‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 4 sur 98 · CHAPITRE PBEMIEK · texte numérisé non relu

CHAPITRE PBEMIEK

Pe UAtbentiçité de rOr^mDil m $iafbéï. .

Pour toiU ouvrage de TaBriquîté , la première question à résoudre est de savoir, 8*U appartînt bien ré^lem&pt à Tépoque et à rhomme au&queb op le rapporteordioaireiQeiit PeiK>« jours surtoM où l'érudition, en (xnrrigeaot tant d'erreur» c<A« firmée^ par les siècles, ea a peut*étre commis une nouvelle et non moins grave en poussant le doute b^auiQOup trop loin , il importe d'établir les Ulres aiMhentiques de tout ouvrage qu'on étudie, quel*» qujd peu kgktimes que BtwM ks motifs de (usi^ pidon. Une^ia non interrompue de monumesite qui commencent à la fin du second siècle avec GblieH , Apulée, et Alexandre d' Apfaro^e, et qui se; continuent sans lacune ..jusqu'à nos jours , attestent et constatent la l^itimité de toutes let^ parties dont l'Organon se compose. VOrgUMti se

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trouve par là dans une position tout exceptionnelleg 8t c'est peut-être le seul de tous les livres aristotéliques qui ait cet avantage, deci s'explique et se eomprend sans peine , quand on se rappelle le rôle qu'a joué l'Organon dans toutes les écoles grecques et romaines, dans toutes celles du moyenâge et de la Renaissance..

Pourtant , l'exemple même des commentateurs grecs doit ici nous servir de leçon. Dans les questions préliminaires qu'ils ne manquent jamais à se poser avant d'aborder l'explication du texte , l'une des plus importantes est d'en examiner l'authenticité. Tous les commentateurs du cinquième siècle 9 imitant sans doute leurs prédécesseurs, ont suivi cette marche qu'ont adoptée plus tard les interprètes latins , et qu'on retrouve dans Boéce, Ammonius , David l'Arménien % Simplicius; ils appliquent tous cette méthode qu'indique la raison elie-tnéme, et qui paraît avoir été dès long-temps prescrite dans les écoles. On peut la faire remonter, sans crainte d'erreur, jusqu'au temps de Porphyre et de Jamblique, c'est-à-dire au milieu du troisième siècle. Les dotites élevés dès Fâge d'Andronicus de Rhodes sur l'authenticité de certaines parties de rOrganon, faisaient une loi aux commentateurs

z. Unpasfi^ da Commentaire de. Datid l'Arménien, nuin. igS^l f^ 147 , ferait croire que Von. doit attribuer à P^oclns la fixation des dix points préliminaires que tonte exégèse doit éclaircir avant d'ex^liqner nn ouvrage aristotéliqae : le nom de la philosophie' péripatéticienne, son point de départ» etc.

DE l'AirrHBRTIClrt BB IiHxifiAllOll. — CHAP. I. 4 S

de les discuter y mais il bSlut un assez long espace de temps pour que cette méthode fut convertie en règle formelle ; et l'on n'en trouve pas encore l'application complète dans les commentaires d'Alexandre d'Aphrodise.

Si donc les interprètes nationaux ont cru devoir se livrer à cet examen , à plus forte raison devons* nous nous y livrer aussi, bien qu'aujourd'hui l'opinion générale , éclairée par toutes les discus« sions antérieures , n'élève point de doute sérieux sur l'authenticité de l'Organon, et n'exige point aussi impérieusement une investigation de ce genre. Mais l'opinion générale ne peut être une autorité suffisante aux yeux de l'érudition; et puisqu'on a bien révoqué en doute l'authenlicité des poèmes homériques et leur composition, ce sera du moins se mettre en garde contre de futures attaques du même genre, que d'établir les titres irrécusables et l'authenticité de la logique d'Aristote.

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