ART. 1. — RÉPARTITION DES COUPS DE FOUDRE SUIVANT LES SEXES
Si nous faisons abstraction des individus (presque toujours du sexe masculin) qui ont été foudroyés sur des navires, si nous faisons également abstraction des enfants, nous trouvons que sur 532 personnes, jeunes, adultes ou âgées, atteintes directement par la foudre, et dont les unes ont survécu, les autres ont succombé, 394 étaient du sexe masculin, et 138 du sexe féminin; c'est-à-dire qu'un peu plus des 7/10 appartenaient au sexe masculin.
Les résultats suivants, consignés dans le premier mémoire de M. Boudin (p. 21 et 22) ne concernent que des individus tués par l'explosion électrique : sur 77 personnes jeunes, adultes ou âgées, tuées en France par la foudre de 1841 à 1849, il y en avait 67 du sexe masculin, 10 du sexe féminin. Cette proportion (6/7 environ) est beaucoup plus forte que la nôtre, mais nous devons ajouter que les faits sur lesquels elle s'appuie sont en nombre moins considérable et proviennent d'un seul pays.
En Suède, pendant une période de 25 ans, sur un nombre total de 241 individus tués par la foudre, on a une moyenne annuelle de 5,76 décès du sexe masculin et de 3,88 du sexe féminin.
Sestier. Il — 20
Enfin, en Angleterre, 43 décès constatés par fulguration dans les années 1838 et 1839, et notés par M. Farr dans le 3e rapport du Registrar gênerai, se sont répartis ainsi : sexe masculin 32, sexe féminin 11.
D'après M. A. Poey, sur 100 personnes tuées parla foudre, en Angleterre, 85 ap[>artiennent au sexe masculin. Nous publions plus loin (art. 12, | II) la statistique qui a donné ce résultat général.