PARATONNERRES MULTIPLIÉS SUR UNE RÉGION
longue d'un pied, terminée supérieurement par une pointe fine et înférieurement par une vis qui s'adapte aisément à l'écrou de la tringle de fer; 2^ un gros fil de laiton d'un pied et demi de long, terminé par une petite vis, qui peut s'adapter au besoin à Técrou du bout de cuivre dont une des baleines est armée : ce fil de laiton pointe obliquement de haut en bas ; 3^ un cordonnet d'argent, pendant au bout inférieur de ce 61 de laiton et terminé par une petite houppe de franges de la même matière, traînant un peu à terre.
L'étincelle foudroyante sera conduite le long de la tringle du galon d'argent, du bout de cuivre, du fil de laiton, du cordonnet et de la houppe jusqu'au sol. Aucune parcelle ne passera au travers du taffetas, qui est un corps mauvais conducteur.
Franklin, dans sa réponse, propose de simplifier l'appareil, en adaptant les diverses pièces à un parasol oixiinaire.
Dans l'appareil que Reimarus (i) dit avoir reçu de Paris, et qu'il décrit, une tige de 7 pouces et demi de longueur est adaptée au sommet du parapluie. Du bas de cette tige part un fil de cuivre recouvert d'un galon doré et à l'extrémité duquel est adapté, au moyen d'un ressort, un fil métallique de 23 pouces de long destiné à éloigner la chaîne conductrice. Celle-ci est composée de douze anneaux allongés de cuivre, chacun de 6 pouces et demi de longueur ; on la laisse traîner sur le sol. La chaîne et la pointe ne sont adaptées qu'au moment où Ton juge à propos de se garantir.