‹ De la loi du contraste simultané des couleursChapitre 116 sur 249 · CAS · texte numérisé non relu

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558. Rien ne contribue autant à relever la beauté d'une étoffe destinée pour fauteuils, canapés, etc., que le choix du bois qui doit l'encadrer, et réciproquement rien ne contribue autant à relever la beauté du bois que la couleur de l'étoffe qu'on y juxtaposera. D'ajorès tout ce qui précède, il est évident qu'il faut assortir:

Les étoffes violettes ou bleues avec les bois jaunes, comme ceux de citi'on, de raciue de fi'êuej

Les étoffes vertes avec les bois roses ou rouges, comme le bois d'acajou.

Les gris , violets ou bleus vont également bien avec les bois jaunes, comme les gris verdâtres avec les bois rouges.

Mais dans tous ces assortiments il est nécessaire, si on veut obtenir le plus bel effet possible, de prendre en considération le contraste résultant de la bauteur du ton; car une étoffe d'un bleu ou d'un violet foncé ne se marie pas aussi bien avec un bois jaune qu'une étoffe d'un ton clair des mêmes coideurs; c'est la raison pour laquelle le jaune ne va pas aussi bien avec l'acajou qu'il irait avec un bois de la m.éme couleur, mais qui serait moins foncé.

559. Parmi les barmonies de contraste de ton que l'on jjeut faire avec des bois auxquels on laisse la couleur qui leur est propre, je citerai le bois de palixandre; sa couleur brune permet de l'employer avec des étoffes claires pour produire des contrastes de ton plutôt que des contrastes de couleur. On peut l'employer aussi avec des couleurs intenses très -éclatantes, connue le ponceau, l'écarlate, l'aurore, la couleur de feu, etc.

5 60. Lorsqu'on emploie des bois peints au lieu de bois qui doivent conserver la couleiu^ qui leur est naturelle, ou est maître, pour une étoffe don-

née, (l'imprimer au bois la couleur la plus propre à faire ressortir celle de l'étoffe. Pour les assortiments de ce genre , je crois ne pouvoir mieux faire que de renvoyer aux exemples d'assortiments des couleurs principales avec le blanc, le noir et le gris (II.'' partie, Prolégomènes, §. 4? p. m et suiv.).

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