DO
SK
IN
“ SIN SSSR ET NS È BE RSS DST PES
RS Re
NE
FT
SE
SSS
Fig. 3. — Procédé de Kelling.
= ue
Procédé de Souligoux. — C'est également pour éviter ce suintement et pour mettre plus sûrement à l'abri
de l'incontinence que Souligoux appliqua, dès 1903, son procédé de gastrostomie par torsion à la jéjunostomie :
1° Ayant repéré, dit Souligoux, l'angle duodéno-jéjunal, je dévidai à partir de ce point environ 30 centimètres de jéjunum.
Un fil fut placé sur les vaisseaux mésentériques au pont où je voulais pratiquer la section. L'hémostasé ainsi faite, j'écrasai l'intestin avec ma pince à écrasement, deux fils de soie furent mis de chaque côté de la zone écrasée et liés ; puis l'intestin fut coupé entre les deux fils et les branches de la section furent cautérisées au thermo-cautère.
Un surjet séro-musculaire fut placé sur chaque bout intestinal, de telle sorte que la tranche de section fut invaginée.
2° Je fis ensuite une anastomose latéro-latérale en laissant au-dessus d’elle 26 centimètres environ d'intestin ;
3° Ces 20 centimètres d'intestin sont ramenés parallèlement à la paroi abdominale, le bout supérieur fermé répondant à l'extrémité supérieure de la plaie abdominale. Cet inteslin fut fixé de chaque côté du péritoine tout le long de lincision par des fils de soie qui passaient sur l'intestin au niveau de l'insertion du mésentère :
4° L'anse ainsi fixée fut ouverte à sa partie moyenne par ponction, trois pinces saisissent la paroi intestinale et on pratique une torsion dont la persistance est assurée par des points de suture à la soie :
DK, 1-
5° Rapprochement au catgut des bords de la plaie abdominale, de telle sorte que toute l’anse est enterrée sauf le cône où se trouve placée la bouche jéjunale,
6° L'ouverture jéjunale est fixée à la peau par une suture muco-cutanée.
La torsion dans la gastrostomie avait donné d'excellents résultats et par la logique des choses, Souligoux devait être amené à l'appliquer à la jéjunostomie.
Il eut l’occasion de faire trois Jéjunostomies par torsion et dans tous les cas obtint une continence parfaite.
M. Guinard, à la Société de chirurgie, mai 1906 dans son rapport sur deux de ces cas de jéjunostomie en Ÿ avec torsion de la houche jéjunale, après avoir dit son enthousiasme pour la torsion stomacale dans la gastrostomie qui lui a toujours donné les résultats les plus constants, proposa non la jéjunostomie en Y avec torsion, mais la jéjunostomie latérale avec torsion. Dans un cas, il eût recours à ce procédé très simple, et la fistule resta continente. Il est vrai de dire que son malade ne vécut que dix jours.
Avant que ne paraisse le rapport de M. Guinard, nous avons pratiqué sur des chiens, un certain nombre de jéjunostomies latérales avec torsion, et nous avons fait connaitre le résultat de nos expériences à notre maitre le docteur Soulignoux.
Au début, la continence fut parfaite, mais très rapidement laissa à désirer. Il faut remarquer en effet, que l'intestin offre peu d'étoffe pour pratiquer une torsion suffisante et persistante et qu'il ést de toute évidence que si l’on accentue trop le mouvement de torsion, on amène fatalement une diminution considérable de la lumière in-
LPr As
testinale. De deux choses l'une, ou la torsion est insuffisante et dans ce cas elle ne sert absolument à rien, et l’on a fait en vérité à peu de chose près, une jéjunostomie latérale simple, ou elle est suffisante, et dans ce cas le rétrécissement de l'intestin est tellement considérable, qu'il doit fatalement provoquer des accidents.
- La jéjunostomie en -Y avec torsion nous paraît done
seule logique, seule applicable.
Procédé de Quénu.—M.Quénu, après avoir eu dans un cas de jéjunostomie en Y de l’incontinence partielle et intermittente portant à la fois sur les liquides introduits et sur la bile, proposa de fermer soigneusement et complètement le bout jéjunal inférieur, puis le lendemain de ponctionner latéralement l’anse, de manière à obtenir une bouche très petite. Il pense au fond que la petitesse extrême de l'ouverture intestinale est encore la meilleure condition de continence.
3° JÉJUNOSTOMIE LATÉRALE AVEC ENTÉRO-ANASTOMOSE.
En 1894, Albert, de Vienne, avec l'intention de simplifier le procédé de Maydl en évitant la section de l’intestin proposa son procédé de jéjunostomie latérale avec enléro-anastomose.
Après laparotomie médiane :
Il attire au-dehors la première anse intestinale, et les deux branches de cette anse sont anastomosées. Ceci fait,