‹ De la foudreChapitre 71 sur 174 · ABSENCE DE LÉSIONS · texte numérisé non relu

ABSENCE DE LÉSIONS

En 1775i Kastner et plusieurs médecins examinèrent les organes intérieurs d'un foudroyé, et t ne purent découvrir la cause de la mort. »

Le docteur Tilloch affirme que le fluide électrique ne produisit aucun effet extérieur ni intérieur visible, sur un homme qu'il frappa de mort instantanée; seulement le cerveau répandait une odeur sulfureuse, Cette observation date de 1800.

En 1840, un canonnier fut tué à bord de la Bellone, le docteur Minonzio dit qu'on ne trouva- à Tautopsic rien d*extraordinaire que l'engorgement des vaisseaux du cerveau et du canal vertébral.

Les observations suivantes ont été recueillies sur des animaux :

En 1785, un cheval fut tué à Rambouillet; l'abbé Teissier l'ayant fait ouvrir, dit qu'on trouva Tintestin distendu par des gaz et un engorgement des vaisseaux du cou et de la tète; l'auteur aurait certainement signalé les lésions qu'on aurait trouvées.

Plusieurs bêtes à cornes ayant été tuées par le même coup de foudre, Tobias affirme qu'on ne trouva aucune lésion intérieure; seulement le système veineux était gorgé de sang noir et liquide.

En 1842, huit chevaux ayant été tués en même temps à Tarbes; dans ia cour de la caserne, les vétérinaires du corps, ditM. Guyon, ne rencontrèrent, à l'ouverture des cadavres, aucune lésion appréciable.

Voici enfin les résultats de quelques expériences faites à l'aide de l'électricité des machines.

A l'ouverture des cadavres tués par rélectricitc, on ne trouve, disent Troostwyk et Krayenhoff, ni rupture de vaisseaux, ni épanchement de sang, ni aucun vice mécanique intérieur ou extérieur.

Priesticy ayant dirigé sur un rat la décharge de deuxjarrev": contenant chacune trois pieds carrés de verre garni, l'animal mourut sur-le-champ, après avoir éprouvé une convulsion universelle au moment de la commotion. Au bout de quelque temps, on le disséqua avec soin, mais on n'aperçut < aucun dérangement intérieur, » surtout point de snng épanché ni

ABSENCE DE LÉSIONS S8i

dans Tabdomen, ni dans la poitrine, ni dans le cerveau.

Priestley foudroya au moyen d'une batterie de 36 pieds nrrés une musaraigne ; pour tout^ lésion, il ne trouva que do poil du fronf qui avait reçu la décharge en partie grillé, eii partie arraché. Il n'y eut aucune exlravasation sanguine, y^iqne la décharge fût énorme pour un si petit animal. Ce &t, dit Priestley, lui fait soupçonner quelque erreur dans i cas ou Ton prétend que de plus grands animaux ont eu ;<iis leurs vaisseaux sanguins rompus par une force bien iférieure.

Lo pigeon fut tué par rétincelle d'une batterie de douze pieds carrés dirigée sur la tête; quarante minutes après, il tit disséqué avec soin, mais, dit Marat, on n'aperçut aucune ^ioo intérieure, aucune extravasation sanguine, ni dans le t^rveau, ni dans la poitrine, ni dans Tabdomen ; on trouva îêulement le péricrâne parsemé de taches livides.

Page 1