ART. 9. — PARATONNERRES MULTIPLIÉS SUR TOUTE UNE RÉGION. PARAGRÉLES
§ L — Paratonnerres déjà décrits. — Différentes dispositions ont été données à ces paratonnerres multipliés ; ainsi :
On a proposé en Hollande de distribuer un certain nombre de tiges de distance en distance avec des conducteurs allant
(i) Vo7iBlUzableit.,i>. LUI (1778).
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des unes aux autres, à l'entour et au travers d'une ville entièpe.
Suivant Guden, on placerait sur les murailles d'une ville, à certaines distances, des tiges de fer avec conducteurs aboutissant aux fossés.
M. B. Gook (1) voudrait qu'on élevât des paratonnerres à différentes stations par tout un État, à cinq ou six milles de distance, ou plus près, suivant la nature du terrain, sur les points les plus élevés.
Dans les campagnes, on pourrait multiplier sans doute avec avantages les paratonnerres sur arbres.
Les jKiragrêles proprement dits, doivent nécessairement être mentionnés ici. Ceux employés dans plusieurs pays, consistent chacun en une perche de bois dont la grosse extrémité, en partie brûlée, est enfoncée dans la terre; l'autre extrémité est munie d'une pointe de métal, de cuivre surtout, mise en communication avec un fil métallique pour lequel on a creusé sur toute la longueur de la perche une rainure où il est maintenu à certaines distances par de petites attaches. Ce fil se termine en bas à une pièce de fer qui est enfoncée dans le sol. La perche est couverte d'un enduit et soutenue, si on le veut, par un tuteur ou défendue par des épines. Suivant M. Mermet, cette perche aurait 30 à 46 pieds de long ; la pointe métallique serait en cuivre, d'une ligne et demie de diamètre et de 3 à 4 pouces de longueur. Ces perches seraient placées dans les champs, à une distance les unes des autres égale au double de leur hauteur.
Les gaules des hoiiblonnières sont assez généralement remplacées en Angleterre par des tiges en fer aussi hautes que ces gaules et terminées en pointe, et plusieurs fois déjà on a cru remarquer l'influence heureuse que les tiges à houblonnières ont exercée sur les nuées orageuses.
§ II. — Paratonnerres en paille. — On a essayé de préserver non-seulement de la foudre, mais aussi de la grêle, au moyen de paratonnerres en paille.
[i) Nichols, Jouni., t. XXIX, 306 (1811).