‹ De la foudre (volume 2)Chapitre 141 sur 198 · ART. 4. — MOYENS INTERNES · texte numérisé non relu

ART. 4. — MOYENS INTERNES

Aux moyens que nous venons d'examiner, il sera bon, dans certains cas, d'associer quelques remèdes internes dont le choix dépend d'ailleurs, comme on le comprend, d'une multitude de circonstances. Nous trouvons sur ce sujet une multitude de prescriptions et de recommandations; mais nulle part, ou à peu près, nous ne voyons d'observations concluantes. Les uns veulent qu'on s'en tienne aux substances excitantes et toniques, d'aulres aux calmants et aux antispasmodiques ; d'autres conseillent les sudoritiques ou bien les acides, ou bien le quinquina, etc. Nous allons rapidement passer en revue les opinions des auteurs les plus recommandable?.

Toniques et stimulants. — Vollmar, voulant opérer une dérivation vers l'extérieur, et « provoquer le mouvement des » humeurs vers la peau, » après avoir conseillé les frictions, les bains chauds des extrémités, les lavements de tabac, recommande fortement les cordiaux, les sels volatils, la thériaque, les diverses essences et teintures excitantes ou stimulantes. — Kirling prescrit les cordiaux, les céphaliques et les nervins. « Si l'asphyxié, dit Van Mons, donne des signes

» de vie, on doit à l'instant lui couvrir le corps, en le laissant » toutefois à l'air libre et en continuant de lui administrer » des moyens doucement irritants. On lui fera avaler un peu » de vin mêlé avec de l'eau froide, une potion tonique dans » laquelle on fera entrer de l'esprit de corne de cerf ou de la » liqueur d'Hoffmann ; on lui chauffera les pieds et les mains; » enfin on lui administrera les divers secours de l'art que » son état peut réclamer. » — Gamerarius veut qu'on introduise dans la bouche des cordiaux ou des excitants, tels que la thériaque, l'alkermès, l'eau de mélisse avec du vin, l'eau de cannelle, etc. — Une jeune fille que tout le monde regardait comme morte fut ranimée sur-le-champ par deux cuillerées d'eau spiritueuse (Gummeni). — Reimarus, Rosbach, Struve, Richard s'accordent pour recommander les mêmes moyens.

Purgatifs. — Cette classe de médicaments a dû être fréquemment employée, car nous savons déjà que parmi les accidents consécutifs à la fulguration, on trouve assez souvent une constipation plus ou moins opiniâtre ou bien des troubles gastriques assez marqués. Aussi, dans bon nombre de cas, les purgatifs, et surtout le sulfate de soude, ont-ils été mis en usage et avec succès contre ces accidents. Dans une observation rapportée par Godfrey, il a fallu recourir aux drastiques qui seuls peuvent triompher de l'inactivité du canal intestinal. ~ Fabrice de Hilden proscrit les purgatifs, mais non absolument : il excepte le cas de circonstances particulières.

Calmants, antispasmodiques. ■— Ges deux sortes de remèdes, conseillées par plusieurs auteurs, n'ont été que peu employées ; du moins nous n'en avons trouvé que de rares exemples : encore ne contiennent-ils pas le moindre détail. Il est cependant plus que probable que l'opium ou les antispasmodiques habilement maniés pourraient être fort utiles dans certains cas spéciaux.

Sudorifiques. — Kirling, Gamerarius, etc., recommandent les sudorifiques dans le but de débarrasser le sang des principes délétères que la fulguration peut y avoii' laissés. Rappelons à ce propos combien les sueurs ont été avantageuses

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