LIVRE I, CHAPITKE XXVIIL
prendre le moyen, non pas différent, mais identique. § I9.£n second lieu, dans les cas où le syllogisme peut se former, en prenant, soit le contraire, soit les termes qui ne peuvent servir à la fois d'attribut au même terme, on les ramènera tous au cas précédent. § 20. Par exemple : si B et F sont contraires , ou s'ils ne peuvent être attribués à un même objet , avec des données de ce genre , il y aura syllogisme concluant que A ne peut être à aucun E. Mais cette conclusion se tire, non pas des données initiales, mais bien par le procédé antérieurement indiqué ; ainsi B étant à tout A et n'étant à aucun E , il est nécessaire que B soit identique à quelque H. § 21. De même encore, si B et G ne peuvent être attribués au même objet, on conclura que A n'est point à quelque £ ; car, de cette façon encore , on aura la figure moyenne , parce que B étant à tout A et n'étant à aucun G , il faut nécessairement que B soit identique à quelque H ; et, de fait, il n'y a aucune différence à dire que B et G ne sont point au même objet, ou de dire que B est identique à quelque H, puisque, par H, on avait compris toutes les choses qui ne peuvent être à E.
S 19. Aux cas préeédenti, c'està-dire , aux modes de réunion indiqués 8 6 et suiv.
§ 20. Concluant, que A n'est à aucun E, Conclusion du g 3. Ainsi, B étant noir, A poix, E neige; on aurait : Toute poix est noire : aucune neige n'est noire ; Donc aucune neige n'est poix; etB, conséquent de A , est identique à H répugnant de E.— Antérieurement indiquée,' c'est-à-
dire qu'il faut convertir la mineure et la conclusion simplement, et transposer les prémisses; et de plus B est identique à H.
g 21. On conclura que A n*e$t point à quelque E, B est à tout A , B n'est à aucun G; Donc A n'est à aucun G : par conséquent il n'est pas à quelque E; car G est un antécédent ou une espèce de E. Voir g 5 et encore ici B est identique à H.
§ ati. Enfin y on peut voir que, de ces dernières recherches, on ne peut tirer aucun syllogisme; car si B et ¥ sont contraires, il faut que B soit identique à quelque . H , pour que ces deux termes puissent former un syllogisme; mais, en prenant ainsi les contraires, il arrive qu'on fait fausse route, parce qu'on omet parfois l'identité de B et de H.