‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 42 sur 87 · Voir Ritter , Èdtl de lâ pbil. , Idm» 3 , p. a · texte numérisé non relu

Voir Ritter , Èdtl de lâ pbil. , Idm» 3 , p. a

B8 L'AUTEfiNTlClTé DE L^ORGANON: — GHAP. Vin. ÈB

cités dans les Premiers Analytiques et dans lUerméneia ; ils le sont aussi dans la Rhétorique^ etc. '.

De toutes ces citations des différents livres de rOrganon^ il résulte évidetnment que cette doctrine forme un ensemble systématique y dont les iMUties ont entte elles les plus nombreux et lés plus complets rapports. On pourrait révoquer eu douté Tauthenticité de quelques-unes de ces citations^ de celles , par exemple , des Analytiques qui dé» signent les Topiques , et de celles deâ Topiques qui désignent réciproqbeiHent les Analytiques; mais il n'en resterait pas moins certain que les relations des six traités qui composent l'Organon sont bien réelles , puisqu'elles ont pu être établies d'une telle façon, que ce soit d'ailleurs Aristote luimême ou ses successeurs qui les aient notées. Ces relations, dont la chaîne peut paraître ici biei» légère , deviennent beaucoup plus évidentes , et par cela même beaucoup plus importantes, quand on analyse la doctrine logique d' Aristote dans toute son étendue.

L'Organon est le seul des ouvrages du Stagirite où il ait parlé de lui-même. On connaît le fameux passage qui termine les Réfutations des sophistes, et dans lequel Aristote revendique ses titres à l'in-

I. Yoir Bitter, HUt. de la PhiL, tom. 3, p. 29. Voici, da reste, rUicatioii de tous lespasoages de la Rhétor. où les topiques sont cités : IbéCyliT. X, ch. I, p. i355y a, aS, ch. a, 1356, 1>9 <<» l358,a» 10 et ai, Ut. 1» ch. aa, xSgâ, b, 4, ch. a4 , 1401 , a, », ch. aS^ iK9% , 35 , oh. 16 , x4o3 , « , 3i. Eitter n'indique qoe cinq passages.

dulgence et à Testime de la postérité, pour étreentré le premier dans une carrière si difficile. Mais cette dignité personnelle et cette réserve , qualités particulières aux anciens, n'ont point permis au philoso{)he de nous donner, sur ses travaux et ses propres efforts , les détails que la curiosité moderne réclame et qu'elle excuse si facilement. Ainsi, ce passage même, tant reproché au Stagirite par ses adversaires, ne saurait nous fournir aucune lumière nouvelle pour les recherches dont nous nous occupons ici. C'est une sorte d'élan de cœur; c'est une couronne modeste que le génie se décerne à lui-même, une garantie qu'il se donne contre le temps , et la malignité dont il.prévpit les attaques : mais ce n'est point une confidence persofmelle. Aristote ne se met pas en scène lui* même : il n'y met que son ouvrage. Le philosophe, tout grand qu'il est, ne se le croit pas cependant assez pour occuper un seul instant le monde auquel il s'adresse de ce qui ne regarde que lui seul. Cette réserve si haute et si digne doit sembler une nouvelle preuve de l'authenticité de ce passage, niée par Patrizzi. Le fiiussaire qui l'eût ajouté n'aurait été ni aussi grave ni l'Xissi sobre. £n y regardant avec plus d'attention ^ le professeur illyrien ne s'y serait pas trompé.

DE L* AUTHENTICITE DE t^ORGAIION. — CBAP. IX. 85

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