ART. 2. — RÉPARTITION DES COUPS DE FOUDRE SUIVANT LES AGES
Sur 610 personnes des deux sexes, frappées par la foudre, et dont les unes ont survécu et les autres succombé, nous trouvons : 532 personnes jeunes, adulles ou âgées, et 78 enfants. Parmi les premières, figurent 9 vieillards et 41 jeunes gens ou jeunes filles.
Parmi les 78 enfants, directement atteints parle météore, nous ne trouvons à inscrire, chose bien remarquable, qu'un seul enfant, très-jeune, un enfant à la mamelle. Il s'agit de deux jumeaux couchés dans le même berceau; l'un fut tué par Tétincelle et l'autre resta sain et sauf. Nous devons cependant ajouler que Mithridale aurait été, dit-on, blessé au front dans son berceau et que ses langes auraient été brûlés parla foudre, et que le 13 juin 1854, un enfant de 3 mois aurait été tué par la même cause, à Lardenne, près de Toulouse. Mais ces deux faits ne sont pas aussi authentiques que le premier, et ne font pas d'ailleurs partie de notre résumé statistique. Mêms en les comptant, cela ne fait toujours que 3 très-jeunes enfants sur 612 individus. B'où vient donc l'extrême rareté des coups foudroyants sur les enfants à la mamelle qui cependant sont en très-grand nombre dans une population? C'est peut-être parce que ces enfants sont généralement gardés dans les maisons oii les effets de la foudre
sont ordinairement moins intenses que dans les champs et sous les arbres; parce que ces enfants passent une grande partie du temps dans leur berceau, corps isolant presque toujours, placé loin des fenêtres et du foyer; enfin parce que, si l'enfant est sur les bras de sa mère, la foudre blessera et tuera celle-ci et épargnera l'enfant, comme l'observation l'a plusieurs fois démontré, et cela par une raison toute physique que nous signalerons plus tard.
Les deux tableaux suivants compléteront l'aperçu que nous venons de donner.
Le premier est dû à M. Poey (1), il comprend 103 décès par fulguration observés en Angleterre dans l'espace de cinq années.
Sexe masculin. Sexe féminin .
Au-dessous de i an. 0 0
2 ans.
D'un autre côté, M. Boudin a trouvé le rapport suivant sur 56 décès par fulguration qui ont eu lieu en Suède de 1846 à 1850.
Sexe masculin. Sexe féminin.
Entre 3 et 5 ans.
Au-dessus de 50 —
Ce rapport diffère du précédent d'abord quant au nombre égal des décès dans les deux sexes et ensuite à l'égard de
(1) Comples rendus de l'Acad. des sciences (1858).
ÎNFLUKNCl'^ DE LA STATURE 309
Ja période du maximum de décès qui tombe, en Suède, entre 25 et 50 ans, tandis qu'en Angleterre c'est vers 15 ans.