mien rait
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sont tous trois mariés.