‹ De la foudre (volume 2)Chapitre 101 sur 198 · DES PERSONNES · texte numérisé non relu

DES PERSONNES

MORTALITÉ

Crâne seul ou avec les membres. ,

Face, moins le front, seule ou avec les membres

Cou seul ou avec les membres

Poitrine seule ou avec les membres

Abdomen seul ou avec les membres

Les membres seuls

Ou bien encore:

Crâne seul ou avec les membres

Diverses régions moins le crâne

Ainsi, quel que soit le mode de recherches, il est désormais constaté que les coups de foudre qui chez l'homme frappent le crâne, sont de tous de beaucoup les plus dangereux. La mortalité est alors de 2/3 ou de 06 pour cent, tandis qu'elle n'est plus que de 17 pour cent lorsque la foudre n'atteint pas cette région. Après les coups sur le crâne, viennent ceux qui portent sur la poitrine 50 pour cent, sur le cou 40 pour cent, puis ceux qui frappent le dos et qui donnent une mortalité de 20 pour cent.

Il est fort remarquable que les coups qui ont porté sur la face ou sur l'abdomen n'aient jamais, ou presque jamais, été suivis de mort; il est vrai que les observations de notre collection qui mentionnent ces deux circonstances, ne sont encore qu'en petit nombre.

Nous reviendrons sur les faits généraux que nous venons de présenter, quand nous insisterons sur les précautions à prendre pour diminuer le danger des atteintes de la foudre.

Les résultats qu'on a obtenus artificiellement sur les animaux sont analogues à ceux que fournit la fulguration. En effet, Troostwyk et Krayenhoff ont vu que la décharge d'une batterie de 45 pieds de surface, qui atteignait les pattes de derrière d'un lapin, ses pattes de devant et Ihm des côtés du

DIVERSES (jUEST10x\S DE PRONOSTIC 287

corps, ne tuait pas l'animai et n'amenait qu'une paralysie de quelques heures des parties soumises au clioc.

L'étincelle dirigée sur la partie moyenne de la colonne vertébrale, c'est-à-dire depuis le niveau de la dernière côte jusqu'au-dessous du sacrum, ne tuait pas non plus l'animal et n'occasionnait qu'une paralysie des parties sous-jacentes qui disparaissait le lendemain.

La décharge à travers le ventre et dans différentes directions ne tuait jamais.

Dans les cas suivants la mort a été produite, mais avec une rapidité variable.

Quand l'étincelle a traversé la tête dans diverses positions horizontales, tranversalement ou d'avant en arrière, elle a déterminé la mort, mais seulement au bout d'un petit nombre d'heures. La mort fut très-rapide ou même instantanée dans les trois cas suivants :

1. La décharge ayant traversé la poitrine de la clavicule aux fausses côtes du côté, l'animal, saisi de convulsions, a succombé en peu d'instants. Cette expérience fut souvent répétée; elle démontre, disent les expérimentateurs, « que la » poitrine est une des parties dans lesquelles la secousse » électrique est souvent accompagnée de suites mortelles. »

2. La décharge dirigée du haut de la tête jusqu'au sacrum, en suivant la colonne vertébrale, la mort, précédée de convulsions, a eu heu en quelques instants.

3. La décharge dirigée de la surface coronale à la première vertèbre du cou a tué rapidement tous les animaux après quelques secousses convulsives.

Si nous classons les décharges électriques suivant le danger qu'elles font courir et la direction qu'on leur imprime, nous aurons :

1 . La décharge qui va du front à la première vertèbre cervicale, qui paraît la plus grave.

2. Celle qui suit la colonne vertébrale depuis la première vertèbre cervicale jusqu'au sacrum.

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