DEUXIÈME PARTIE
ItepoH 404,969,909 fr.
Intérêt de la dette publique causée
par la guerre 693,319,949
Somme correspondante à la perte de
travail des soldats et marins. . . 91,814,500
Total général annuel de la dépense militaire 1,480,104,358 fr.
Cette somme est presque égale à la recette totale du budget de TEtat.
Voici un relevé des progrès de la dette publique de l'Angleterre, par suite des guerre3 successives, de 1688 à 1815 :
Lors de la révolution de 1688. . . . 16,746,070 fr.
A la mort de Guillaume III, en 1702. 413,310,437 A la mort de la reine Anne, en 1714. 1 ,365,004,601 Lors du traité de paix d'Aix-la-Gha*
pelle, en 1748, sous Georges II. • 1,973,774,395 A la conclusion de la paix, en 1763,
sous Geoi^es III 3,697,874,397
A la fin de la guerre d'Amérique, en
1783, sous le même prince. . . . 6,012,203,572 A la conclusion de la paix d* Amiens,
en 1802, sous le même prince. . 13,332,038,173 A la conclusion de la paix de Paris,
en 1815, sous le régent 21,802,173,737
On voit que, dans une période de 127 ans, la guerre a augmenté la dette de l'Angleterre de 21,785,427,667 fr. De 1815 à 1852, cette dette est descendue à 19,288,841,132 fr.; 36 ans de paix armée n'ont donc pu la diminuer que d'une somme de 2,513,332, 605 fr. Telle qu'elle est aujourd'hui, elle constitue encore à elle
STATISnaUE DES ilABLlSSEMEKTS MJUTAIRES. 165
seule la moitié de la dette publique de toute l'Europe.
La somme de près de 22 milliards, à laquelle la dette publique de TÂngleterre était montée en 1815, est un exemple unique dans le monde. On avait vu jusque-là que des individus dont la dette fût dans une telle propor-» tion avec leur avoir, mais cela ne s'était pas encore vu d'une nation. Si F Angleterre eût été obligée alors de se liquider, elle était exposée à s'éteindre comme nation.
Ces résultats parlent haut. En voici d'autres qui ne sont pas moins significatifs.
Une Revue anglaise, faisant la récapitulation des guerres de l'Angleterre depuis 1688 jusqu'en 1815, évaluait la dépense totale à 50,999,830,000 fr. (2,023,000,000 liv. st.)*.
PabloPébrer estime la dépense, depuis 1794 seulement jusqu'en 1815, àl9,767,315,159fr.(784,106,1151iv. st.).
^ a The war of 1688^ afler lasting nine years, and raisiog our expen- « diiore in ihal period to 36 millions, was ended bjf ilie trealy of « Riswick in 1697. Tben came the war of ike Spanish succession, wbich a began In 1703, conclnded in 1713^ and absorbed 6i 1/i millions of our « money. Next was the Spanish war of 1739, seUled finally at Âix-la- « Chapelle in 1748^ afler cosiing us nearly 5i millioiiv. Then came ibe seff ven years* war of 1756, whicb terminated with the treaty of Paris in 1763, «. in tbe course of wbich we spent 119 millions. The next was the Ame* « rican war of 1775, wich lasted eigbt years. Our national expenditure a in this Urne was 136 millions. Tbe french revolulionary war began in « 1793, lasted Bine years, and exbibited an expenditure of 464 mitlions. « Tbe war against Bonaparte began in 1803 and ended in 1815. Duriog f( those tweWe years, we spent 1159 millions, 771 of which were raised « by taxes, 388 by loans. In tbe reyolutionary war we borrowed a soi millions ; in the American, 104 miliions ; in the seven years* war, a 60 millions; in the Spanish war of 1739, 29 millions ; in tbe war of the « Spanish succession , 32 1/2 millions; in the war of 1688, 20 miliions. a — Total borrowed in the scven wars, during 65 years, about S34 mila lions. In tbe same time we raised by taxes 1 189 millions ; thus forming c a total expenditure of 2,023,000,000 ! »{Lond<m weeklyHeview.)
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