CHAPITRE II
De Thahilleînent des femmes.
Introduction.
681. Quoiqu'il existe beaucoup de variétés dans l'espèce humaine relativement à la couleur de la peau, cependant on peut les i^anger dans les trois divisions suivantes ; Première division. Elle comprend la race blanche
ou caucasique; Deiiœième division. Elle comprend les peuples de l'Amérique, dont la peau est d'un rouge cuivré; Troisième division. Elle comprend la race nègre, les Papous, les Malais, etc., qui ont la peau noire ou olivâtre.
Il n'y a que l'habillement des femmes à peau blanche qui soit susceptible d'être étudié avec détail; cependant je dirai quelques mots des assortiments de couleur qui conviennent le mieux, lorsqu'il s'agit de draperies pour les femmes à peau rouge et à peau noire.
DE LASSORTlMPL^fT DES COULEURS DANS L HACILLEî^IENT DES FEMMES A PEAU liLANCHE.
682. Pour donner de la précision à ce sujet, il faut commencer par établir quelques distinctions.
La première est celle de deux types de femmes à peau plus ou moins blanche, et rosée dans certaines parties ; l'un à cheveux blonds et à yeux bleus; l'autre, à cheveux noirs et à yeux noirs.
La seconde distinction porte sur la juxtaposition des objets de toilette, suivant qu'elle a lieu avec la chevelure, ou bien avec les carnations j car telle couleur qui contraste heureusement avec les cheveux, peut produire un effet désagréable avec la peau.
La troisième porte sur l'appréciation des modifications des carnations du visage par des rayons colorés, émanés de la coiffure, et qui, reflétés sur la peau, teignent cette dernière de la couleur qui leur est propre.
Distinction de deux tjpes extrêmes de femmes à peau blanche.
685. La couleur des cheveux blonds étant essentiellement le résultat d'un mélange de rouge,
de jaune et de brun, il faut la considérer comme de \ orangé rabattu très -pâle -, la couleur de la peau, quoique d'un ton plus bas, y est analogue, sauf dans les parties vermeilles; enfin, les yeux d'une couleur bleue sont véritablement les seules parties du type blond qui forment avec l'ensemble un contraste de couleur; car les parties vermeilles ne produisent, avec le reste de la peau, qu'une barmonie d'analogue de nuance, ou au plus un contraste de nuance et non de couleurj et les parties de la peau contiguè's à la clieveliu-e, aux sourcils, aux cils, ne donnent lieu qu'à une barmonie d'analogue, soit de gamme, soit de nuance. Les barmonies d'analogue dominent donc évidemment dans le type blond sur les harmonies de contraste.
6S4. Le type à cheveux noirs, considéré comme nous venons d'envisager le type à cheveux blonds, nous montre les harmonies de contraste prédominant sur les harmonies d'analogue. En effet, les cheveux, les sourcils, les cils, les yeux, coutrastent de ton et de couleur, non-seulement avec le blanc de la peau, mais encore avec les parties vermeilles qui, dans ce type, sont réellement plus rouges ou moins rosées que dans le type blond, et il ne faut pas oublier que le rouge prononcé, associé au noir, donne à celui-ci le
caractère d'une couleur excessivement foncée , soit bleuâtre, soit verdâlre.
De la chevelure et de la coiffure sous le rapport de leurs couleurs respectives.
685. Si nous considérons les couleurs qui passent généralement pour aller le mieux aux chevelures blondes et aux chevelures noires, nous verrons que ce sont précisément celles qui produisent de grands contrastes : ainsi le hleu de ciel, connu pour aller très-bien aux blondes, est la couleur qui s'approche le plus d'être complémentaire de la couleur orangée, fond de la teinte de leur chevelure et de leur carnation (683). Deux couleurs estimées depuis longtemps pour se marier heureusement aux chevelures noires, le jaune et le rouge plus ou moins orangé, contrastent pareillement beaucoup avec la leur (684). Effectivement, le jaune et le rouge orangé contrastent par la couleur et le brillant avec le noir, et leurs complémentaires, le violet et le vert bleuâtre, en se mêlant à la teinte des cheveux, sont loin de produire aucun mauvais résultat.
Des carnatlojis et des draperies contigues sous le rapport de leurs couleurs respecLwes.
QS6. La juxtaposition des draperies avec les diverses carnations de femmes, olfre aux peintres de portraits une foule de remarques qui sont toutes conséquentes aux principes exposés précédemment : nous énoncerons les plus générales.
Draperies rouges et carnations.
68j. Le rose ne peut être mis en contact avec les carnations les plus rosées sans leur faire perdre de leur fraîcheur, ainsi que nous l'a démontré d'ailleurs l'expérience rapportée, lorsqu'il s'est agi des inconvénients du rose employé comme fond d'une salle de spectacle (Sqs). Il est donc nécessaire de séparer le rose de la peau par un moyen quelconque j ce qu'il y a de plus simple, sans recourir à des étoffes de couleur, est de border les draperies de ruches de tulle, qui produisent l'effet du gris par le mélange de fils blancs qui réfléchissent la lumière et d'interstices qui en absorbent beaucoup : il y a ainsi un mélange d'ombre et de lumière qui rappelle l'effet du gris naissant de petits carreaux de verre enchâssés dans du plomb (434)? vus à une grande distance.
Le rouge foncé a moins d'inconvénient pour certaines carnations que n'en a le rose; parce que, plus haut que ce dernier, il tend à les blanchir par suite du contraste de ton.
Draperies ^vertes et carnations.
6d)8. Le vert tendre est au contraire favorable à toutes les carnations blanches qui manquent de rose ou qui peuvent en recevoir plus qu'elles n'en ont sans inconvénient. Mais il n'est point aussi favoï-able aux carnations plutôt rouges que roses, ni à celles qui ont une teinte d'orangé mêlé de brun, parce que le rouge qu'il ajoutera à cette teinte pourra la briqueter. Dans ce dernier cas un vert foncé aurait moins d'inconvénient que le vert tendre.
Draperies jaunes et carnations.
689. Le jaune donne du violet à une peau blanche, et sous ce rapport il est moins favorable que le vert tendre.
Aux peaux d'une teinte jaune plutôt qu'orangée, il donne du blanc; mais cet assortiment est bien fade pour une blonde.
Lorsque la peau a une teinte orangée plutôt que jaune, il pourra la roser en neutralisant le jaune. Il produit cet effet sur des carnations du type à cheveux noirs, et c'est encore (685) ainsi qu'il sied bien aux brunes.
Draperies a)iolettes et carnations.
690. Le violet, complémentaire du jaune, produit des eiïels contraires; ainsi il donne du jaune verdàlre aux peaux blanches. Il augmente la teinte jaune des peaux jaunes et orangées. Enfin, pour peu qu'il y ait quelque chose de bleuâtre dans une carnation, il la verdit. Le violet est donc une des couleurs les moins favorables à la peau, du moins quand il n'est pas assez foncé pour la blanchir par contraste de ton.
Draperies bleues et carnations,
691. Le bleu donne de l'orangé, qui est susceptible de s'ajouter heureusement aux carnations blanches et aux carnations blondes, qui ont déjà une teinte plus ou moins prononcée de cette couleur. Le bleu peut donc convenir à beaucoup de blondes, et justifier encore dans ce cas de juxtaposition (685) sa réputation.
Il n'ira pas aux brunes, qui ont dans les carnations une teinte trop prononcée d'orangé.
Draperies orangées et carnations.
692. L'orangé est trop éclatant poijr être recherché; il bleuit les peaux blanches, blanchit celles qui ont une teinte orangée, et va'dil les peaux d'une teinte jaune.
Draperies blanches et carnations.
695. Les draperies d'uïi blanc mat, comme la percale, vont bien aux peaux fraîcbes, dont elles relèvent la couleur rosée; mais elles \out mal aux carnations qui ont une teinte désagréable, toujours par la raison que le blanc exalte toutes les couleurs en en élevant le ton; il ne sied pas conséquemmcnt aux peaux qui, sans avoir cette teinte désagréable, sont sur le point d'y atteindre.
Les draperies blancbes très-claires, comme la mousseline, le tulle, plissés, et surtout façonnés en rucbes, ont un tout autre aspect : elles paraissent plutôt grises que blancbes, par la raison qu'il y a contraste entre la lumière réflécbie à l'œil par les fils blancs, et celle qui s'absorbe dans les interstices des fils et \es plis, ainsi que je l'ai dit (687), et c'est encore sous ce rapport qu'on doit considérer toute draperie blancbe qui laisse passer la lumière par ses interstices, et qui n'apparaît aux yeux que par la surface opposée à celle qui reçoit la lumière incidente.
Draperies noires et carnations.
G94- Les draperies noires, abaissant le ton des couleurs qui y sont juxtaposées, blancbiront la peau; mais si les parties vermeilles ou rosées sont éloignées à un certain point des draperies , il se
pourra que, quoique abaissées de ton, elles paraissent, relativement aux parties blanclies de la peau, contiguës à ces mêmes draperies plus rouges qu'elles ne paraîtraient si la contiguilé du noir n'existait pas : cet effet est analogue à celui que nous avons mentionné (458 et 67 1).
De la coiffure sous le rapport des rajons colorés quelle peut reJJéter sur la peau.
695. Nous sommes en mesure de voir, d'une manière précise, l'effet des chapeaux de couleur sur le teint, et s'il est vrai, comme on le croit généralement, qu'un cliapeau rose donne ciu rose à la peau, tandis qu'un cliapeau vert lui donne du vert par suite des rayons colorés que chacun d'eux reflète sur elle. Avant d'aller plus loin, je préviens qu'il ne s'agit plus des coiffures qui, trop petites ou trop rejetées en arrière pour donner lieu à des reflets, ne peuvent produire que des effets de contraste, comme je l'ai dit plus haut en traitant de la juxtaposition des objets de couleur avec les cheveux et la peau (685, 6S6 et suivants).
696. Si un objet en relief est éclairé exclusivement par une lumière colorée, il paraît teint de la couleur de cette lumière. Une figure blanche
de plâtre, par exemple, placée dans une enceinte où il n'arrive que des rayons rouges, paraît colorée en rouge, du moins à la plupart des yeux et dans la plupart des circonstances; car je n'oserais pas affirmer que certains yeux, dans quelques circonstances, ne pussent percevoir la sensation de la complémentaire des rayons colorés, en voyant certaines parties du plâtre.
697. Mais si la figure est exposée à recevoir à la fois des rayons colorés et la lumière diffuse du jour, il se produira, aux yeux d'un spectateur convenablement placé, un effet complexe, résultant,
1.*' De ce qu'il y a des parties dans la figure Llanclie, qui renvoient aux yeux du spectateur les rayons colorés qui tombent dessus;
2° De ce qu'il y a des parties dans cette figure qui renvoient de la lumière diffuse du jour eu assez grande quantité pour paraître blanches ou presque blanches;
3.° De ce qu'il y a entre les parties qui envoient à l'oeil de la lumière colorée, et celles qui lui envoient de la lumière diffuse du jour, des parties qui sont dans la condition de paraître de la couleur complémentaire de la lumière colorée réfléchie.
698. Une conséquence assez remarquable de lefTet complexe dont je viens de parler, c'est que les rayons de couleurs mutuellement complémentaires, éclairant successivement un même objet, concurremment avec la lumière diffuse du jour, tout étant égal d'ailleurs, donnent lieu à la même coloration, mais avec cette différence, que les mêmes couleurs sont distribuées d'une manière inverse dans les deux cas.
Exemples :
1." Des rayons rouges et des rayons verts donnent lieu à des effets qui ont cette analogie, que la figure blanclie présente, dans les deux cas, des parties rosées, des parties vertes et des parties blanches j mais les parties qui sont vertes lorsque la lumière incidente est rouge, paraissent rosées lorsque la lumière incidente est verte;
2.° Des rayons jaunes et des rayons violets donnent lieu à des effets qui ont cette analogie, que la figure blanche présente, dans les deux cas, des parties jaunes, des parties violettes et des parties blanches;
3.° Des rayons bleus et des rayons orangés donnent lieu à des effets qui ont cette analogie, que la figure blanche présente, dans les deux cas, des parties bleues, des parties orangées et des parties blanches.
699- L'expérience est parfaitement conforme à tout ce que je viens de dire (697), et voici comment on peut s'en assurer : entre deux fenêtres directement opposées ou percées dans deux murs d'équerre, lesquelles donnent passage en même temps à la lumière diffuse du jour, on place une figure blanche, de plâtre, de manière que chaque moitié soit éclairée directement par une des fenêtres. On intercepte complètement une des lumières, pendant qu'un rideau de couleur ne transmet que certains rayons dans la chambre; alors la figure n'offre à la vue que la couleur du rideau; mais si on ouvre la seconde fenêtre, la figure se trouvant éclairée par la lumière diffuse du jour en même temps qu'elle l'est par la lumière colorée, on aperçoit des parties blanches et des parties teintes de la complémentaire de cette lumière colorée transmise par le rideau.
Cette expérience apprend donc que si un chapeau, rose par exemple, donne lieu sur une carnation à des reflets de cette couleur, les parties ainsi rosées par l'effet du contraste donnent ellesmêmes lieu à des teintes verdâtres, puisque la figure, en même temps qu'elle reçoit les reflets roses, reçoit la lumière diffuse.
«700. Les choses amenées à ce point, il reste à apprécier l'influence réelle du chapeau; pour cela
on place trois copies de plâtre blanc d'un même modèle dans une position pareille relativement à la lumière diffuse du jour, puis on les observe comparativement après avoir coiffé le plâtre du milieu d'un chapeau blanc et les deux autres de cliapeaux dont l'un est de la couleur complémentaire de l'autre. On s'assure ainsi que Vinjlueîice du reflet, pour colorer la figure, est très-faible , lors même que le chapeau est placé de la manière la plus favorable au phénomène qu'on 'veut observer.
Chapeau rose.
701. La couleur rosée, reflétée sur la peau, est très-faible, excej)té sur les tempes. Partout où des parties rosées sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, cellesci paraissent très -légèrement verdâtres.
Chapeau vert.
702. La couleur verte, reflétée sur la peau, est très -faible, excepté sur les tempes : partout où des parties vertes sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, cellesci paraissent légèrement rosées; l'effet du vert reflété pour colorer en rose, est proportionnellement plus grand que l'effet du rose reflété pour colorer en vert
Chapeau jaune.
703. La couleur jaune, reflétée sur la peau, est très-faible, excepté sur les tempes; partout où les parties jaunes sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, cellesci paraissent ti'ès-sensiblement violétées.
Chapeau 'violet.
704. La couleur violette, reflétée sur la peau» est très-faible, même sur les tempes; partout où les parties violettes sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, cellesci paraissent légèrement jaunes; mais cette coloration est très-faible, parce que les reflets du Tiolet le sont eux-mêmes.
Chapeau hleu céleste.
705. La couleur bleue, reflétée sur la peau, est très-faible, excepté sur les tempes; partout où les parties bleues sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, celles-ci paraissent légèrement orangées.
Chapeau orangé.
706. La couleur orangée, reflétée sur la peau, est très-faible, excepté sur les tempes; partout où les parties orangées sont contiguè's à des parties faiblement éclairées par la lumière du jour, celles-ci paraissent légèrement bleuâtres.
707- Il est donc évident, d'après ces expériences , qu'un chapeau de couleur produit bien plus d'effet en vertu du contraste naissant de la juxtaposition avec les carnations, que par les reflets colorés qu'il leur envoie.
708. Voyons maintenant le parti que le peintre peut tirer des observations précédentes, lorsqu'il s'agit de prescrire un chapeau à un modèle appartenant au type à cheveux blonds ou au type à cheveux noirs.
a) Tjpe à cheveux blonds.
709. Un chapeau noir à plumes blanches, à fleurs blanches ou roses ou rouges, convient aux blondes.
710. Un chapeau blanc mat ne convient réelment qu'aux carnations blanches et rosées. Il en est autrement des chapeaux de gaze, de crêpe, de tulle; ils vont à toutes les carnations. Le chapeau blanc peut recevoir des fleurs blanches, roses et surtout des fleurs bleues.
711. Le chapeau bleu clair est spécialement seyant au type blond : il peut être orné de fleurs blanches, dans plusieui^ cas de fleurs jaunes et orangées, mais non de fleurs roses ou violettes.
712. Le chapeau vert est avantageux aux carnations blanches ou convenablement rosées : il peut recevoir des fleurs blanches et roses surtout.
71 3. Le chapeau rose ne doit point être contigu à la peau, et si l'on trouvait même que les cheveux ne l'en séparassent pas suffisamment, on. pourrait en éloigner encore le rose au moyen du blanc, ou, ce qui est préférable, du vert. Une guirlande de fleurs blanches, pourvues de leurs feuilles, est d'un bon effet.
71 4- Je ne conseillerai l'usage d'un chapeau rouge plus ou moins foncé, que lorsque le peintre voudra diminuer une teinte trop ardente.
71 5. Enfin, le peintre ne devra prescrire ni les chapeaux jaunes ni les chapeaux orangés, et être fort réservé lorsqu'il s'agira du violet.
b) Tjpe à cheveux noirs.
716. Un chapeau noir ne contraste point autant avec l'ensemble du type à cheveux noirs, qu'il contraste avec l'autre type; cependant il peut être d'un bon effet, et recevoir avec avantage des accessoires blancs, rouges, roses, orangés et jaunes.
717. Le chapeau blanc donne lieu aux mêmes remarques que celles qui ont été faites relative-
( 454 ) ment à son usage à l'égard du type blond (710), sauf c£ue, pour les brunes, il convient de recourir de préférence à des accessoires rouges, roses, orangés et même jaunes, plutôt qu'à des accessoires bleus.
718. Les chapeaux rose, rouge, cerise, vont bien aux brunes , lorsque les cheveux séparent , autant que possible, les carnations du chapeau. Les plumes blanches vont bien avec le rouge ; et les fleurs blanches , abondamment garnies de leurs feuilles, sont d'un bon effet avec le rose.
71g. Un chapeau jaune sied bien aux brunes, et reçoit avantageusement des accessoires violets ou bleus : il faut toujours que les cheveux s'interposent entre les carnations et la coiffure.
7 20. Il en est de même pour les chapeaux d'un orangé plus ou moins rabattu, tels que les couleurs chamois et ventre de biche. Les accessoires bleus sont éminemment convenables avec l'orangé et ses nuances.
721. Un chapeau vert sied aux carnations blanches et faiblement rosées : les fleurs roses, rouges, blanches, doivent être préférées à toutes autres.
722. Un chapeau bleu ne convient qu'à des carnations blanches ou faiblement rosées : il ne peut donc s'allier à celles qui ont une teinte d'orangé brun. Lorsqu'il convient à une brune, il peut recevoir avec avantage des accessoires orangés et jaunes.
723. Un chapeau violet est toujours défavorable aux carnations, puisqu'il n'en est aucune à qui le jaune convienne. Cependant, si on interpose entre le violet et la peau, non-seulement des cheveux, mais des accessoires jaiunes, un chapeau de cette couleur pourra être seyant.
724. Toutes les fois que la couleur d'un chapeau ne répond pas à l'efTet qu'on en attendait, lors même qu'on a séparé les carnations de la coiffure par de grandes masses de cheveux, il est avantageux de placer , entre ceux-ci et le chapeau, des accessoires, tels que rubans, guirlandes ou fleurs détachés, etc., de la couleur complémentaire du chapeau, ainsi que je l'ai prescrit pour le chapeau violet (725); il faut encore que la même couleur se retrouve sur la partie extérieure du chapeau.
DE l'aSSORTBIENT DES COULEURS DANS l'hABILLEMENT DES FEMMES A PEAU ROUGE CUIVRÉ.
725. La teinte des carnations des femmes de la race américaine à peau rouge cuivré est trop prononcée pour qu'on doive cherclier à la dissimuler, soit en l'abaissant de ton, soit en la neutralisant. Il n'y a donc pas possibilité de faire autrement que de la rehausser; dès lors il faudra des drajieries blanches ou des draperies d'un bleu tirant d'autant plus sur le vert, que la teinte sera d'un orangé plus rouge.
DE l'assortiment DES COULEURS DANS l'hABILLEMENT DES FEMMES A PEAU NOIRE OU OIIVATRE.
726. Si j'ai prescrit les harmonies de contraste de ton ou de couleur pour les carnations d'un rouge cuivré, à plus forte raison doivent -elles l'être lorsqu'il s'agit de draper des carnations noires ou olivâtres; on peut donc employer le blanc ou les couleurs les plus brillantes, telles que le rouge, l'orangé et le jaune. La considération du contraste détermine le choix qu'on doit faire de l'une d'elles dans un cas particulier. S'agit -il du noir le plus intense, d'un noir oli-
vâtre ou verdâtre, le rouge est préférable à toute autre couleur; le noir est-il bleuâtre, l'orangé est surtout convenable. Enfin, le jaune irait bieu à un noir violâtre.
Conséquences applicables à la peinture en portrait.
727. J'ai dit plus liaut (35 1) que le peintre de portrait doit s'attacher à trouver, dans la carnation de ses modèles, la couleur qui y prédomine, afin de la faire valoir au moyen des accessoires, et j'ai ajouté qu'il y a des teintes brunes, orangées, cuivrées même, appartenant cependant à la race blanche, qui sont susceptibles d'être reproduites dans un portrait avec plus d'avantage qu'on ne le pense généralement. Il est évident que les faits exposés dans ce chapitre donnent au peintre le moyen d'obtenir non-seulement le résultat que je viens de rappeler, mais encore le résultat contraire, s'il jugeait plus convenable de neutraliser ou du moins d'atténuer une teinte au lieu de chercher à l'exalter; je vais résumer les conséquences de ces faits, dans la supposition où il veut exalter la teinte, et dans celle où il veut la neutraliser.
(458) I." SUPPOSITION. Le peintre veut exalter une