Symptômes graves
Le cerveau , comme centre nerveux , est quelquefois , mais rarement dans les premiers temps, affecté de manière à offrir des symptômes graves , et a causer des déi angemens de même nature dans différens organes. Ces phénomènes peuvent survenir primitivement et dès le début de la maladie, ou secondairement et par suite des progrès qu^elle a fliits, Dans le premier cas, l'invasion est marquée par des syncopes , une attaque de convulsions ; quelquefois ce sont plusieurs des apparences d'une fièvre grave , comme faiblesse , perte d'appétit, bouche sèche , vomissemens, etc. ; mais en général ces accidens ne sont pas dangereux , et se dissipent ordinairement après plusieurs heures ou plusieurs jours d'existence , par la diète , le repos et l'emploi des boissons délayantes , aqueuses, ou de quelques autres moyens indiqués par les circonstances. Je n'ai jamais guère VJ. la mort en être la suite. Dans le second, il peut survenir, à l'aide d'inîîuences extérieures , ou par la seule force de l'affection cérébrale , différentes maladies dont je parlerai dans le chapitre suivant.
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Déclin et Convalescence.
Quelle qu'ait été la marche de la folie dans les premières périodes , nous allons maintenant la considérer entrant en voie de guerison , passant par le déclin pour arriver à la convalescence. Souvent la renaissance de l'ordre a lieu avec promptitude et régularité ; en même temps que le cerveau recouvre l'exercice de ses fonctions , tous les autres organes cessent d'offrir des phénomènes morbifiques ; un peu de lassitude, de fatigue, se dissipe en peu de jours, et seulement par l'observation des règles de l'hygiène. Mais il arrive aussi que le déclin et la convalescence ne se passent pas ainsi : dans beaucoup de cas, le cerveau ne se rétablit que lentement , conserve quelque chose de l'état antérieur, ou présente de nouveaux phénomènes j ou bien des symptômes sympathiques, que jusqu'ici nous n'avions point combattus directement , espérant qu'il cesseraient avec la cause qui leur donnait naissance , persistent par une sorte d'habitude maladive, de force d'inertie. Nous devons alors aider l'organisme a rentrer dans la plénitude de ses droits , cherchera rétablir l'ordre partout, saïis^volr égard à répo([ue de la naissance, à la nature des phéîiôîîlènes qui subsisteiit. En général nous au-
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roiîs affaire à un individu nouveau, qui ne ressemblera presqu'en rien , ou pourra être tout différent de l'ancien \ ainsi , tel qui était trèsirritable pendant ou après la période d'excitation , va présenter actuellement de tout autres dispositions, deviendra pléthorique, peu sensible, etc. Un aliéné stupide sera très -irritable , etc. C'est donc l'état présent , que nous considérerons sur -tout, sans beaucoup nous occuper de Pétat antérieur.
Les principaux dérangemens que j'ai observés a cette époque de la maladie mentale , et auxquels il convient de remédier, peuvent être rapportés aux suivans : i.° atonie générale , ou de guelqu' appareil organique seulement ; 2.° état irritable, continuation de V insomnie ; 3.* pléthore i 4.*' céphalalgies opiniâtres; 5.° suppression des règles ; 6.** constipation. Examinons successivement ces divers états de l'économie , et voyons quelles indications ils présentent.