‹ De La Leucoplasie Balano-PréputialeChapitre 15 sur 29 · Archives de méd. expérim. et d’anat. pathol · texte numérisé non relu

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on

vient pas rapidement, se constituer une tumeur verruqueuse, bourgeonnante, d'aspect et de dimensions variables, à base de plus en plus indurée et infiltrée. La tumeur deviendra le point de départ d’irradiations douloureuses, les ganglions souvent s’engorgeront, et l’on verra apparaître, maïs très tardivement, tous les signes généraux du cancer.

Ceci dit, il apparaît clairement que le pronostic de la leucoplasie balano-préputiale est celui de sa dégénérescence épithéliomateuse, et ce pronostic est de gravité variable.

On sait que le pronostic de l’épithélioma des muqueuses est en général très sombre. Pourtant, dit M. le professeur Reclus (1),il en est une variété souvent plus bénigne, à évolution moins rapide, c’est l’épithélioma en surface des muqueuses leucoplasiques. Dans le cas particulier qui nous occupe, l’épithélioma au lieu de s'étendre vers la profondeur, vers le canal de l’urèthre, se limitera à la périphérie de la verge. Son évolution sera très lente ; l’envahissement ganglionnaire sera possible, mais très tardif ; on pourra enlever la tumeur souvent sans léser l’urèthre et sans entrainer son rétrécissement. Et cette tumeur pourra récidiver une fois, deux fois, ou plus, au niveau d’une autre plaque de leucoplasie, à plusieurs années d'intervalle, sans altérer d’une façon appréciable l’état général (obs. IV).

M. le professeur Reclus explique cette bénignité

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