‹ De la foudre (volume 2)Chapitre 126 sur 198 · TUES · texte numérisé non relu

TUES

Années. Hommes. Femmes.

Total.

lui

En 29 ans, il y a donc eu en France 2392 personnes tuées par la foudre; et les observations des dix dernières années démontrent que les femmes n'entrent que pour un quart dans le nombre total des foudroyés (1). C'est donc une moyenne d'environ 82 personnes foudroyées chaque année. Sénèque

(1) Extrait du Tableau des morts accidentelles constatées par le ministère public.

a donc bien eu raison de dire que « la foudre est le plus éclatant, mais non le plus grand des périls (1).' »

11 serait sans doute intéressant de comparer entre eux les divers départements sous le rapport des décès par fulguration; mais ce travail nous entraînerait trop loin.— Nous terminerons en signalant les variations que présentent les nombres de chaque année. Ces variations sont signalées depuis longtemps, et, pour n'en citer qu'un exemple, nous voyons de Lamanon rapporter qu'en 1783 la foudre tua, seulement en Provence et en Dauphiné, près de 60 personnes et un grand nombre d'animaux.

I li. — Angleterre. — En Angleterre, pendant deux années d'observation, on a trouvé, dit M. Boudin, 25 personnes tuées par la foudre en 1838, et 18 en 1839, soit une moyenne annuelle de 22,5. — LÉcosse et l'Irlande ne sont pas comprises dans cette statistique. — Suivant Morton, pas plus de 7 personnes n'ont été tuées par la foudre, dans l'espace de 40 ans, dans tout le comté de Northampton. Encore ces 7 personnes s'étaient-elles réfugiées sous des arbres pour s'abriter (2).

Nombre de personnes tuées par la foudre dans le royaume de la Grande-Bretagne, de 1852 à 1856, extrait du Registrar gênerai of England :

Années. Sexe Masculin. Féminin. Totaux.

La moyenne serait donc par année de 17,16. Nous avons déjà donné (voir précédemment art. 2) le classement, suivant les âges, de ces 103 foudroyés. M. Boudin (3)

(1) Quest. nat-, liv. II, | 59.

(2) A. Poey, Comptes rendus (juin 1858), t. XLVI, p. 1240.

(3) Traité de qéog. et de statist. médic, t. I, p. 473. Paris (1857), chez J.-B. Baillière. '

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