‹ De la Liberté commerciale et de la réforme de nos lois de douanesChapitre 14 sur 25 · SECTION I · texte numérisé non relu

SECTION I

DÉSIR DE NE POINT PAYER DE TRIBUT A l/ÉTRANGER.

Le tribut payé à l'étranger n'est qu'un nonsens. Quoi ! lorsque j'aéhète de l'étranger moyennant 1 ce qui me coûterait 4 à produire, je suis son tributaire, en gagnant avec lui 3oo ( p. °[ c ! Il faut alors renoncer à tous les avantages de la division du travail. Il faut que chacun, au lieu de demander* aux producteurs spéciaux les divers objets dont il se sert, les fasse luimême : qu'il commence par apprendre tous les arts et tous les métiers, par se procurer tous les ustensiles. Pour cela, il lui suffira de connaissances universelles, de moyens inépuisables, de forces infatigables , de patience à toute épreuve , de temps illimité; et, en définitive chaqueobjet lui coûtera plus cher et sera moins bon. Alors personne ne paiera de tribut à personne. Nous l'avons démontré : le désir de se suffire à soi-même n'est pas plus raisonnable chez un peuple que chez un individu. S'il est vrai que chaque pays, en raison de son sol, de son climat, de sa situation , de ses habitudes , d'une foule de circonstances , est surtout apte à telle production, il s'ensuit qu'il doit s'y livrer de préférence, pour en tirer parti au moyen des échanges. Et, s'il est vrai encore que nous ne pouvons payer nos achats qua-

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