‹ De la logique d'AristoteChapitre 31 sur 244 · X. Xarcîaiiiis CtpellAy éd. de · texte numérisé non relu

X. Xarcîaiiiis CtpellAy éd. de

I. Voir plot Um, dam ht 3* psrtfe , eh, 7. 3. Voir Valckenaer , Biographie de qnelijaei hommes célèbres. 4* Boeœ^ opcnra. Aristdt. en IliterpreC.) editioiiis pfUMeaeo nniiohuii eoBneiitarionutty Uh. s. •— Edit. soeiuidée eea «on. mejonnn , lîb. 6. S. Boêoe, p. ai 5.

entier, qu'il voulait commenter, comme il Tavait fait pour les deux, premières parties. Boëce, par ses travaux qui plus Aird furent si utiles, tient une place très importante dans l'histoire du péripaté* tisme : mais ce n'est point ici le lieu de s'occuper de cet objet '.

Il ne reste plus à citer, parmi les Latins, que Cassiodore ^ qui , dans son traité ou plutôt son extrait de dialectique , a suivi la logique d'Aristote et de ses commentateurs ; et enfin , Isidore de Séville, au commencement du neuvième siècle, qu'on peut regarder encore comme un auteur latin , et qui, dans le second livre de ses Origines^y a consacré un chapitre à la logique péripatéticienne.

Le seul point de quelque importance à remarquer dans les commentateurs latins , c'est que la division de lllerméneia et des Réfutations des sophistes n'est pas pour eux la même que pour les commentateurs grecs. Ils partagent chaciui de ces traités en deux livres ; ils ont en cela été suivis par le moyen-âge presque entier ; l'Université de Coïmbre,dans son commentaire, au milieu du dixseptième siècle, est restée fidèle encore à leur exemple. Dans les interprètes grecs on ne trouve rien de pareil. Il faut donc croire que les Latins avaient eu des éditions qui autorisaient ce change-

I. Voir plus loin, dans la 3* partia, di« 7. 9. Caasiodore, opéra. Farit, 1600. Tom. a. p. 3. isidori Hiapal. opeia , Colonis Agrip. 1617,

DK l'aUTHEATIGITS DE L*ORGÂNON. — CHAP. VI. 64

mait, ou bien qu'ils l'avaient fait de leur propre autorité. La seconde supposition est certainement moins probable que la première ; mais, quoi qu'il en puisse étre^ cette modification , dont on ne saurait du reste expliquer positivement la cause , prouve que les travaux des Latins sur la Dialectiqae, aviaient leur originalité et leur importance propres.

En recueillant ici d'une manière sommaire les témoignages des commentateurs latins , on les a suitîs chronologiquement beaucoup plus loin qu'on ne l'avait fait pour les commentateurs grecs. C'est que les Latins forment seuls la tran« sition entre les études logiques de l'antiquité et celles du moyen-âge, comme on le verra plus tard dans la troisième partie de ce Mémoire.

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