ART. 7. — PARATONNERRE MARQUÉ-VICTOR
M. Marqué-Victor (3), a proposé de placer sur le pourtour du toit et sur toutes ses arêtes, des tringles de fer d'où partent aux quatre coins, et de points intermédiaires si le bâtiment est considérable, d'autres tringles verticales qui s'enfoncent sous terre à une certaine profondeur. Tout cet
(1) Rapport sur le foudroiement des magasins à poudre de Bayonne.
(2) Lettre à Ingen-housz. Nouv. expér., t. I,p. 88.
(3) Hist. et mém. de l'Acad. des se. et belles-lettres de Toulouse, t. 1, part. 1, p. 137(1827).
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appareil est isolé du bâtiment à l'aide de supports en bois résineux enduits de goudron. Sur les parties élevées de cette cage de fer s'élèvent, à 20 mètres de distance les unes des autres, les tiges armées de pointes.
Pour un bâtiment de 10 mètres de longueur sur autant de largeur, ajoute l'auteur, cette armature ne coûterait pas au-delà de 200 francs.
ART. 8. — PARAFOUDRES PORTATIFS. ,
I I. — Canne- paratonnerre. — Nous trouvons dans le Manuel de l' électricité de Van-de-Launay , la description suivante :
L'instrument est formé par des tuyaux de cuivre jaune rentrant les uns dans les autres, à la manière des lunettes d'approche. Les deux extrémités sont terminées en pointe. L'extrémité supérieure est destinée à soutirer l'électricité ou à recevoir l'étincelle. L'extrémité inférieure sert à mettre l'appareil en communication avec le sol et à l'y fixer solidement. On peut donner à ces tubes rentrants la forme d'une canne un peu plus grosse, c'est-à-dire d'environ 3 centimètres (14 lignes) de diamètre et 12 décimètres (3 pieds 8 pouces) de haut. En ayant quatre tubes rentrants, on aura cinq fois la longueur de la canne ou à peu près, ce qui fournira un paratonnerre d'environ 6 mètres (18 pieds 1/2) d'élévation.
L'instrument sera planté, 'autant que possible, près d'un ruisseau, d'une fontaine ou d'un lieu humide, et non point dans un lieu sec et aride ou dans un terrain pierreux ou rocailleux. On se tiendra à peu de distance de lui. Les cultivateurs, ajoute-t-on, devraient avoir un semblable paratonnerre qu'ils transporteraient avec eux dans les champs à l'époque des moissons, qui est celle des orages (1).
Sir Humphry Davy, dans une de ses leçons, a conseillé l'usage d'une canne à laquelle on adopterait une baguette de
(1) Manuel de l'éleclricité, fig. 189, pi. xi, p. 12o,
fer ou d'acier de manière à pouvoir la faire saillir à chaque extrémité. L'une serait fixée dans le sol, l'autre s'élèverait à 8 ou 9 pieds au-dessus de sa surface. La personne se coucherait à quelques yards de l'appareil (1).
I IL — Paratonnerre sur mât portatif. — Guden (2), remarquant combien sont fréquents dans les campagnes les accidents causés par la foudre, conseille aux bergers et aux paysans l'appareil suivant : c'est une perche longue de 25 à 30 pieds, munie à son sommet d'une tige de fer d'un pied de long. Au bas de cette tige est adapté un fil de fer qui descend le long de la perche. Celle-ci est fixée en terre à l'aide d'une tige de fer de deux pieds de longueur. Chaque famille, ajoute Guden, pourrait, les jours d'orage, emporter avec elle ce paratonnerre autour duquel, et à une distance de 20 pieds environ, beaucoup de personnes pourraient s'abriter.
§ IIL — Paratonnerre-parapluie. — Barbeu-Dubourg, dans une lettre à Franklin (avril 1773), propose pour les voyageurs à pied l'appareil suivant. La partie principale qui fait le corps du parapluie ou du parasol, comprend : 1° un taffetas bombé à l'ordinaire, l'une de ses coutures est recouverLe en dessus d'une tresse ou petit galon d'argent ; 2^ un manche en bois léger d'environ deux pieds de long ; 3° une tringle de fer, d'un demi-pouce de diamètre et de huit à dix pouces de long placée au-dessus à l'opposite du manche et terminée supérieurement par un écrou ; 4^ un anneau, des baguettes et un ressort de cuivre, également placés audessus ; l'anneau glisse sur la tringle de fer et sert à plier et à déplier les baleines ; 5^ neuf à dix baleines, chacune de deux pièces, arc-boutées comme à l'ordinaire, mais placées au-dessus des taffetas ; l'une d'elles répond au galon d'argent et est armée d'un bout de cuivre, terminé par un écrou. Les accessoires comprennent : i^ une verge de cuivre, mince,
(i) Philos Mag., L LIX, p. 468, art. â. (2) Verhall. reg. p. 71 (1778 Gotha).