‹ De La Leucoplasie Balano-PréputialeChapitre 28 sur 29 · ET VAS · texte numérisé non relu

ET VAS

L’épithélioma et les plaques leucoplasiques du prépuce sont enlevés par circoncision.

L'examen microscopique de la tumeur fait à l'hôpital Saint-

Barthélemy a confirmé le diagnostic.

Observation VI (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le D£ LacarèRE.)

M.., 64ans, avocat,

23 décembre 1904.

Aucun antécédent syphilitique connu.

Pas d’autres antécédents. Le malade à de la leucoplasie buccale depuis quinze ou vingt ans, Il fume trois à quatre cigares par Jour.

T1 y a huit ans, à la suite d’un petit traumatisme (piqûre de fourchette), apparaît un petit épithélioma noirâtre sur la lèvre inférieure, près de la commissure gauche. Il fut alors opéré par M. Quénu (résection de la lèvre et cureftage ganghonnaire).

Deux ans après, s'est développé, sur la face interne de la joue, non Join de la cicatrice de l'opération précédente, mais par-dessus, un petit papillome mou (ablation et deuxième eurage ganglionnaire). k

Trois ans après, en novembre 1903, troisième opération, à la cocaïne, pour enlever un nouveau papillome dur revenu sur la cicatrice de la deuxième opération.

Quelques mois plus tard, en janvier 1904, le malade cons-

tate une plaque de leucoplasie de la verge entourée d’une

zone. un peu ulcérée ; depuis quelques mois, il avait déjà eu de petites plaques passagères de leucoplasie sur la verge.

Le malade fut examiné par le professeur Gaucher en juin 1904 ; on lui fit comme traitement des piqûres de benzoate de mercure (une trentaine en tout) et des badigeonnages au bichromate de potasse au 1/50.

Quinze jours plus tard, le malade fut examiné par le D° Lacapère qui constata :

Leucoplasie buccale. — Plaques isolées, écailleuses et minces de leucoplasie à la face interne de la lèvre inférieure ; un peu de leucoplasie à la commissure droite. A la langue, pres-. que rien, des traînées un peu blanches, longitudinales.

Leucoplasie de la verge. — A la verge, large plaque blanche très bien limitée, épaissie, d'apparence grasse, analogue à un épais dépôt de smegma, entourée d’une zone rouge vif, suintante, cxulcérée.

Traitement conseillé, radiothérapie. Celle-ci a été faite par M. le D" Gastou ; en trois mois on a fait au malade une trentaine de séances ; quelques-unes ayant occasionné une réaction vive, les séances ont été espacées par moments.

Actuellement (23 décembre 1904). — La verge est complètement débarrassée de la leucoplasie qui ne signale sa présence que par une vague coloration à peine opaline correspondant à la localisation de la leucoplasie ancienne, Çà et là, deux ou trois points de leucoplasie, gros comme un grain de chènevis, ont conservé leur coloration: blanche, mais ont une épaisseur très minime.

Érar GÉNÉRAL. — Amaigrissement, qui a débuté vers le mois de juillet. Depuis cette époque, le malade aurait perdu

10 kilos.

Pa En : L’estomac ‘est assez douloureux en ce moment ; la respiration est moins bonne, le malade parle moins facilement. Il traverse en ce moment une crise morale pénible (?). Estomac, — Depuis longtemps, le malade avait facilement de la diarrhée. Depuis six semaines, il a de la diarrhée persistante ; il n’a pas de vomissements, pas de perte de l’appétit, quoique un peu d’inappétence pour la viande.

A la palpation, on sent une induration grosse comme une noisette, siluée au niveau de la grande courbure de l'estomac, mobile avec l’estomac, peu douloureuse.

Poumons, cœur :rien.

Quelques ganglions.

Mort, depuis, par épithélioma de l'estomac.

Pas d’autopsie.

Ê .. Observation VII (inédite).

(Hôpital Saint-Louis, service de M. le Pr. Gaucxer.)

B... Louis, 61 ans, tourneur.

20 mars 1905. — Syphilis datant de trente-quatre ans, soignée par un pharmacien (chancre de la verge, syphilis buccale). Un an après, syphilides ulcéreuses de la jambe droite, dont on voit la cicatrice, traitée pendant trois mois par, le sirop de Gibert. On voit aussi des cicatrices de gommes sur la jambe gauche et l’avant-bras droit.

Le malade entre pour des ulcérations de la jambe gauche, ulcérations arrondies, régulières, à fond bourgeonnant, ressemblant à des ulcérations gommeuses, datant d'un an, et successives.

Le malade à des varices depuis quinze ans.

H ÿ an än, ulcèré de la jambe gäduéhe guéri à l’hôpital Saint-Antoine par l'iodüre de potassium. Lé peau y est amificie et pigmentée.

A là face plantaire des gros orteils de chaque pied, sôus la phalañgette, ilexiste deux ulcérations de mäux perforänts.

Urines. = Il n’ÿ à pas d'albümirie, mais du sucre dont lé malade ne $’était pas aperçu.

TRAITEMENT. — Piqûres de benzoate de mercure et ioduré de potassium.

15 avril 1905. — Le malade sort guéri et continue à se soigner par des pilules. |

13. février 1907. — Lé Häladé rénire à l'Hépilal. Les , maux perforants se sont guéris, puis ont reparu depuis décem- 1906. Actuellement, sur la face inférieure des deux gros orteils, on trouve tin@ induratioh de lä &imension d’une pièce de 2 francs, avec épiderme soulevé et noir. Il ÿ a insensibilité au contact et à la piqûre au niveau et au pourtour de la lésion.

Les déux jamibes sont enflées et portent la trace d'anciens ulcères ; il y a œdème et pigmentation de la jambe gauche.

Leucoplasie du gland.— Depuis environ deux ans, traînées et plaques blanc laiteuses sur le gland ; autour, la muqueuse est enflammée, irritée, un peu suintante,

En outre, à la commissure inférieure du méat, siège un bourgeon pâle, indolent, du volume d’une tête d'épingle noire, mou, à surface irrégulière. C’est un papillome,

On ne sent pas de ganglions inguinaux appréciables,

Plaque de leucoplasie, à la langue, sur le bord gauche.

Chute des dents depuis quatre ans,

Or,

Érar cénéraL. — On trouve tous les signes du becs polyurie, polydipsiè, &lÿcosürié: Où trouvé 9 gr. 086 de sucre par litre; soit 19 gr: 80 par vingt-quatre heures.

Le malade est obèse, il a maigri depuis deux mois, son appétit est diminué. Actuellement, il a de l’adipose de la paroi, peut-être aussi de l’ascite libre peu abondante.

Le foie est petit, la rate non perceptible,

Les réflexes des membres inférieurs sont normaux.

95 avril. — Même état.

Observation VII (inédite).

Hôpital Saint-Louis, service de M. le professeur Gaucaer),

A..., 52 ans, industriel.

12 seplembre 1905. —Le malade a eu un chancre syphilitique du gland il y a vingt-quatre ans; il a été traité pendant six mois par des frictions et de l’iodure de potassium.

Il s’est marié il y a onze ans; sa femme a eu deux fausses couches; il a un enfant vivant.

Depuis six mois, il s’est aperçu qu’il présentait à la face interne des joues, et sur le gland des plaques blanches leucoplasiques, ni végétantes, ni ulcérées.

Les réflexes pupillaires et rotuliens sont normaux.

Trarremenr : Piqûres de benzoate de mercure et pilules.

7 novembre 1905. — Le traitement n’a pas été suivi. Lies

lésions leucoplasiques ne se sont pas modifiées.

Page 1