‹ De la fortune publique en France et de son administrationChapitre 42 sur 59 · Voici quelle est l'origine de cet établissement · texte numérisé non relu

Voici quelle est l'origine de cet établissement

Un arrêté émané du comité de salut public , le ^4 floréal an 2 , ordonna que « le citoyen Régnier, contrôleur de l'artillerie , serait chargé de rassembler, dans un local convenable, toutes les armes

antiques cl précieuses qui se trouveraient sur tous les points de la république. »

Par suite de cet arrêté, on commença par amonceler, dans une salle des Feuillans, toutes les armes rares et curieuses qui furent trouvées dans les magasins et dans les différens dépôts d'armes de Paris. On y ajouta ensuite les armes de même espèce, qui étaient envoyées des arsenaux des départemens, ou qui avaient été prises dans les châteaux abandonnés par les émigrés. En l'an 4 ; ces différentes collections , confusément formées , furent transportées dans le local qu'elles occupent encore aujourd'hui , l'ancien couvent de Saint-Thomas-d'Aquin. On les yxléposa sans ordre ni méthode. Les armures, armes et modèles étaient confondus sur des tables au milieu des salles. En 1822 , on songea à tirer parti de ce dépôt. Les constructions nécessaires pour en faire un véritable musée furent entreprises ; mais c'est seulement en 1828 que les collections ont été classées comme on les voit aujourd'hui.

Page 1