ANECDOTE SUR LES HUITRES
En 1798, j'étais à Versailles, en qualité de commissaire du Directoire, et j'avais des relations assez fréquentes avec le sieur Laperte, greflier du tribunal du département; :l était grand amateur d'huître et se plaignait de n'en avoir jamais man-
gé à satiété, ou, comme il le disait: tout son soûl.
Je résolus de lui procurer cette satisfaction, et, à cet effet, je Pénvitai à diner avec mor le lende. main.
Il vint : je lui tins compagnie jusqu à la troisième douzaine, après quoi je le Taissai alles seul. Il alla ainsi jusqu à la trente-deuxième, c'est-à-dire
rh .
pen ant P us une heure, car Ï ouvreuse n était pas
bien habile.
Cependant ; ] étais dans l’inaction, et POURE c est à table qu elle est vraiment P sénible, ; ] ’arrétai mon convive au moment où ‘ était le plus en train :
est pas de
« Mon cher, lui dis-je, votre destin n . ? “ * ? 1x
€ manger aujourd hui votre soûl d huîtres, dinons. >»
Nous dinâmes, et il se comporta avec la vigueur
ét la tenue d'un homme qui aurait été à jeun.
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