FULGURATION GHIÎZ LMIOMME RT CHEZ LES ANIMAUX
Ainsi la mort a frappé inslanlanoment :
Un homme et son cheval clans deux ci^s ;
Un homme et deux chevaux;
Un homme et quatre chevaux ;
Deux hommes et quatre chevaux ;
Un enfant et deux chèvres ;
Un berger et cinq moutons;
Un herger et quarante brebis;
Un berger et deux cent seize moutons.
D. Plusieurs fois aussi, un même coup ayant simultanéiinent atteint des hommes et des animaux, il a été plus meuri trier pour ceux-ci que pour les hommes, qui ont cependant I quelquefois succombé. Ainsi :
Un cavalier reste intact et son cheval est blessé mais non ituê.
La foudre atteint un homme et trois chevaux. Le premier 1 survit à l'accident, deux chevaux survivent également quoi- I que blessés, mais le troisième est tué sur le coup.
Deux hommes et trois chevaux sont frappés : les trois ani- 1 maux et l'un des deux hommes restent morts sur place, et 1 l'autre homme, quoique blessé, ne succombe pas.
Deux hommes et deux chevaux sont foudroyés ; les aniimaux et l'un des deux hommes sont tués, l'autre survit.
Quatre personnes et un cheval sont atteints par la foudre (qui tue le cheval et l'une des personnes; les trois autres îSQnt seulement blessées.
L'étincelle atteint trois cavaliers; elle tue l'un d'eux et les I trois chevaux, les deux autres cavaliers survivent à l'aeciident.
Un groupe de cavaliers est foudroyé; un des cavaliers surfit à l'accident, un autre et huit chevaux sont tués.
La foudre atteint deux jeunes filles et sept vaches; elle tue lies sept animaux et l'une des jeunes filles ; l'autre, quoique Iblessée, finit par guérir.
E. Enfin, dans un assez grand nombre de cas, l'étincelle ; ayant frappé à la fois des hommes et des animaux, les pre- \m\ers seuls ont survécu, tandis que tous les animaux ont ! succombé; citons en particulier :
PRONOSTIC ET STATlSTigUE
Une personne et deux, clievaux, trois fois ;
Un homme et trois chevaux ;
Deux hommes et un cheval ;
Trois personnes et un âne;
Trois palefreniers et deux chevaux;
Plusieurs soldats et huit chevaux;
Deux hommes et un attelage de hœufs;
Un berger et vingt-sept hôtes à cornes ;
Un berger et son chien ;
Une femme et le chat qui était à ses pieds.
Comme nous venons de le dire, dans cette nombreuse série d'accidents tous les animaux ont été tués, et toutes les personnes, quoique blessées le plus ordinairement, ont survécu.
Si maintenant nous comparons numériquement l'issue de la fulguration chez les hommes et chez les animaux supérieurs à lui en volume, dans le cas seulement où la foudre a frappé plusieurs d'entre eux à la fois, nous voyons pour les hommes la mortalité représentée par 1/3 et chez les animaux par 89/93.
Quelles sont les causes de cette énorme et singulière différence ?
Les vêtements, qui d'ailleurs sous le rapport de la fulguration ne peuvent être assimilés au pelage qui fait partie intrinsèque des animaux, protègent très-souvent l'homme, en sorte que le fluide électrique épuise sur eux en totalité ou en partie la violence de son action.
De plus, les expériences démontrent que les étincelles dirigées sur la colonne vertébrale sont particulièrement dangereuses, or les quadrupèdes sont nécessairement beaucoup plus exposés que l'homme à recevoir sur cette région la décharge foudroyante; mais ces deux circonstances physiques, les seules qui s'offrent en ce moment à notre réflexion, ne nous paraissent point expliquer les différences signalées. L'homme alors posséderait-il une plus grande force de résistance à l'action destructive de la foudre que les animaux même supérieurs à lui en volume?