INTRODUCTION. XVII
amorphe le contenu de l'ovule ou vitellus arrive à l'état d'éléments anatomiques d'une configuration déterminée, formant par leur arrangement réciproque les rudiments transitoires d'un nouvel organisme; car ces cellules disparaissent peu à peu par atrophie à mesure qu'apparaissent entre elles les éléments anatomiques définitifs et permanents du nouvel individu , ou bien elles ne forment que des organes qui lui sont extérieurs et sont caducs (vésicule ombihcale, chorion et amnios). Dans l'ovule des Insectes et des Araignées le vitellus ne se segmente pas, mais c'est \mv gemmation d'une portion seulement de la substance vitelline, la portion superficielle, que cette substance s'individualise en autant de cellules embryonnaires. Celles-ci constituent le blastoderme enveloppant le reste du vitellus, qui ne gemme plus, et qui sert ultérieurement à la nutrition de l'embryon (1).
la succession directe d'une individualHé nouvelle à une autre (vitellus fécondé), représentée jusque-là par un élément analomique plus ou moins développé (ovule non encore fécondé) . Or, fait capital, ce n'est pas la segmentaiion du vitellus qui est le phénomène initial par lequel débute l'indicalion de la constitution de celte individualité nouvelle ; celle-ci est, au contraire, annoncée par un acte de genèse, celui de la génération autonome du noyau vilellin aa sein d'une masse homogène en voie de rénovation moléculaire continue, le vitellus fécondé. Ce n'est que postérieurement à Faulogenèse de ce noyau que commence la segmentation, tiuit de ce dernier même que du vitellus, segmentation qui a pour résultat l'individualisation de la masse vitelline en cellules blastodermiques ou embryonnaires.
(■i) Chez les animaux dont le blastoderme se forme par segmentation du vitellus, le point où ce phénomène va commencer est décelé d'avance par la production d'une cellule appelée g/o6u/e polaire. C'est par cjsmmaiion que s'individualise cette cellule dont le mode d'appa-