CHAPITRE HUITIEME
Division de cette seconde section.
On a dit précédemment (Tom. i , p. 1 38) que la doctrine de FOrganon se rattachait à une doctrine plus vaste, à celle de la connaissance. On le comprendra sans peine, si Ion songe à la nature de la Logique, qui n'est , en définitive, que la science des formes de la pensée, en tant que ces formes sont soumises à des lois. A côté du raisonnement, DU pour mieux dire, sous le raisonnement Iui« tnéme, il j a toujours Tétre qui raisonne; et sous le II. i
2 OEIJXIÉMI PARTIE. — SECYION II.
syllogisme , riiitelligence qui l'emploie. Qu'est-ce donc que cet être, cette intelligence, dont la Logique expose les procédés et les méthodes , mais dont elle n'a pas mission de scruter la nature propre? Qu'est-ce donc que cet entendement où sont déposée les principes fbnd<amentaux de toute ' doctrine , reconnus et signalés par le Stagirite à la fin des Derniers Analytiques? Aristote s est posé toutes ces questions 9 non pas y il est vrai, d'une manière formelle et spéciale; mais on les retrouve éparses dans le cours de ses recherches» sur le raisonnement, sur l'âme, sur l'organisation des êtres, sur les principes qui dominent toutes les choses d'ici-bas. D'un autre côté, montrer comment Aristote a résolu ces graves problèmes , c'est montrer d'un point de vue plus complet ce qu'était pour lui le système développé dans l'Organon.
La théorie de la connaissance se divise naturellement en deux parties :
i^ La nature de la connaissance^ l'entendement en lui-même, et indépendamment de toute application ;
a^ L'objet de la connaissance; et par suitei l'examen des fonctions que remplit la Logique dans le système entier d' Aristote , et dans le système général de la connaissance tel qu'il l'a conçu.
Dans cet exposé , du reste fori concis , «le la théorie de la connaissance j on regardera comint admis tout ce que contient rOi^anon, et l'oanVa