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De la fixité de valeur de l'étalon monétaire

lission de le l'aire aujourd'liui. Pour cela, il me reste à discutei- ,a combinaison bimétallique au point de vue de la lixité de valeur le l'étalon monétaire.

Appelons, dans le système bimétallique, f>-ane d' argent Vanhô quantité d'argent, par exempleles 5 grummes ou le derai-déca-

■aramo d'argent au titre de 9/10, et franc d'or non pas, comme m l'a fait, l'unité de quantité d'or, soit les 5 grammes ou Ir demi- .écagramme d'or au litre de 9/10, mais la <^"* partie de cette uniLé. Dans notre Fig, 5, oii « était supposé égal à 10, ce franc d'or élait le demi-gramme. En ce eus, la courbe O',, O'p dont l'équation est (/z=a Fa ("jp), et que nous avons subslituée à la courbe OqO,, dont l'équation est 2 r^FoO)), était la courba de prix en hlé du franc d'or marchandise en fonction de la quantité.

Soient à. présent (Fig. 7) deux axes rectangulaires : un axe horizontal Ot, axe des temps, et un axe vertical Op, axe des prix. Sur le premier, nous portons des longueurs égales — 1, 1 — 2,.., correspondant Ji l'unité de temps ou, plus exactement, à l'intervalle égal qui sépare les calculs des prix supposés effectués d'après les données mathématiques. Sur le second axe, et sur des parallèles menées par les points 1, 2..., noua portons des longueurs correspondant :

l" Au prix en hlé du franc d'argent marchandise et monnaie en

pposant l'argent seule monnaie;

2" Au prix en blé du franc d'or marchandise dans la même hy-

ilhèse ;

Au prix en blé du franc d'or marchandise et monnaie en supposant l'or seule monnaie-,

4° Au prix en blé du franc ri'argiint marchandise dans la mfime hypothèse;

5° Au prix commun en hlé du franc d'argent et du franc d'or en supposant l'argent et l'or tous deux monnaie,

Si l'on screporle ù nos explications précédentes et ii notre Fig, 4, on verra qu'au début, £oit après un temps zéro, la première qunn- "" représentée par 0^", est la racine de l'équation

* EzUail du Journal des Eaonomistas, u" d'oclolire ISSi,

lizai.

Q.=r.bi-i+

la seconde ^' , représentée par Oit', la nicino du l'équation

.Q. = .F.(..')i la troisième i", représentée par Ob", la racine de l'éqaalion

la quatrième j)', représentée par Op', la racine de l'équation

et enQn la cinquièmo P, représentée par OP, la racine de l'équation

En conséquence, nous partons les longiiuiira Op", On', Otc", Op' et OP, a partir de l'origine 0, sur l'axe vertical Oj).

Après un premier intervalle de temps, les quantités Qa, Qg, II et les fonctions F», Fo ayant changé, les mêmes quantités 8eraient^"i, "'il ''"'■ P\i Pli représeotéeB par les longueurs ly'i, 1 '^'i, 1 "", , ^p\,

1 P, que nous portons sur la parallèle à l'axe vertical menée par le J point 1 de l'axe horizontal.

Après un second intervalle, ces quantités seraient p'', , t', , p'„ P, représentées par les longueurs 2p",, 2 ■^'„2:t",, 2p', , 3^1 que nous portons sur la parallèle à l'ase vertical menée parlepoia^i

2 de l'axe horizontal.

Et ainsi de suite. Nous obtenons de cette façon les cinq courbeE suivantes :

1° La courbe p"p"i p",... courbe de variation de prix du franc d'argent marchandise et monnaie dans l'hypothèse du monométallisme-argent. Elle résulte analytiquement de l'équation

Q.= P.()0+|dans laquelle Qa et H sont variables indépendantes, la fonction F. change, et p" est variable dépendante au lieu d'être une valeur déterminée ;

2" La courbe ■«:' it\-K\.., courbe de variation de prix du franc d'or marchandise dans la même hypothèse du monométallismeargent. Elle résulte analytiquemeni de l'équation

dans laquelle Qo est variable indépendante, la fonction Fo change,

et ît' est variable dépendante au lieu d'âtre une valeur déterminée;

3" La courbe iv'V",ic"^.., courbe de variation de pri.>: du franc

d'or marchandise et monnaie dans l'hypothèse dn monomélai liame-

or. Elle résulte de l'Équfition

(Jrins laquelle Qo et H soot variables indépendantes, Pd chiingf, rI 7c" i!st variable dépendante ;

4° La courbe p'p\p' ... courbe de variation de prix du franc d'ai"gentraarchandiBadansliimêraehypotbèBQ du moûométitllisme-or. H)l!e résulte de l'équation

dans laquelle 0» est variable indépendante, Pa chapge, etp' est variable dépendante ;

5" Enfin, la courbe P P, P,... courbe da variation du prix commun du frnno d'argent et du franc d'or dans rhypolbèse du bimétallisme. Elle résulte de l'équation

dans laquelle Q», Qo et H sont variables indépendantes, Fa et Fo cliangent, et P est variable dépendante- La discussion des l^iSmuetSm. courbes fourniralaconclusioncberchéi.' sur les avantages respectifs du monométallisme et du bimét;tllisme au point de vue de la fixité de valeur de l'étalon monétaire.

Dans notre figure, pour simplifier, nous avons fait abstraction àcs variations de la quantité H et des changements des fonctions i'iiCt Fo; et nous avons supposÉseulemeutdes variations des quanti tés Q» et uQo se faisant conformément aux courbes A et B (Fig. 6). Mais nos conclusions seront entièrement indépendantes de cette restriction.

Tout d'abord, il faut remarquer la similitude des deux courbes P''p",p"t... p'p'ip'i'- d'une part et T:"Tt'\T^'\... itV,Tr',... d'autre part. Cette similitude est rationnelle. Le prix d'un métal qui est 4 la fois marchandise et monnaie est toujours supérieur au pri\ du même métal qui n'est que marchandise, puisque l'attribution à ce métal de la fonction monétaire a pour résultat de diminuer la quantité réservée aux usages industriels et de luxe. D'ailleurs, cette adoption d'un métal commo monnaie, qui augmente son prix, augmente aussi les variations de ce prix sans en changer la nature. Ainsi, la courbe p"p'\p'\... est semblable en même temps que supérieure à la courba p'p\p\..,, et la courbe «"t",iv"i... sembla- Jïle en même temps que suiiérieure ù lu courbe Vt'iTi',...

Gela posé, revenons à ootre Fig, 4, et voyons pourquoi le bimétallisme est eOeotif ô l'origine. C'est porceque, ei on faisait seulement de la monnaie d'argent, ie franc d'argent prendrait une valeur p" fournie par l'équation

et ]e franc d'or une valeur n' fournie par l'équation

et que p" étant > t;', on aurait avantage à transformer des francs d'or marchandise en francs d'or monnaie, ce qui entraînerait la baisse dii franc d'argent monnaie par rapport au franc d'argent raarctiandlse et une tnmsformalion d'argent monnaie on argent marchandise ; et parce quo, si on faisait seulement de la monnaie d'or, le franc d'or prendrait une valeur ir" fournie par l'équation

"Uo = ^ + «PoK'),

et le franc d'argent une valeur p' fournie par l'équation

et que, it" étant > p', on aurait avantage h transformer des francs d'argent marchandise en francs d'argent monnaie, ce qui entraînerait îa baisse du franc d'or monnaieparrapportau franc d'or marchandise et une transformation d'or monnaie en or marchandise.

Ainsi : — Le bimélaliisme n'est effectif qu'à la condition que le prix du franc d'argent marchandise et monnaie soit supérieur au pris: du franc cTor seuiement marchandise et que le prix du franc d'or marchandise et monnaie soit supérieur au prix du franc d'argent seulement marchandise; c'est-à-dire tant que la courbe p"p'\p'\... est supérieure à ia courbe iï't',ic',. .. et la courbe i7'V',7t"^... supérieure à la courbe p'p\ p', . . . C'est ce qui a lieu, dans notre figure, pendant les 10 premiers intervalles de temps, puis de 15 à 25, puis de 35 à 45.

Le prix commun P da franc d'argent à la fois marchandise et monnaie et du franc d'or à la lois marchandise et monnaie est aiors fourni par la racine de l'équation

et l'on Bj d'une purf,

F.(P) + K + "FoK);

F.(P)+n->Q.>FB(P),

etaussi, d'autre part,

+ «F4«P)>«Qo>^F„{^P),

puisqu'alors la quantité totale d'argent Qa et la quantité totale d'or Qa sont l'une et l'autre en partie marchandise, pour des quantités Q'» et Q'o, et en partie monnaie, pour des quantités Q"» et Q"o, la première inégalité entraînant d'ailleurs évidemment la seconde, et réciproquement.

ALRA6 . - De lœJixUé cU^ valeur de lélcUon nwne/cùre.

/!</•. 4 ÙTH. J. C*/AP^t//9~ LsUtttMe.

Or, nous avons

Qa=Pa(p') = Pa(p") + |

et

»Qo = *»Po K) = -„ + <*Fo ("«") .

Nous avons donc aussi

Fa(P) + |>Pa(p")+S.,

ce qui suppose que p" est > P, et

Fa (p') > Fa (P),

ce qui suppose que P est > p'. Et nous avons, en outre,

S + „Fo („P) > 5.+ „p„ (« ,t"),

ce qui suppose que «'' est > P, et

wFo{«^')>cùPo(«P),

ce qui suppose que P est > 'k'.

Ainsi : — Quand le bimétallisme est effectif y le prix commun du franc d'argent marchandise et monnaie et du franc d'or marchandise et monnaie est à la fois inférieur au 'prix du franc émargent marchandise et monnaie et supérieur au prix du franc dUor seulement marchandise, dans le monométallisme-argent ; et il est aussi à la fois inférieur au prix du franc à^or marchandise et monnaie et supérieur au prix du franc d'argent seulement marchandise dans le monométallisme-'Or , c'est-à-dire que la courbe PP,P,. • . est à la fois inférieure aux deux courbes p"p'\p"^*>* «''^"i^"»..., et supérieure aux deux courbes wVjw'jj. , , p'p\p^. . . C'est ce qui a encore lieu, dans notre ligure, pendant les mêmes intervalles de temps que ci-dessus.

Revenons encore h la Pig. 4, et voyons comment le bimétallisme se résout en monométallisme. Il se résout en monométallisme-argent quand Qa devient égal à ou plus grand que «V, ou quand wQo devient égal à ou plus petit que m"n". Il se résout en monométallisme-or quand «Qo devient égal à ou plus grand que m'n', ou quand Qa devient égal à ou plus petit que w'y . Dans les deux premiers cas, le prix du franc d'argent p" est fourni par l'équation

et le prix du franc d'or iï' est fourni par l'équation

wQo =» toPo (** ''^'] .

Mais, p" étant égal à ou plus petit que w', on n'a pas avantage à transformer de l'or marchandise en or monnaie. Dans les deux derniers cas, le prix du franc d'or «" est fourni par l'équation

et le prix du franc d'argent p' est fourni par l'équation

Mîiis n" étant égal à ou plus petit que p', on n'a pas avantage à translormer de l'argent marchandise en argent monnaie.

Ainsi : — Le bijiiétaîikme se résout en monométallisme-argent dh que le prix du franc d'or seulement marchandisa devient $upérieur ou prix du franc d'argent marchandise et monnaie ; c'eat-à-dire tant quu la courbe it'iî'jit',... est supérieure ila courhe p"p" ip",. . . , comme cela a lieu dans la Flg. 7 pendant les 5 intervalles de temps de 10 a 15, // se résout en monométallisme-or dès que le prix du franc d'argent seulejnent marehandise devient supérieur au prix du franc d'or marchandise et monnaie ; c'est-à-dire tant que la courbe p'p'ip',. .. est supérieure à la courbe W'|it",, .., comme cela a lieu pendant les 10 intervalles de temps de 25 à 35.

Il est d'ailleurs évident que : — Quand le bimétallisme se l'ésoul en motiomêtatlisme-argent, le prix du franc ff argent marchandise et fiUKiKaK démettre inférioirauprix du franc d'or marchandise; et que, quand il se résout en monomêtaliisme-or, le prix du franc d'or marchandise et monnaie â.emçure inférieur au pria; du franc d'argent marchandise. Un'y aplus alors deprix commun du i'nmcd'argeot et du franc d'oF, La courbe PP, Pi... s'interrompt.

Dans des circonstances telles que celles Ruxquelles correspondait notre figure, le résultat delà substitution du bimétallisme au monométallisme-argent, pendant lu période — 45, aurait été de substituer, comme courbe deviiriation de prix en blé de l'étalon numéraire et mométaire, la courbe PP,P,...P,y,,...Pi(... P,jTc"ia---P,s-"P.5 ^ la courbe p"p"^p''^...p'\f. Le résultat de la substitution du bimétallisme au monométallisme-oi" aurait été de substituer la même courbe à la courbe i7'V,Tt",.,. v",^. Les circonstances auxquelles correspondrait notre figure n'ont sans doute aucun rapport avec la réalité, d'autant moins que nous avons fait abstracUon de certains éléments, tels entre autres que les variations du chifTre delà circulation à desservir et les changements dans l'utilité des métaux précieux considérés comme marchandises, qui auraient augmenté ou diminué les effets des variations dans leur quantité; mais il n'en est pas moins certain que la courbe PPiP,... subit des phases d'élévation et d'abaissement moins considérables que les deux courbes p"p",p",--- 7t"7r",îc",..,, puisqu'elle est toujours inférieure îi ces deux dernières et qu'elle se confond seulement avec la plus basse des deux dès que l'autre tend à s'élever sensiblement par rapport à cette dernière. La fixité remarqua-

felé de lii valeur de l'êLalon bitndliillîqae dans Hotfê esêblplé litfnt toutefois à ce que, dans cet exemple, îes variations dans la quantitiî de l'or et de l'argent, qui sont les seules dont nous ayons tenu compte, se contrarient le plus souvent. Quand ces variations sont dans le même sens, ainsi que cola arrive au commencement et â la 6n de la période considérée, les variations de la courbe de prix de l'étalon binii^lallique sont Bensiblemcnt égalea aux variations des courbes de prix de l'un ou l'autre des deux étalons monométalliques.

Ainsi : — L'étalon bimétallique conserve une certaine fixité relative de valeur dam les cas où les étalons monomêtalliques auraient varié en sens inverse. Il varie aulant qu'eux dans les cas oit ils auraient varié dans le 7nême sens.

En somme, le bimétallisme se conBe au hasard, tout comme le monométallisme, au point de vue de la fixité de valeur de l'étalon monétaire ; il a. seulement quelques chances de plus en sa faveur.

La courbe PP,, P,j P,, P,, P^^ a déjà été entrevue et signalée diinsles eontroverses entre économistes au sujet du bimétallisme. C'est elle que feu W. Stanley Jevons, si déplorablement enlevé à la science il y a quelques semaines, a voulu et cru donner au ch, XII de son ouvrage sur id monnaie et le mécanisme de l'échange, intitulé : La lulte des étalons, et qui a été souvent invoquée et reproduite de conliance par les bimétalliates. Mais il y a, entre la courbe P, déduite mathématiquement des conditions de valeur de îa monnaie, et la courbe D de Jevons, posée empiriquement, une différence notable. Celte courbe P est parfois distincte des deux courbes p" et it" auxquelles elle est inférieure; elle l'est, par exemple, de P ù P,„ de P,j k P,s, do P,- à P„. C'est seulement dans certaines circonstances qu'elle se confond avec l'une ou l'autre de ces deux courbes : elle se confond, par exemple, avec la courbe ;/' de P,, i Pu, et avec la courbe V de P,j à P,;,. La courbe D de Jevons Se confond toujours avec celle «les deux courbes p" et Tt" qui se trouve inférieure h l'autre. Dans notre figure, ce serait la courbe p" CDP,„ p",i... Cette disposition de la courbe de Jevons correspond à la supposition, assez clairement énoncée dans son texte, que le système bimétallique ne laisse jamais qu'un seul métal dans la circulation. Or, il est positif que c'est Ih une erreur. Notre raisonnement a établi et l'expérience montre que le bimétallisme peut Être effectif; et, dans ce cas, la valeur commune et identique du francd'or et du franc d'argent est nécessairement ioférieure Ji la valeur qu'aurait le franc d'or dans le monométallisme-or et à celle qu'aurait le franc d'argent dans le monométallisme-argent. Cet e,xemple prouve combien il importe de procéder mélbodiqueraent dans ces questions de rappurts quantitatifs qui nesouirrtjnt pas lo moindre à-peu-prcs.

Cette erreur rectiRi^e, ii n'en demeure pas moins vrai, comme îe reconnaît Jevons, que le biméLallisiiie a bien une action compensatrice. Je ne reviendrai pas sur le fait que cette action résulte d'une perpétuelle monétisation et démonétisation de métal; mais je ferai une dernière observation aux bimétallistes.

Du moment où l'on entreprend de faire intervenir, dans la théorie d'application de la monnaie, la considération de la fixité plus ou moins grande de valeur de l'étalon monétaire, pourquoi se contenter d'une fixité chanceuse et imparfaite et ne pas viser à une fixité assurée et parfaite? Qu'on examine si le blé répond, sous certaines réserves, aux conditions d'une marchandise de rareté et de valeur sensiblement constantes. A son défaul, qu'on prenne une marchandise faisant partie d'un système de denrées dont les valeurs relatives ne varieraient pas, suivant la doctrine de M. Cour* not sur les Changements de valeur absolus et relatifs, exposée au ch. II de ses /lecherches sur les principes malhématiques de la théorie des richesses, et que j'ai examinée et critiquée dans la 28' leçon de mes Eléments d'économie politique purs. Ou bien qu'on prenne un étalon multiple tel que celui dont il est question au ch. XXV intitulé : D'un étalon des valeurs de l'ouvrage cité plus haut de Jevons. Dans toutes ces combinaisons, la courbe bimétallique P serait plus voisine de l'horizontale que les courbes monométalliques p" et -"; mais pourquoi, au Heu de s'en, tenir ii la courbe P, ne pas chercher à obtenir l'horizontale elle-même par une action exercée en toute connaissance de cause sur la quantité de métal en circulation? C'est à quoi l'on arriverait non pas par le biméLallîsme, mais par le monométaîlisme-or combiné avec un billon d'argent distinct de la monnaie divisionnaire et qu'on introduirait dans la circulation ou qu'on en retirerait de manière à ce que le prix de l'étalon multiple ne variât pas. Ce billon serait tout à fait analogue à celui que constituent en fait nos pièces de 5 francs d'argent en ce moment, et l'opération qui consisterait à en augmenter et à en diminuer la quantité ne seruit pas plus extraordinaire que celle qui consiste à tantôt reprendre et tantôt suspendre la frappe des écus. Ainsi, en réalité, il s'en faut peut-être d'assez peu que l'état actuel des choses, qui est un gâchis parce qu'il est subi et non voulu et qu'on n'en connaît bien ni les causes ni les conséquences, ne devienne un état rationnel, et il ne faut pas le modifier du tout au tout sans savoir ce que l'on fait. Mais je ne veux pas traiter aujourd'hui ces questions d'économie politique appliquée et d'économie politique pratique; et il me suffira d'avoir flxé, comme je le crois, quelques points importants de la théorie pure de la monnaie.

LÉON Walhas.

Paris. — Typ.À.PAaENT, A. Davï, :

G Monuieur-li-Prince,

Librairie GUILLAUMIN et C», rue Richelieu, 14.

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