‹ De la foudreChapitre 99 sur 174 · DES AG6L0MKHATI0NS D* HOMMES OU D'ANIMAUX · texte numérisé non relu

DES AG6L0MKHATI0NS D* HOMMES OU D'ANIMAUX

eoup, huit furent dangereusement blessés et plusieurs autres le furent aussi, mais légèrement (i).

A ces exemples, joignons celui cité par Ârago, d'un culti- ?ateur, de sa femme et de son fils qui, le 27 juillet 1819, s'étaient réfugiés sous le portail d'une chapelle et qui y ferenl tués.

Navires. — Le 16 juillet 1707, vers 6 heures du soir, la bdre tomba sur un bateau passager sur le point d'aborder i Ipswich, et y tua le patron et trois hommes ; plusieurs autres personnes furent blessées (2).

"Sous pourrions citer beaucoup d'autres faits analogues à tous ceux que nous venons de voir ; on en trouvera plusieurs qui figurent dans cet ouvrage, à propos des diverses questioDs qui y sont, examinées. Nous ne croyons pas nécessaire d'en donner ici un plus grand nombre. Nous avons réuni dans le tableau suivant les résultats comparés de trois cent trente coups de foudre que nous avons pu analyser ; nous n'y avons pas compris ceux où le nombre des victimes n'est pas exactement déterminé, mais seulement exprimé par des locutions

vagues.

Sor ce nombre S03 coups ont atteint directement chacun 1 seule personne.

- 69 — — 2 personnes à la fois.

- 2 — - il —

Ce qui donne un total de 616 personnes atteintes, pour ces 330 coups de foudre ; et si l'on en retranche les 203 coups qui n'ont frappé qu'une seule persoitne, on trouve 413 individus frappés pour 127 coups de foudre.

(1) Wallis. J. Morton.

(t) Orlando Bridgman •

§ I. — La foudre tue-t-elle parfois sans toucher et par Influence? — li a été bien des fois constaté que des personnes près desquelles la foudre tombe, sans les toucher, éprouvent souvent divers accidents plus ou moins graves, tels qu'une violente commotion, une paralysie partielle; quelquefois elles sont renversées sans connaissance, sans mouvement... etc, mais ont-elles pu dans certains c^^s succomber à cette action à distance?

A. Il n'existe aucun fait à nous connu, qui prouve que la foudre puisse être mortelle pour l'homme si elle tombe à une distance de lui égale au moins à trente centimètres?

a. C'est ainsi que la foudre est tombée à côté d'un grand nombre de personnes sans les tuer.

6. Qu'un certain nombre de personnes n'ont pas perdu la vie, quoique d'autres aient été tuées ou gravement blessées à côté d'elles.

c. Que, s'il y a dans nos observations 16 cas de personnes tuées par la foudre sans qu'on ait découvert de lésions sur elles, il faut remarquer aussi que dans quatre cas nous mar)quons de détails et nous ne pouvons tenir grand compte drs résultats. Quant aux 12 autres cas, chez un individu le chapeau était percé, dans les onze autres cas, les uns étaient placés à côté de personnes tuées ou grièvement blessées par l'étincelle directe ; d'autres ont été trouvés au pied d'un arbre, d'un mât frappé par le météore et en portant les traces ; un autre enfin fut tué sur un cheval qui fut tué en même temps que lui et dont les poils étaient grillés en plusieurs endroits.

B. Aucun des faits que nous possédons ne nous montre que la mort a pu être le résultat d'une action à distance dépassant trente centimètres ; mais il n'y a même pas lieu de croire qu'à une plus courte distance l'action puisse être mortelle, et il est probable que la foudre ne tue Vhomme qu^autant qu'elle Fatteint directement. On comprend combien le pro-

ttûstic est plus favorable si Tindividu atteint par la foudre n'a été soumis qu'à son influence, bien que son état apparent soit grave.

Quant aux animaux d'un volume même supérieur à rhomme (chevaux, bœufs), les faits nous portent à admettre les mêmes conclusions que pour l'homme ; ceux qui ont succombé sans présenter de lésions extérieures, en supposant qu'ils n'aient pas été frappés directement, ont été presque touches par l'étincelle qui tantôt avait suivi la bande de fer qui borde la mangeoire, tantôt avait atteint l'homme qui les montait, ou les animaux qui étaient à leurs côtés. .

Quant aux animaux plus petits que l'homme, tels que les chèvres, les moutons, etc., qui ont été parfois tués en grand nombre, par une seule explosion, nous attribuons de pareils accideots à la transmission du rayon lui-même par des animaux qui, serrés pendant l'orage, forment une chêne électrique; ou bien à la subdivision du rayon fulminique en un grand nombre de rayons secondaires.

Mais si la seule influence fulminique à distance ne tue pas rhomme immédiatement et sur le coup, elle occasionne quelquefois, à une époque plus ou moins éloignée du moment où elle s'est exercée, des accidents fort graves qui peuvent compromettre son* existence et qui ont même entraîné sa mort. Nous avons cité quelques cas de ce genre lorsque nous avons étudié les causes de la mort qui survient à une époque plus ou moins éloignée du foudroiement.

§ II. — Influence de la foudre sur l'homme, à grande distance. — L'homme éprouve souvent divers accidents au moment oii la foudre tombe à une assez grande distance de lui.

Consignons ici quelques exemples de ce phénomène, en suivant Tordre même des distances auxquelles l'influence s'est fait sentir.

Lorsque le tonnerre atteignit l'église de Ludgwan et y fit de grands ravages, un homme qui était dans le cimetière fut jeté violemment contre la muraille de la tour ; quelques personnes près de lui furent renversées et un maréchal occupé à

â3î STATISTIQUE

ferrer ses chevaux, dans la cour des écuries, fut jelé à plat sur la face (Borlasc).

Le 30 mai 1769, la foudre étant tombée sur Tauberge de VÊtoile à Stockholm, plusieurs personnes qui étaient dans le voisinage, sur leurs portes, ressentirent une secousse subite dans les épaules et dans les pieds (Wilke).

Le 26 juin 1839, non loin d'Hertford, trois personnes furent foudroyées sous un arbre; à deux perches (13 mètres environ) de là, sous un autre arbre, il y avait trois personnes et quatre chevaux : les chevaux furent renversés, mais ils se relevèrent bientôt et coururent dans la plaine; les hommes éprouvèrent un choc violent, mais ils ne furent pas renversés (Davies).

Deux cavaliers furent atteints sur une route; l'un d'eux et les chevaux furent tués; un autre cavalier, qui précédait ce groupe à la distance (T un jet de pierre, fut renversé et perdit Touïe en partie (Fabrice de Hilden).

Le 2 septembre 1816, la foudre étant tombée sur une maison à Conway (Massachussets), un voisin qui était sur sa porle, à 20 mètres environ, fut étourdi et serait tombé, s'il n'avait été soutenu par des assistants (Williams).

Au moment où le tonnerre tomba le 20 juin 1772, sur une maison à Steeple- Ashton, plusieurs personnes de la ville furent jetées par terre (King et Eliot).

A rinstant même où la foudre atteignit, le 20 juin 176i, le clocher de Téglise d'Antrasme, une tille et un homme, dans deux maisons différentes, les portes ouvertes, à 50 ou 60 pas de Téglise, reçurent, la flile sur les cuisses, Thomme sur les jambes, un si violent coup comme d'un bâton, que l'homme ne put marcher qu'avec peine le reste du jour. Un laboureur qui se trouvait dans la même maison avait éprouvé la même sensation lorsque la foudre tomba sur le même clocher, une année auparavant (Latour Landry).

A la distance d'un huitième de mille (200 mètres) du point où la foudre était tombée, un homme debout, la main sur un levier de ferenfoncé dans le sol, reçut un choc violent (Bâche).

Dans les observations suivantes, la distance à laquelle le choc s'c^st fait sentir a été plus grande encore.

En 1759, la foudre pénétra par la cheminée dans une maison de Haie et en sortit en trouant un carreau de vitre. Or, plusieurs hommes, qui se trouvaient à 300 pas de cette maison, furent renversés sur le sol, après avoir éprouvé une violente seccusse, et, chose fort singulière, plusieurs autres personnes qui les entouraient n'éprouvèrent absolument rien :Bergman).

Le 15 septembre 1785, la foudre tomba sur trois maisons I Avignon; son centre d'action fut très-étendu, car beaucoup de personnes distantes de plus de cent toises reçurent des secousses dans les jambes et quehiues-unes furent renversées iGuérin jeune).

Le 18 mars 1782, à Glocester, la foudre frappa un rocher qui faisait au-dessus du sol une saillie de dix pieds carrés environ; elle y fit une impression semblable à celle d'un boulet de canon, lança au loin près de vingt livres de roc et fendit le reste en plusieurs directions : or, de nombreuses personnes, dans un cercle de 200 yards, éprouvèrent un choc très-sensible; plusieurs d'entre elles, qui se trouvaient dehors, furent jetées à terre, privées de sentiment pendant quelque minutes ; plusieurs autres, dans les maisons adjacentes, éprouvèrent un choc semblable à celui que détermine une décharge électrique et qui affecte certaines régions du corps plus que d'autres. Ufle jeune personne qui avait l'épaule appuyée contre le chambranle d'une cheminée la sentit frappée d'engourdissement ; une femme assise, les pieds sur le foyer, sentit un violent choc à travers les jambes et les pieds, parties qui restèrent insensibles pendant quelque temps Torbes).

Le fait suivant offre de l'intérêt à cause des circonstances particulières dans lesquelles il s'est produit.

Deux jeunes gens, dit Wallis, furent foudroyés dans un bateau, près du rivage, non loin d'Oxford, et plusieurs personnes qui étaient aussi sur l'eau à 20 ou 25 mètres de dislance, éprouvèrent une violente secousse.

La commotion électrique éprouvée quelquefois par l'homme, à une distance plus ou moins considérable de l'objet frappé par la foudre, s'explique en remarquant que tout corps élec-

trique est entouré d'une atmosphère électrique ppoportionnelle à la grandeur de ce corps, et à la quantité d'électricité qu'il possède, et lorsqu'un bâton de cire d'Espagne d'un demi-pouce de diamètre bien frotté, étend son influence jusqu'à la distance de trois trabucs, suivant l'assertion de Vassalli (1), on peut se faire une idée de celle qu'exercera une nuée qui porte la foudre dans son sein. L'homme, alors influencé à une grande distance, prend une électricité contraire à celle du nuage orageux, et au moment de la décharge foudroyante, survient en lui un brusque retour à l'état naturel accompagné d'accidents variés dans leur nature et dans leur intensité.

Ce phénomène a quelque analogie avec le choc en retour; il en diffère cependant, comme nous l'avons vu.

Un jeune homme fumait sa pipe au moment où passait ud orage. Un coup de tonnerre l'épouvanta momentanément, puis au bout de quelques instants il se remit de sa peur, en rit, et recommença à fumer. Mais bientôt après, il remarqua qu'il lui était difficile de cracher et sa femme vit son visage distordu. — La peur, l'émotion morale ont amené cette paralysie faciale, et ce n'est point ici un effet de contact du rayon fulminique (2).

On doit encore le distinguer d'un autre phénomène qui consiste en ce que l'explosion principale émet en différents sens de petits rayons qui vont atteindre l'homme à des distances parfois considérables.

Ainsi, d'après l'abbé Ghapsal, des traînées de feu parcoururent le quartier où venait d'arriver le sinistre, et plusieurs personnes en subirent l'action ; cette action a semblé subordonnée à la position dans laquelle elles se trouvaient par rapport au courant foudroyant. Une femme, par exemple, était dans sa maison et tenait le bras levé horizontalement vers la fenêtre, lorsque le jet électrique passa, et lui fit éprouver sur la main la sensation d'un petit coup. Un homme qui se tenait appuyé sur un mur, et dont les extrémités inférieures étaient

(I) Mm. de FAead. d$ TuHn, U XI, p. 7i.

(S) Trousseau, Clinique mèdicaiê de VHôiêl'Dmu, i>« édit., t. U (1861).

plus avancées que le reste du corps, fut frappé aux jambes par le jet qui rasait ia terre.

§ m. — Etincelle passant entre deux personnes voisines. — Parfois Tétincelle passe entre deux personnes Ws- voisines l'une de l'autre sans leur faire éprouver de noables accidents, ainsi :

En 1769, au mois d'août, le prince royal de Suède allait, ans une voiture découverte, de sa maison de Carisberg a die d'Echolmsund, lorsqu'il fut surpris par un violent orage. U foudre passa entre lui et deux de ses chambellans qui étaient sur le devant de la voiture, et tomba à terre à peu de distance d'eux. Le prince ressentit une commotion trèsnoiente et fut sur le point d'être suffoqué; mais comme les chevaux ne s'arrêtèrent pas et qu'il se trouva bientôt dans un air différent, il reprit bientôt son état normal, et sans aucune soite fâcheuse (Richard).

Quand le cutter le Hawk fut frappé de la foudre sur la côte ouest d'Erris, la matière électrique, en descendant par là grande écoutille, passa entre un homme et un enfant sans les blesser ; ce dernier ressentit seulement un choc.

Si nous rappelons combien il y a eu de personnes laissées inlactes à côté d'autres personnes qui ont éprouvé de trèsgraves accidents, même la mort, nous en conclurons avec( Barris que le choc latéral a peu d'influence, contrairement à l'opinioD de M. Sturgeon.

§ IV. -^ Individus restés sains et saufs à côté de personnes tuées par la foudre* *— Il est assez fréqueift qu'une personne reste saine et sauve ou n'éprouve que de légers accidents^ à côté ou très-près d'une autre personne tuée par la foudre. Ce phénomène, dont nous nous bornons à citer quelques exemples^ a été signalé dans un grand nombre de circonstances, ainsi :

Quatre personnes occupées dans les champs furent foudroyées; deux d'entre elles furent tuées sur le coup, deux autres grièvement blessées ne se rétablirent que lentement ;

3d6 STATISTIQUE

une autre femme, qui Taisait partie du groupe, ne reçut aucune atteinte (Riither).

Luther cheminait sur la route à côté de son ami Aiexius, lorsque Tétincelle tua celui-ci. Luther n'éprouva qu'un violent saisissement (Bergman).

Trois enfants étaient sous un arbre ; une petite fille fut tuée sans que les deux autres ressentissent le moindre mal(i).

Dans les cas suivants, la scène s'est passée dans des lieux clos.

A Bergame, une femme se confessait lorsqu'elle fut tuée par la foudre. Le confesseur, qui n'en était séparé que par l'ouverture ou fenêtre du confessionnal, fut renversé dans un état apparemment apoplectique, mais il se rétablit bientôt. Le bois delà tablette, sur laquelle reposaient ses deux bras, eut un grand morceau enlevé, tandis que le drap vert qui la recouvrait resta intact (Grausius).

Le 4 juin 1723, à Emmeringen, le bailli et son secrétaire, placés à une fenêtre de l'étage supérieur d'une maison, coo* templaient un orage ; le secrétaire était debout derrière le bailli et regardait par-dessus son épaule; il fut atteint à la tête et tué sur le coup, tandis que le bailli fut renversé tout étourdi, mais sans blessures (Siegesbeck).

Un enfant de neuf ans fut tué roide dans une chambre, a un pas de distance de ses parents qui ne furent qu'étourdis par réclair et la détonation (l'abbé Chapsal).

En 1794, une dame qui jouait avec un enfant de quatre ans, fils du docteur Brandis, à Copenhague, fut tuée et l'enfant fut seulement renverse sans connaissance (Brûck). • En 1800, à Harbourg, la foudre tomba au milieu d'une quarantaine de personnes qui dansaient; elle tua deux hommes et une jeune demoiselle, tandis que les personnes qui étaient auprès d'eux et qui même les tenaient, n'éprouvèrent qu'un étourdisseuient ; le fil de fer du chapeau de la demoiselle fut en partie fondu.

Le phénomène qui fixe en ce moment notre attention a

. (!) Acad. de BruxeiUi.

été plusieurs Fois obsenré sur des personnes assises les unes près des autres.

Deux femmes étaient dans un corridor, assises gêneur mire genoux; la foudre blessa grièvement Tune d'elles et ne toacha pas à Tairire (Samuel Cooper).

Howard dit qu'en juillet 1807, à Stockport, deux hommes assis dos à dos sur un coffre, dans une serre, furent frappée l^r la foudre; l'un fut tué roide, l'autre tomba sans connais^ (ânce, mais revint bientôt à lui.

Deux personnes sont dans le même lit, Tune est tuée, fauire est intacte ou plus ou moins grièvement blessée.

Deux filles reposaient sur le même lit; Tune fut tuée ins* taatanément, Tautre resta sans connaissance pendant quelqoes heures et se rétablit (de la Prade).

Un homme fut tué dans son lit à côté de sa femme qui ne sen aperçut pas (Kirschaw).

Un homme et son enfant furent tués à côté de sa ibmme, couchée dans le même lit : la femme fut seulement légèrei&ent blessée (Hilliard).

Dans une circonstance semblable, le mari seul fut tué, renfant était intact et la mère légèrement blessée (Gœritz).

Deux jumeaux étaient au lit, l'un Tut tué, l'autre fut sauvé; il fut plus tard le pontife Scopelianus (Cardanus).

Il est aussi fréquent de voir l'enfant que porte une femme r^ter intact et la femme être frappée de mort. Schenck en signale un cas :

La mère de Pracastor tenait son enfant sur son sein, lors* qu'elle fut tuée par la foudre; l'enfant resta sain et saof (Bergman).

Un fait semblable arriva à Hirschberg en 1702 (Bergman);

De Fiseber et Palassou en rapportent chacun un autre exemple, arrivé l'un contre une meule de foin, et l'autre sur la porte d'une maison.

En août 1853, à Georgetovrn (comté d'Essex), madame Russe!, femme du ministre protestant Baptiste, fut instahtaoément tuée par la foudre, tandis qu'un petit enfant qu'elle portait ne recul aucune blessure.

Les faits suivants se sont passés à bord des navires :

SnmER. Il — SS

?.ZS STATISTIQUE

Quatre hommes Turent tués à bord d'un navire» deux étaient en dedans et deux en dehors de ia tente : or, ces deux derniers se trouvaient de chaque côté d'une femme qui ne reçut aucune atteinte (Bridgman).

Quatre hommes se trouvaient au sommet du grand màt du Rodney^ quand ils furent frappés par la foudre; deux, d'entre eux furent tués, les deux autres ne ressentirent aucune atteinte (H. Parker).

Des phénomènes semblables ont été vus sur des animaux:

A Fougères, où des chevaux furent frappés dans une écurie, il y eut un cheval frappé dans une écurie voisine, au milieu d'autres chevaux qui ne ressentirent aucun mal (Blondeau).

Dans quelques cas, des animaux ont été tués à cAté d'individus restés sains : ja foudre tua roide un cheval et un mulet et laissa intact le meunier qui chemimut entre ces deux animaux (Foissac). Le meunier en fut quitte pour un fort étourdissement et la perte de quelques cheveux brûlés.

Le 13 août 1852. un fermier de SainL-Georges-sur-Loire conduisait un attelage de quatre bœnls. Deux de ces anivçtdLUX furent tués à ses côtés, un troisième fut paralysé du côté gauche ; le fermier n'éprouva qu'un engourdissement à la jambe gauche. Chose remarquable 1 le t'ermier tenait par la corne un des bœufs foudroyés au moment du coup nM)rtel.

La recherche des circonstaoces, en vertu desquelles la foudre choisit en quelque sorte telle personne entre plusieurs autres pour la blesser ou ia frapper à mort, offre le plus vif intérêt, surtout au point de vue de la prophylaxie.

Tantôt on saisit aisément la cause de ce choix particulier; d'autres fois, au contraire, on ne la découvre qu'à la suite de l'exploration minutieuse de circonstances complexes et difficiles à analyser, car souvent les causes du phénomène sont nombreuses. On aura plus spécialement à examiner la place qu'occupe la personne tuée ou blessée, relativement au point d'arrivée du rayon foudroyant, et la positioQ exacte des corps métalliques placés dans le voisinage ; la situation précise de la personne, relativement aux autres qui sont auprès d'elle; sa hauteur^ son volume, les objets métalliques

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