LIVRE VIII, CH. I APPLICATION DE CES MOYENS
Ces observations terminées, voici les modifications qu'il me paraît essentiel de faire subir à l'ancienne nomenclature.
Dans le nombre des arts qui agissent sur les choses, il en est qui, tout en employant des procédés fort divers, se bornent à extraire mécaniquement du sein des eaux, des bois, de l'air, de la terre, des matériaux auxquels ils ne font subir d'ailleurs presque aucune façon. Je propose de les désigner par le nom général d'industries exlraclives.
D'autres, par des procédés fort divers aussi, se bornent à faire subir aux choses des déplacements; ils ne leur donnent d'autre façon que de les rapprocher des personnes qui les demandent; ils ne les approprient aux besoins des hommes qu'en les mettant à leur portée. Je propose de remplacer le Dom d'industrie commerciale , qu'on leur avait si improprement donné , par celui d'industrie voilurière, qui exprime clairement et sans néologisme la fonction même dont ils sont chargés.
Il en est un troisième ordre dont la lâche est infiniment plus compliquée, qui modifie les choses en elles-mêmes et qui leur fait subir les transformations les plus variées, mais qui, pour opérer toutes ces transformations, comme 'es premiers pour effectuer leurs transports, n'emploie que des forces chimiques ou mécaniques. On les a justement compris tous sous le nom général d'industrie manufacturière.
Enfin il en est d'autres qui opèrent des métamorphoses d'un ordre beaucoup plus élevé, qui créent une multitude de productions végétales et animales; mais qui emploient à cet effet, indépendamment des forces chimiques et mécaniques dont tous les autres font usage, un agent d'une nature spéciale et merveilleuse qu'on a nommé la vie. On les désigne par le nom d'industrie agricole.
Il sera question d'abord de ceux qu'on a dû exercer les pre-