‹ De la foudreChapitre 5 sur 174 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Les lésioas extérieures produites par la foudre varient :

1. Dans leur étendue; tantôt elles sont bornées à un point très-circonscrit, tantôt elles occupent, au contraire, presque toute la surface du corps.

2. Dans leur profondeur; ici, les poils sont très-altérés ; là, la lésion occupe toute l'épaisseur de la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les couches cellulaires et même les tissus les plus profondément situés. Le plus ordinairement cependant, les lésions sont superficielles, et s'étendent rarement au-delà de la peau, circonstance très-importante surtout au point de vue du pronostic.

3. Un des phénomènes les plus remarquables est la nature très-variée de ces lésions et leur ressemblance avec des lésions provenant de causes très-difîérentes. Tantôt la foudre dépose des enduits fuligineux ou métalliques, occasionne des ecchymoses comme la contusion, ài^s biûlures à divers degrés, parfois semblables à celles que produit la poudre à canon. D'autres fois, l'étincelle foudroyante produit des plaies superficielles, comme par égratignure ou flagellation, et chose bien singulière, elle pratique des incisions ou des sections à Tinstar d'un instrument tranchant. Quelquefois enfin, elle donne lieu à des plaies semblables à celles que produisent les balles, ou détermine des fractures, des luxations, des nécroses.

4. Les lésions extérieures se compliquent rarement d'hémorrhagie et de gangrène.

5. On observe de nombreuses différences dans la régularité de la distribution et la délimitation des contours de ces plaies extérieures. Il en est dont la régularité de formes et la délimitation nette méritent une attention toute particulière; ici se trouvent : d'une part, les dessins vasculaires, les ileurs ilc Lichtenberg, les images photographiques; d'autre part, les lésions pointillées, lenticulaires, ou sous formes de bandes vl lie sillons.

0. Les lésions extérieures se combinent souvent entre elles, éù telle aorte que sur un même individu, on trouve des ma-

ET SDR LES ANIMAUX. LËSIOxNS 3

, des phlyctènes, des escharea, des plaies par inci-

S.5 90 semblables à celle que produit une balle.

7. Si la foadre atteint plusieurs individus, les lésions offrent

.dâéraieiiieiit une certaine ressemblance. Parfois même les

:^essQres de l'un semblent la continuation des blessures de

iâoire, comme si le même agent n'avait touché qu'une seule

H ffléme masse. Mais nous signalerons de nombreuses excep-

hjQsà cette règle, car il arrive assez fréquemment aussi que

4 foodre atteignant plusieurs individus simultanément, leur

lâiâsedes lésions toutes diOérentes.

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