VARIATIONS DE LA QUALITÉ DES HOUILLES
On est donc conduit à supposer que les houilles de la lisière septentrionale appartiennent à peu près à la même époque et au même plan de stratification , et qu'il en est tout autrement pour les gttes situés sur la lisière méridionale.
Cette hypothèse parait confirmée par la succession des couches qui forment les trois étages du Monceau , car, lorsque le puits Ravez pénétra dans la grande couche inférieure, Tabondance du grisou , la nature friable et maréchale de la houille, indiquaient évidemment que Ton se trouvait dans un étage inférieur, et que la succession des qualités de houille suivait la même loi stratigraphique que dans la plupart des bassins.
Ces premiers aperçus semblent établir que , si Ton continue à explorer les parties inférieures du bassin , on arrivera à des houilles maréchales, puis à des houilles anthraciteuses.
Il est vrai que les variations que présentent les houilles suivant leur ordre stratigraphique, se combinent avec d'autres éléments de transformation qui paraissent quelquefois porter un certain désordre dans cette succession normale. En effet, si Ton examine les couches, depuis leurs affleurements jusque sur les points les plus éloignés connus sur Taval-pendage, on trouve que partout où les travaux ont embrassé des distances de 500 à 800 mètres, la qualité de la houille a subi une transformation progressive. A Lucy , les parties voisines des affleurements sont composées des houilles les plus maigres du bassin; elles sont