‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effetsChapitre 2 sur 72 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

L'auteur si Justement regretté de V Angine œdémateuse rassemblait depuis plus de dix années les matériaux d'un ouvrage sur la foudre, quand une mort soudaine vint le frapper dans l'âge de la force. Malgré une pratique étendue à laquelle il donnait les soins les plus consciencieux, M. Sestier, on peut le dire sans exagération aucune, était incessamment occupé de ses études sur la foudre, et il m'en parlait souvent.

Les matériaux qu'il avait réunis dans ce dessein étaient immenses : je ne pouvais supporter la pensée qu'ils seraient perdus pour la science ; des préoccupations semblables ajoutaient à la trop juste douleur de M.^^ Sestier, et quelques semaines après l'irréparable malheur, je la priai de me confier les documents que son mari avait laissés pour en tirer le meilleur parti possible. M™" Sestier voulut bien y consentir.

Je ne pouvais étudier moi-même ces documents, dont une partie seulement avait été analysée par M. Sestier ; le caractère de mes études habituelles et mon âge s'y opposaient ^ également; il fallait trouver quelqu'un qui voulût et qui pût se charger de cet important travail. — M. le docteur Grassi, alors pharmacien en chef del'IIôtel-Dieu, que sa juste répu-

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tation et la confiance du professeur Tardieu me désignaient à la fois, voulut bien se rendre à ma prière et accepter la lâche que je lui proposais. Mais bientôt après nos conventions arrêtées, un changement de position ne permit plus à M. Grassi de donner suite à ses engagements et je dus frapper à d'autres portes.

Le professeur Gavarret, que j'en remercie très-cordialement, voulut bien m'aider dans le choix de la personne que je cherchais, et, à sa recommandation, M. Méhu se chargea de l'étude des documents laissés par M. Sestier.

Cette étude consciencieuse n'a pas exigé moins d'une année d'un travail assidu.

Que M. Méhu veuille bien recevoir ici les plus sincères remercîments de M'"^ Sestier qui m'a prié de les lui offrir, et l'expression réitérée de ma reconnaissance.

D"" Louis,

Paris, le 2 janvier 1866.

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