‹ De la foudreChapitre 46 sur 174 · LÉSIONS DES ORGANES INTERNES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES ORGANES INTERNES

l'extérieur du cadavre ; la plaque en cuivre qui surmonte la bride était bosselée de dehors en dedans, comme si on l'eût frappée avec un marteau. Lorsqu'on dépouilla TanimaK on trouva sur la partie osseuse du crâne une marque corres* pondant à la plaque mentionnée ; de ce point jusqu'à la terminaison de la colonne vertébrale, et dans une largeur de trois pouces environ, les chairs étaient noires et putrides. Des lignes de même nature partaient des deux cAtés de la ligne médiane et se dirigeaient de chaque cdté de la tète, du cou et des flancs : sur cette région, elles étaient plus larges qu'ailleurs (Boddington et Faraday).

Nous croyons devoir rapporter au même ordre de faits, Tobservation suivante de Hemmer :

En 1769t la foudre tomba dans une écurie à Schweringen et y tua un cheval; en faisant la nécropsie, on trouva les chairs de l'épine dorsale disséquées comme avec le plus fin bistouri.

Cette lésion qui indique si nettement le passage de Tétincelle sous la peau, entre cuir et chair, n'a encore été constatée, à notre connaissance du moins, que sur des animaux. peut*étre parce qu'elle y est réellement plus fréquente chez eux, en raison de l'épaisseur considérable de la peau, recou verte de poils épais et serrés, de la laxité du tissu cellulaire sous-cutané et de la présence de muscles peauciers fort déve loppés ; mais peut-être aussi parce que dans la nécropsiedes animaux on enlève la peau.

Au reste, si une telle lésion a existé ch^ l'homme, elle a pu parfaitement rester méconnue, faute de recherches sullisantés, aussi devons-nous être fort circonspects dans l'acceptation des relations qui concernent des individus foudroyés chez lesquels on n'a découvert aucune lésion.

Le tissu musculaire est parfois remarquable par sa couleur rouge ou noirâtre; ainsi, chez un homme observé par Schulter. les muscles des parois de la poitrine parurent plus foncés que dans l'état naturel. La chair de deux soldats foudroyés parut très-noire (Dibden).

Rcutter et Schneider ont fait des observations analogues.

Les muscles des membres et des parois du tronc sont

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queiqififois le siège d'une exlrayasalion sanguine, qui oorrespood généralement aux brûlures de la peau qui les recouvre. Le docteur Sehaffer a tout spécialement remarqué eeUe lésion sur deux chevaux qui offrirent une rupture du OEor; on trouva dans la région du cou jusqu'au poitrail du sang exlravasé sous la peau, comme après une forte eontusoo, d'ailleurs sans trace de brûlure.

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