ART. 1. — ORGANE DE LA VISION
Les anciens avaient déjà remarqué sur les cadavres des Mroyés que les yeux restaient tantôt ouverts et tantôt Termes; ils avaient même avancé à ce sujet une singulière assertion, savoir : que l'homme qui a été foudroyé pendant <|u'il veillait a les yeux fermés, et que s'il dormait on lui trouve les yeux ou^'erts, « vigilans^ ictus conniventibus oculi», *dùrmenSj patentibus reperitur » (1).
Le seul fait qui soit aujourd hui constaté , c'est que parfois les yeux restent ouverts après la mort par la foudre : cette circonstance a été signalée chez un des moissonneurs d'Everdon, tué pendant qu'il prenait son repas ; chez un enfant qui s'amusait au coin d'une table au moment où il fut atteint par Tétincelle, et sur un marin, qui sans doute ne dormait pas pendant la tempête qui assaillît son navire (comte de Forbin) .
Il est à remarquer que le moissonneur et le marin furent trouvés assis dans une position parfaitement naturelle, et ce dernier dans un état très-grand de roideur ; chez lui, la contraction instantanée et en quelque sorte tétanique aurait-elle saisi jusqu'aux releveurs des paupières? Chez l'enfant cité parChapsat, les membres étaient souples.
D'après quelques auteurs, Schulter en particulier, les globes oculaires seraient parfois plus vifs et plus brillanis qu'ils ne le sont ordinairement chez ceux qui sont morts de maladie.
D'autres fois au contraire, peu de temps après l'accident, la cornée est terne, opaque, semblable à oeque Ton observe
(1) Pline. JSftfl. nat., liv. II, $ lt.