‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec les plus de puissance (volume 2)Chapitre 8 sur 33 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

POURQUOI JE COMMENCE PAR CETTE CLASSE D'ARTS. — NOUVELLE NOMENCLA- TURE QUI EN EST FAITE,

Je vais parler d'abord des arts qui s'efforcent d'approprier les objets extérieurs aux besoins de l'homme.

Ce n'est pas sans raison que je commence par ceux-ci. Ils sont le fondement essentiel de tous les autres. J'en suis fâché pour les esprits élevés qui aiment à ne considérer l'humanité que par ses facultés les plus nobles; mais, avant tout, il faut exister : ceci est vrai pour le stoïque comme pour l'épicurien, pour le voluptueux comme pour l'ascétique. Avant d'être un homme religieux, moral, éclairé, poli, distingué, il faut être. La vie morale, au moins dans ce monde matériel, à ses premiers fondements dans l'entretien de la vie organique; et l'intelligence la plus vive et la plus épurée est obligée, sous peine de s'éteindre et de cesser d'agir, de commencer par pourvoir aux besoins de son enveloppe. Ce sont là de ces vérités qu'il n'est pas possible de méconnaître, alors même qu'on aurait le plus de peine à se les avouer.

Voici d'ailleurs une chose qu'il faut comprendre, et qui

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