LE PROGRÈS DE L'OISE
Beauvais, 7 août 1852.
Nous, préfet de FOise, officier de fa Légion d'honneur,
Vu l'article 32 du décret sur la presse du 17 février <852;
Vu les numéros du Progrès de VOise, en date des 4 et 7 août présent, contenant deux articles signés Jules Bscuyer :
TuD commençant par ces mots : « On voit par ce résultat, » et finissant par ceux-ci : «La leçon profitera peut-être;»
L'autre commençant par ces mots : « VÉcho n'a pas manqué de mettre en jeu le Progrès, » et finissant par ceux-ci : « Qui parlent sans cesse de leur vertu ;»
Considérant que, dans ces article?, le rédacteur critique le droit attribué au pouvoir par le décret organique de nommer les officiers de la garde nationale, et parodie indécemment le droit d'avertissement conféré ^ûx préfets par le décret sur la presse ;
Attendu, de plus, que, dans le môme numéro du ' août, le même journal s'est permis d'insérer insidieu- ^^6nt, sans autorisation de son auteur, une lettre
adressée par le préfet de TOise à un fonctionnaire pub et qui n'était pas destinée à la publicité.
Arrêtons :
Art. 4®^ Un premier avertissement est donné au jo nal le Progrès de tOise^ en la personne du sieur Ju Escuyer, son rédacteur gérant.
Fait à Beauvais, le 8 août 4 852.
Le préfet de l'Oise, .
A. Randouin.