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de fil, les fabriques de papier, les fabriques de sucre,
les filatures de soie, de coton, de laine, de schappe, de lin au mouillé, les tissages de lin, de coton, de jute, de soie, les travaux dans les mines, les souter- Trains.
Nous ne voulons pas trop insister, mais nous pou-
3 __vons simplement indiquer que « le fait de guerre » a augmenté le nombre d'heures de présence des oue vriers dans ces atmosphères, a augmenté le nombre HET de ces ouvriers, a amené dans ces usines, ces travaux à En, de souterrains et de mines des individus peu ou point
préparés à y travailler. Un problème d'hygiène industrielle, de la plus haute importance, se trouve ainsi posé, du point de vue de la santé des individus vivant en atmosphère humide, du point de vue du rendement du travail de ces individus. ,
Le travail en milieu humide n’est pas sain. Le rhumatisme est ici maladie professionnelle, susceptible de devenir maladie sociale (M. P. Weill). On peut dire que « le travail dans un milieu humide ralentit les phénomènes d’anabolisme, et prédispose au Iymphatisme »-(M. Frois). -
Cependant, nous avons envisagé le travail en milieu humide à une température « normale ». Si la température s'élève, l'influence de l'humidité se fait infiniment plus active sur l’organisme. Dans une atmosphère incomplètement saturée de vapeur d’eau, le travail devient pénible dès que le thermomètre sec atteint 28°C. Un travail prolongé dans cette atmosphère provoque à la longue une asthénie caractéristique, un état de déchéance organique que, dans ceriains milieux industriels, on appelle le « mou des filatures ».
Dans une atmosphère saturée de vapeur d’eau, si le thermomètre sec dépasse 31°C, le séjour prolongé peut provoquer des malaises sérieux. On connaît, à ce propos, les « coups de chaleur » des bains Turcs, qui ne se produisent que dans l’étuve à vapeur, et jamais dans le « bain sec ». Tout travail dans de telles conditions est impossible, et même dangereux. Même à 26 centigrades, en atmosphère saturée, le travail,
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rendu très difficile, et d’un rendement déficitaire, est dangereux s’il est prolongé.
En principe, on estime avec Haldane, que la température de 26°C au thermomètre mouillé constitue une température critique, à condition que Pair ait un état hygrométrique voisin de l’unité, que cet air soit à peu près immobile, et que les personnes y vivant soient dévêtues ou légèrement vêtues. Si ces trois dernières conditions sont modifiées, on doit relever ou abaisser
cette température critique, en fonction de ces modi-
-fications. Cependant, à côté des atmosphères dans lesquelles l’humidité est nettement apparente, existent
des conditions de travail dans lesquelies elle soit « dissimulée >, c’est-à-dire qu’on ne fasse que la « sentir » et que, pour en reconnaître le taux, il soit nécessaire d’en mesurer le taux au moyen du psychromètre,
dont, sans rappeler les détails, nous indiquerons sim-
plement la technique et le moyen de lecture des indications.
L'appareil est essentiellement composé de deux thermomètres l’un, le thermomètre sec, usuel, l’autre, le thermomètre moutllé, dont le réservoir est entouré de mousseline ou de gaze dont l'extrémité plonge dans un récipient empli d’eau. L’eau monte par capillarité, mouille la gaze, s'évapore au contact de l'air ambiant, produisant un refroidissement que marque le thermomètre mouillé. La lecture de ce psychomètre se fait selon la formule composite ci-après :
K (Ef}=M(t— t)
D’où f — F° — A (t — t’), f étant la tension de va-
peur d’eau à la température t, F° la tension maxima de la vapeur d’eau à la température t du thermomètre mouillé, t la température donnée par le thermomètre sec. À, cœfficient constant dans certaines limites, donne, pour une température au-dessus de 0,0001200, en air au repos ; 0,00800 dans lair un peu agité, 0.000656 dans l'air agité. F° est donné par les tables de Regnault. En lisant les deux températures tet , on obtient donc f, et par suite, l’état hygrométrique e par la formule e — —. F° étant alors la ten- ,
sion maxima de la vapeur d’eau à la température £ du thermomètre sec.
Dans cette atmosphère, lorsque le taux de l'humidité est de 100 %,, soit lorsqu'il est égal ou très voisin de l'unité, l’air est saturé, et cette saturation donne généralement lieu à un phénomène de condensation de la vapeur d’eau sous forme vésiculaire, cette forme rendant apparente la présence de la vapeur sous un aspect semblable à celui du brouillard, aspect désigné dans les milieux industriels sous le nom de « buées ». Nous nous proposons d'examiner les conäitions industrielles de formation des buées, leur rôle | sur l'organisme, et d'envisager quels ont été les procédés mis en œuvre pour dissiper ou éliminer les buces dans les milieux où elles peuvent présenter un danger pour la santé des ouvriers, tout en amenant une diminution sensible de leur rendement sur le plan économique.