‹ De La Folie: Infection PalustreChapitre 14 sur 25 · ARS · texte numérisé non relu

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ne mangeait qu'après que la sœur de la salle eût goûté à ses

aliments.

MATHS

« La première manifestation de cet état s’est produite le 28 février, au déclin d’un accès de fièvre (39°8 signale M. le médecin-major Vinas), la seconde a eu lieu le 4 mars. » = Le 14 avril 1903, ce malade est rapatrié de Madagascar et admis à l'hôpital de Marseille, où il est tranquille les deux pre-: miers jours. Il est ensuite pris le matin, vers onze heures, subitement d’agitation avec délire incohérent, brise une table de nuit, cherche à frapper les autres. On est obligé de lui mettre la camisole de force ; il ne cesse de crier ; le lendemain, après une crise de larmes, il retombe dans le mutisme et l’indifférence. . À son entrée à l’asile, le docteur Maunier délivre le certificat suivant : « Est atteint de mélancolie aiguë, parle peu. »

Son état physique est loin d’être parfait, il est pâle et amaigri; on note de l’hypertrophie de la rate. à

S... répond très lentement, mémoire affaiblie, physionomie sans expression, dit qu’on veut l’empoisonner, pleure, tient la tête constamment baissée.

Pendant quelques jours, ce malade refuse toute alimentation. On arrive enfin à vaincre sa résistance, et sous l’influence du traitement : sulfate de quinine, vin de quinquina, hydrothérapie, la santé physique se rétablit. Au bout de quelques mois, les troubles intellectuels disparaissent, et, le 6 novembre 1903, son état est assez amélioré pour qu’il puisse être rendu à sa famille qui le réclame.

OBSERVATION VI (Personnelle) H... Jean, 29 ans, pays annexés, . célibataire, caporal au 2°

étranger. Entré à l’asile Saint-Pierre le 26 mars 1902. Pas de

stigmates de dégénérescence ; est indemne de syphilis et d’al-

Roue coolisme. Son père et sa mère se portent bien; deux frères jouissant d’une parfaite santé. H..., après avoir fait un séjour de 20 mois à Madagascar, a été évacué de Diégo-Suarez sur la France, pour les motifs suivants : « Troubles mentaux et anémie palustre. »

H..., après 46 jours de traitement à l’infirmerie d'Ambre, pour fièvre palustre, fut atteint du délire de la persécution.

Demande à être traduit devant un conseil de guerre parce qu'il a volé la compagnie, est un criminel, a tué son père.

Placé en observation, le médecin, après avoir reconnu ja réalité des troubles mentaux, délivre un certificat d’origine de la maladie, dont les conclusions sont:

«.. Nous estimons que cette affection a été causée par les fièvres palustres qui sont endémiques dans ce poste. »

À son entrée à l'asile, H:.. est calme et tranquille. [1 est pâle, faible, amaigri, a l’air triste et préoccupé, est taciturne, parle le plus souvent à voix basse et les yeux baissés. Les jours suivants, H... ne veut pas qu’on le soigne, refuse de s’alimenter, sous prétexte que les aliments sont destinés à d’autres malades auxquels il demande qu’on les offre, pensant qu’ils en ont plus besoin que lui. Hallucination de l’ouie. Le malade entend des voix qui lui reprochent sa conduite et l’accusent d’être un misérable. Il a des idées de suicide, et une surveillance très attentive doit être exercée auprès de lui. Cet état se prolonge durant les premiers mois. Toutefois, sa santé physique se rétablit progressivement, mais les hallucinations persistent ainsi que les conceptions délirantes Ilypémaniaques.

Au moment de son transfèrement, on constate que Îe délire à diminué, mais il existe un affaiblissement intellectuel considé-

rable.

LE nee

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