Gonchuion
Tel est aujourd'hui Tétat de la question touchant le terme normal de la gestation. Pas de terme précis ; d'ordinaire 280 jours après le début de la dernière menstruation. Quant à la durée de la grossesse, il semble qi^'elle dépende beaucoup moins de Tépoque du coït fécondant que de l'évolution de l'ovule fécondé. D'après les recherches les plus récentes, l'ovule fécondé serait celui qui devient libre à la première suppression menstruelle. Le coït ayant lieu dans la période intermenstruelle, les spermatozoïdes ne peuvent féconder l'ovule que quand il est sorti de l'ovaire et qu'il est mûr pour la fécondation. Si le coït a lieu avant la chute de l'ovule, il faut que les spermatozoïdes attendent. Un point qui prend peut-être maintenant une importance plus grande que l'époque du coït fécondant, c'est la durée d'une époque menstruelle à l'autre, qui doit correspondre au temps qu'il faut à l'évolution d'une vésicule de de Graaf pour devenir fécondable.
La date du coït fécondant, si on la connaît, servira seulement à contrôler si la première suppression menstruelle était bien due à la fécondation ou à une cause pathologique quelconque.
l'original : Lehrhuch der Gehurtshûlfe ^ 4« Aufl. , p. 61. Bonn 1874.) Schrœder ne yeut évidemment pas dire qu'un long écoulement menstruel est la conséquence d'une faible excitabilité des nerfs de Putérus et de Tovaire; c'est le contraire qui serait plutôt admissible.
Gaston , se basant sur cette traduction de Gbarpentier, fait dire à Scbrœder c que chez les femmes qui ont de longues époques menstruelles, la grossesse dure beaucoup plus longtemps , et que pour lui une longue durée des règles et une longue durée de la grossesse seraient l'une et l'autre la conséquence d'une faible excitabilité des nerfs de l'utérus et de Tovaire. i 11 dresse alors un tableau de la durée de l'écoulement menstruel chei les femmes qu'il a pu observer, et trouve naturellement qu'on ne peut établir aucune relation entre la durée des règles et celle de la grossesse. Ce qui aurait été plus intéressant, c'eût été de dresser un tableau de ce que Schrceder appelle la période menS' truelle, c'est-à-dire la durée de l'intervalle entre deux menstruations successives, et voir la relation avec la durée de la gestation, comme l'avait déjà fait Berthold, suiis pour sept cas seulement.
Ajoutons, pour terminer, l'opinion de M. le professeur Stoltz (voir l'article Grossesse du lYouv. dict. de méd. et de chir. prat. *) : « La grossesse est une fonction dont l'exercice est en quelque sorte mystérieux, et, pour cette raison, difficile à constater. •• C'est un des problèmes de diagnostic les plus difficiles à résoudre pour le praticien. — Il ne suffît pas d'avoir constaté l'existence de la grossesse, il faut encore déterminer à quel développement elle est parvenue. . . Peu de femmes peuvent indiquer le jour où elles ont conçu ; cependant il en est qui se sont trouvées dans des circonstances telles qu'elles n'ont pas pu se tromper, ou qui ont éprouvé des sensations au moment suprême ou immédiatement après, qui ne leur laissent aucun doute siur leur état. Rien n'est plus facile alors que de dire quand elles accoucheront. Le plus souvent on ne peut pas se fier à ces déclarations, et il vaut mieux alors se rattacher à d'autres points de départ. L'époque de la dernière menstruation est un point de départ assez certain 2... »