‹ De La Grossesse À La Suite Des Interventions Pour Suppurations PelviennesChapitre 15 sur 39 · MAS · texte numérisé non relu

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utérin. Il y a là toute une gamme par laquelle bien souvent devra passer le praticien ; les récentes publications de Doléris, Fraipont, Jacobs, Isaac, etc., ont fait ressortir les avantages qu’on pouvait retirer de ces moyens. |

Mais ici 1l ne gâurait être question que des traitements portant directement sur les annexes malades.

Nous étudierons successivement :

A. Les interventions par la voie vaginale

a) La cathétérisme de la trompe;

b) La ponction simple ou suivie d'injection ;

c) L’incision Simple ;

d) L’incision en deux temps de Wiedow ;

e) La laparotomie vaginale pour effectuer :

1° L’ablation unilatérale des annexes ;

2 L’attraction des annexes dans le vagin.

B. Les interventions par la voie abdominale

a) Les opérations conservatrices (détachement des adhérences, cathétérisme rétrograde des trompes, ignipuncture, résection partielle des ovaires, etc.) .b) L’ablation unilatérale des annexes.

A. Interventions par la voie vaginale a) CATHÉTÉRISME DE LA TROMPE Nous ne ferons que mentionner ce mode de traitement qui paraît bien ne devoir Jamais passer dans la pratique.

L'idée date de loin. En 1849, Tyler Smith (9, et plus tard Frankenhauser avaient proposé de l’em-

(1) Tyler Smith. The Lancet 1849, t. I, p. 929.

Ag ployer le premier, comme traitement de la stérilité; le second, comme traitement des salpingites.

Notons cependant que dans la plupart des cas connus il s'agit de cathétérisme accidentel,

Le premier est de Matews Duncan ({) en 1856, puis viennent les cas de Hildebrand (), Pistor (3), Bischoff (*, Biddert (5), Gonner (9).

La plupart de ces faits ne résistent pas a l'analyse. Martin (?) les considère presque tous. comme des fausses routes, et somme toute on peut se demander avec P. Delbet (8) comment des trompes dont l’orifice utérin admettait à peine un fin stylet, une soie de sanglier, ont pu livrer passage à un cathéter et même à une curette (cas de Gônner.)

Plus récemment le professeur Boursier (de Bordeaux) est revenu sur la question (?). À l’occasion d’une observation personnelle, il a fait une critique approfondie de tous les cas antérieurs à lui, Il en conclut que le nombre des faits absolument inattaquables est fort restreint. Cependant pour lui la possibilité subsiste de la pénétration de l’hystéromètre dans l’ostium utérin dilaté; il cite la salpingite profluente comme un cas favorable.

(#) Duncan. Edimb, med. Journ., juin 1856.

(2) Hildebrand. Monatsch. f. Geburtskunde, XXXI.

(3) Pistor. Berlin. Klin. Wochensch. 1870, n°17.

(4) Bischoff. Corresp. Blatt f. schw. Aertte, 18172, no 19.

(6) Biddert. Berlin. Klin. Wochensch., 1877, p. 602-618.

(6) Gônner. Arch. f. gyn. 1887, vol 30, p. 119.

(7) A. Martin. Congrès de Copenhague. Arch. f. Gyn. 1884, P. 305.

(8) P. Delbet.”Suppurations pelviennes chez la femme. Paris 1891, p. 309.

(9) Boursier. Du cathéter. de la trompe de Fallope. Arch. cliniques de Bordeaux 1899, nes 5 et 6.

Nous n’insisterons pas sur le danger qu'il peut y avoir à pénétrer. avec une tige rigide à travers un canal étroit, souvent irrégulier, sinueux, dont les parois peuvent être rendues friables par la maladie.

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