‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effets (volume 2)Chapitre 58 sur 156 · RÉGIONS · texte numérisé non relu

RÉGIONS

NOMBRE

MORTALITÉ

Face, moins ie front, seule ou avec les

Abdomen seul ou avec les membres

Ou bien encore:

Ainsi, quel que soit le mode de recherches, il est désormais constaté que les coups de foudre qui chez l'homme frappent le crâne, sont de tous de beaucoup les plus dangereux. La mortalité est alors de 2/3 ou de 66 pour cent, tandis qu'elle n'est plus que de 17 pour cent lorsque la foudre n'atteint pas cette région. Après les coups sur le crâne, viennent ceux qui portent sur la poitrine 50 pour cent, sur le cou 40 pour cent, puis ceux qui frappent le dos et qui donnent une mortalité de 20 pour cent.

Il est fort remarquable que les coups qui ont porté sur la face ou sur l'abdomen n'aient jamais, ou presque jamais, été suivis de mort; il est vrai que les observations de notre collection qui mentionnent ces deux circonstances, ne sont encore qu'en petit nombre.

Nous reviendrons sur les faits généraux que nous venons de présenter, quand nous insisterons sur les précautions à prendre pour diminuer le danger des atteintes de la foudre.

Les résultats qu'on a obtenus artificiellement sur les animaux sont analogues à ceux que fournit la fulguration. En effet, Troostwyk et Krayetihoff ont vu que la décharge d'une batterie de 43 pieds de surface, (]ui atteignait les paltes de derrière d'un lapin, ses pattes de devant et Vun des côtés du

IJIVERSHS QUESTIONS DK PKONOSTIC 287

A corps, ne tuait pas l'animal et n'amenait (|irunc paralysie de quelques heures des parties soumises au choc.

L'étincelle dirigée sur la partie moyenne de la colonne vertéhbrale, c'est-à-dire depuis le niveau de la dernière côte justjqu'au-dessous du sacrum, ne tuait pas non plus l'animal et. m'occasionnait qu'une paralysie des parties sous-Jacentes qui ddisparaissait le lendemain.

La décharge à travers le ventre et dans différentes directtions ne tuait jamais.

Dans les cas suivants la mort a été produite, mais avec uune rapidité variable.

Quand l'étincelle a traversé la tête dans diverses positions liliorizontales, tranversalement ou d'avant en arrière, elle a ddéterminé la mort, mais seulement au bout d'un petit nombre dd'heures. La mort fut très-rapide ou même instantanée dans Ides trois cas suivants :

1. La décharge ayant traverse la poitrine de la clavicule aux (fausses côtes du côté, l'apimal, saisi de convulsions, a succcombé en peu d'instants. Cette expérience fut souvent répé- Itée; elle démontre, disent les expérimentateurs, « que la n poitrine est une des parties dans lesquelles la secousse »» électrique est souvent accompagnée de suites mortelles.' »

2. La décl;arge dirigée du haut de la tête jusqu'au sacrum, îen suivant la colonne vertébrale, la mort, précédée de confvulsions, a eu lieu en quelques instants.

3. La décharge dirigée de la surface coronale à la première mrtèhre du cou a tué rapidement tous les animaux après quelques secousses convulsives.

Si nous classons les décharges électriques suivant le dan- (çer qu'elles font courir et la direction qu'on leur imprime, laous aurons :

1. La décharge qui va du front à la première vertèbre cerfiicale, qui paraît la plus grave.

2. Celle qui suit la colonne vertébrale depuis la première ifertèbre cervicale jusqu'au sacrum.

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