‹ De la génération des éléments anatomiquesChapitre 23 sur 40 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

actions évolutives observées chez l'adulte ou dans les produits morbides, alors que les premiers sont indispensables pour comprendre les secondes.

Il en est enfin de même de ceux qui admettent que tout élément anatomique serait une provenance évolutive substantielle et directe par scission répétée d'un élément anatomique-souche d'espèce différente ou semblable indistinctement. Cette hypothèse est, par une générahsation forcée, l'extension à tous les éléments anatomiques d'un fait que l'observation prouve être restreint à un certain nombre d'espèces seulement. Elle substitue la notion d'évolution à celle de génération que, malgré l'évidente supériorité de son importance, elle supprime de fait; car la segmentation d'un élément préexistant caractérise une des phases de l'accroissement ou développement de certaines espèces d'entre eux; cette phase a pour résultat la séparation d'un nouvel individu, mMS semblable {reproduction)^ et dont la substance existait avant la division qui l'a individuahsé. Cette hypothèse supprime davantage encore toute notion de génération en admettant, contrairement à l'observation embryogénique, que les éléments doués de propriétés physiologiques différentes, telles que r inextensibilité, l'élasticité, la contractilité, l'innervation, ne naissent pas différents les uns des autres, mais que c'est en se développant qu'ils arrivent à être spécifiquement distincts de ceux dont ils viendraient de dériver ainsi directement.

En supprimant toute obligation de l'étude des faits précédents concernant la génération, ces hypothèses ac-

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quièrent une simplicité qui est des plus séduisantes et cela explique leur succès ; malheureusement elles sont erronées par suite de ce fait même qu'elles ne tiennent pas compte de toutes les conditions indispensables à l'accomplissement de phénomènes dont il importe tant de déterminer les lois. 11 n'est pas nécessaire de rappeler ici comment l'hypothèse d'après laquelle l'apparition de tous les éléments anatomiques dans les conditions normales et morbides résulterait d'une scission continue d'éléments d'espèce semblable ou difFérente, supprime en fait la notion de génération en faisant de l'apparition d'un nouvel individu un cas particuher du développement de son antécédent; il n'est également pas nécessaire de montrer en détail comment, par là, elle constitue une simple extension de la théorie de révolution, dite aussi de l'emboîtement des germes. Mais, sans étabhr une identification qui ne serait pas soutenable ici, il n'est pas inutile de faire observer qu'au point de vue logique l'hypothèse de la production des éléments par scission continue ^\iQ prolifératio7i est, à la théorie inductive de l^uv genèse, avec ou sans reproduction ultérieure par scission, ce que l'hypothèse de l'émission de la lumière est à la théorie des vibrations lumineuses. Les auteurs qui admettent la première, en sont encore en cet ordre de questions où en étaient ceux qui, au temps de Fresnel, admettaient l'hypothèse de l'émission substantielle de la part des corps lumineux, au lieu de reconnaître la validité des notions prouvant la réalité des vibrations lumineuses delà matière. Nous avons vu, en effet, que le mouvement intime de rénovation mole-

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