AVANT-PROPOS
Le sujet que nous voulons traiter dans cette thèse,
n’offrait, il y a quelques années encore, que peu d’intérêt en France, car le paludisme et tous ses méfaits fe étaient à peu près inconnus. Mais depuis que cette terrible guerre s’est déchaïnée, nos vaillantes armées ont dû se rendre en Orient, et nul n’ignore que le paludisme y sévit là d’une façon constante. Or, parmi nos braves combattants, 1l y en a qui ont été atteints de ce mal et qui ont dû être rapatriés en France, et tant que la guerre durera, il est à craindre que cet état de choses ne persiste, les moyens prophylactiques sur les’ champs de bataille étant très difficiles à appliquer avec succès.
Que va-t-il advenir? Tous ces malheureux infectés par le germe paludique, autrement dit lhématozoaire de Laveran, retourneront parmi les leurs. Ceux qui se soumettront au traitement, ou qui l’auront déjà subi seront pour la plupart ainsi guéris, c'est-à-dire nôn contagieux. Mais ceux, et malheureusement, ils seront en plus grand nombre, qui retourneront chez eux, dans leurs fanulles, leurs champs, et qui ne voudront pas suivre le traitement, ce sont eux, qui, bien inconsciem-