‹ De la Gourme de Castration chez le Cheval et le Mulet (Ses localisations inguinales et lombaires)Chapitre 3 sur 8 · NOS PARENTS · texte numérisé non relu

NOS PARENTS

pour le souci et les sacrifices que leur a causés une longue

période d’études ;

NOS AMIS et tout particulièrement, le meilleur de ceux-ci, Mon Camarade et Associé R. PÉCHEROT.

Et puis nous tenons à accomplir, ici, un devoir particulièrement agréable pour un élève : celui de remercier ses maîtres, des leçons, des conseils reçus, des exemples donnés.

Qu'ils sachent que leur disciple leur en saura toujours

gré !

= Aussi, est-ce en manière de reconnaissance que nous dédions cette thèse

A nos Maîtres de l'Ecole de Lyon.

Enjin nous adressons tous nos plus vifs remerciements A. M. le Professeur F. ARLOING

de la Faculté de Médecine de Lyon, qui a bien voulu nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de cette

thèse.

Introduction

Nos auteurs classiques désignent sous le nom de Gourme de castration » les complications post-opé-

ratoires de la castration du jeune cheval. Celles-ci ne

seraient, à proprement parler, que les manifestations

une « Gourme inoculée, caractérisée par l'apparition abcès dans la région inguinale ».

« Les microbes déposés dans Île tissu conjonctif de la plaie — dit à ce sujet, le Professeur Cadéac — cultivent lentement. Les premiers symptômes de l'infection n'apparaissent généralement que quinze à trente jours après Îla castration, alors que les symptômes consécutifs à cette opération ont disparu.

« L'animal paraît guéri, quand il perd ARR l'appétit et devient triste. La température s'élève de 1 ou 2 degrés, la colonne vertébrale se vousse en contre-haut, la marche est difficile, les mouvements des membres postérieurs sont surtout pénibles.

La région du fourreau est le siège d’un engorgement œdémateux ; l’abcès se forme dans l’aine, entre la face interne des cuisses et la région testiculaire... »

« Ordinairement développés dans le tissu cellulaire

qui entoure le cordon testiculaire, ils (les abcès)

Dee

« gagnent fréquemment le cordon, se forment à son « intérieur ou dans la gaine vaginale, progressent par « les lymphatiques vers l'intérieur de la cavité abdo-

« minale, jusqu’à la région sous-lombaire. »

Tel est l’aspect classique de cette gourme de castration, inoculée, à marche ascendante.

Marin et Jouquan, les premiers, l’ont signalée chez 2 à 3 % de leurs opérés.

Certains cas, rattachés par leurs auteurs à une origine botryomycosique, doivent être vraisemblablement imputés aux complications gourmeuses de la castration.

C'est ainsi que SemmMEr a signalé l’envahissement des ganglions inguinaux et l'existence d’une tumeur réunissant le cœcum à la paroi abdominale ; THoMAssEN, le développement dans l’abdomen de la tumeur du cordon avec péritonite chronique ; Rica enfin, la généralisation aux ganglions mésentériques.

Cette gourme « inoculée » — conséquence de fautes qu’une technique opératoire plus rigoureuse et des mesures d'hygiène mieux observées peuvent éviter — ne nous retiendra pas. Nous nous proposons, en effet, de montrer, dans ce Travail, qu'à côté de cette forme connue et classique, existe une gourme de castration relevant d’une « infection naturelle ».

Cette notion nous semble découler de la comparaison de deux séries parallèles d'observations cliniques. Les unes — celles que nous reproduisons ici — recueillies sur nos sujets opérés de castration, les autres observées sur des sujets entiers ou femelles, atteints de gourme à forme ganglionnaire.

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