‹ De la folie consécutive aux maladies aiguësChapitre 7 sur 43 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Dans son Traité des maladies mentales (1), M. More! mentionne le l'ail d'un enfant de 15 ans, d'une intelligence remarquable, chez lequel il dit avoir vu un délire de nature ambitieuse :

Le jeune malade était en pleine convalescence d'une fièvre typhoïde. Il se levait soudainement de table, en disant que sa voilure à quatre chevaux l'attendait dans la rue ; il demandait son manteau royal doublé d'hermine, et prétendait avoir reçu des invitations pour aller aux soirées des personnages les plus importants de la ville. .. Le délite céda à un régime tonique et à la bonue influence de l'air de la campagne, où l'on envoya cet enfant, que les parents se disposaient à isoler précipitamment dans une maison de sauté.

« Il y a vraiment quelque chose de spécial et de digne d'attention, dit M. Marcé (2), dans l'apparition d'idées ambitieuses chez les sujets devenus momentanément monomaniaques à la suite de la fièvre typhoïde. » — Selon M. Morel (3), cette disposition à délirer dans le sens des idées de grandeur est un des caractères les plus significatifs des perturbations morales qui sont la conséquence de cette même affection .

(I) Pape 169.

'2 Traité des maladies mentale*.

[T.) Idem.

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