Au massif 4, par le feuillage du buis
Le massif n.° 2 , dont la seconde ligne de a' en d' est plantée de faux ébéniers et de bois de Judée, et le massif n.° 4» dont la deuxième ligne concentrique renferme des faux ébéniers et des bois de Judée, se lient au massif n.° 6, dont la ligne du côté de l'allée /^ est pareille.
Le massif 4 se lie à un massif voisin, composé de la manière suivante :
(545) i/' Ligne concentrique. Rhus cotinus, rosier, rhus cotinus, etc.
Entre les rluis il y a un intervalle de 2 mètres. i! Ligne médiane. Laurier-amande, touffe de bois de Judée, sycomore, faux ébénier, marronnier rouge, boisde Judée, érable satiné, faux ébénier, laurier , frêne non-. L'effet desrbus cotinus, pourvus de leurs fruits, est des plus agréable en automne.
C. Exemple d'harmonie entre des massifs plus ou moins éloignés les uns des autres.
Les harmonies s'établissent entre des massifs éloignés les uns des autres, par les mêmes moyens qu'on établit celles des massifs voisins, sauf que l'intervalle qui se trouve entre les premiers exige que des points de vue principaux où ils doivent se présenter simultanément aux yeux, les formes ou les couleurs qui en établissent la liaison, soient parfaitement visibles.
Les feuillages étant bien plus abondants que les fleurs dans les massifs, les nuances de leurs verts ne différant jamais entre elles autant que peuvent différer les couleurs de leurs fleurs, il en résulte que des massifs éloignés, quelle que soit la variété de leurs feuillages respectifs, sont toujours en harmonie de forme et de couleur s'ils ont été plantés d'après nos règles, et s'ils se composent
uniquement de plantes ligneuses qui perdent leurs feuilles en hiver, ou uniquement d'arbres verts qui ne les perdent pas; mais dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsque les massifs éloignés sont- formés, les uns d'arbres feuillus, et les autres d'arbres verts, il y a des remarques à faire relativement aux conditions d'harmonie, qui sont d'autant plus nécessaires, que des jardins-paysages même soignés pèchent sous ce rapport. En effet, un groupe de quelques arbres verts ou un seul massif de ces arbres dans un grand es^iace où se trouvent des massifs d'arbres feuillus ^ sont toujours en désaccord avec ceux-ci. Pour remédier à ce défaut, il faut multiplier les groupes ou massifs d'arbres verts de manière à établir entre tous cette même corrélation que demandent les arbres qui perdent leurs feuilles j mais il n'est pas nécessaire que ces arbres occupent un espace égal à celui qu'occupent les arbres ordinaires, il suffit que leur forme soit rappelée à des intervalles convenables. En un mot, pour que des arbres verts produisent un bon effet, ils doivent composer, à eux seuls, un ensemble qui se marie ou s'intercale à l'ensemble des massifs d'arbres feuillus.
On peut opposer les épicéas aux pins , aux cèdres, aux mélèzes; différents groupes composés
1 C'est-à-dire des arbres qui perdent leurs feuilles en hiver.
seulement de trois de ces arbres, suffisent pour harmonier un grand terrain où se trouveraient deux ou trois groupes composés d'une cinquantaine des mêmes arbres.
804. 9-^ Règle. Il y a des cas où le besoin, soit de la perspective^, soit de l'harmonie, exige dans un grand massif une ligne d' arbres qui ne soit ni concentrique à sa circonscription , ni identique à la ligne centrale, s'il j en a une; telle est, par' exemple, la ligne PR qui se trouve dans les massifs 1 et 2 (fîg. 102) -.pour que la plantation de cette ligne soit correcte et conséquente aux principes précédents, il faut que les tiges qui la dessineront au-dessus des plantations concentriques, soient dans des points d'intersection de la ligne PR, avec les lignes concentriques et la ligne centrale, s'il f en a une, et il faut, autant que possible, que les tiges soient à des distajices égales l'une de l'autre, et dans des places qui, si elles n'étaient pas plantées d'arbres, le seraient par quelques-uns des végétaux qui composent les lignes concentriques.
Cette règle, nécessaire dans beaucoup de cas, donne à notre système de plantation une généralité qu'il n'aurait pas sans elle, puisqu'en la mettant en pratique on établit un rapport où il n'y en aurait pas eu. Je ferai remarquer que ces
(548) lignes ne doivent en général se composer que de plantes peu touffues, un peu plus élevées que celles qui sont devant, et qu'il suffit presque toujours qu'elles soient placées à de grands intervalles les unes des autres. Au reste, il faut se régler sur la grandeur des végétaux qui sont derrière et devant.
8o5. lo.*^ Règle, jlprès avoir tracé des lignes de plantations et mis des piquets pour indiquer le centre des trous à creuser , on tracer a^ sur un papier gris, des lignes représentant celles du massif qu'on ueut planter, on prendra sur elles autant de points équidistants qu'il j a de piquets dans les lignes de plantation correspondantes , puis on collera sur ces points de petits pains à cacheter, ou de petits cercles de papier de la couleur des Jleurs des végétaux ou de celle de leur feuillage , suivant l'effet qu'on en attend. Enfin, on pourra étendre cette règle à un ensemble de massif d'un même système.
Par ce moyen, on jugera de l'harmonie des couleurs des fleurs ou des différentes nuances de vert produites par les végétaux dont on veut composer le massif, et par conséquent on pourra rectifier ce qui ne paraîtrait pas bien avant de planter.
Quoique cette règle soit plus particulièrement applicable aux massifs de fleurs dont on découvre
( 549 ) toute l'étendue d'un coup d'oeil, cependant elle est encore avantageuse pour les plantes destinées à agir par leur feuillage.
Un système de massifs ainsi représenté, sera très-propre à faire apprécier non-seulement l'effet des végétaux qui composent chacun d'eux, mais encore l'effet général des massifs subordonnés, des massifs voisins et des massifs éloignés. Il sera trèsutile, pour faire apprécier la répartition des arbres verts dans l'ensemble de la composition, puisqu'on pourra distinguer ces essences de celles qui perdent leurs feuilles par des pains à cacheter, ou de petits cercles d'un vert noir, différent de celui qu'on emploiera pour les autres.
Un pareil plan, qu'il est toujours facile de faire, permettra à un propriétaire, une fois que ses massifs seront dessinés, leurs lignes concentriques tracées, les espèces qu'il veut planter déterminées, de ne demander au pépiniériste absolument que le nombre des individus de chaque espèce dont il a besoin.
Enfin, pour un propriétaire, il n'y a pas de plan plus simple ni plus convenable pour représenter exactement, je ne dis pas tous les arbres qui entrent dans la composition de ses massifs, mais encore les arbrisseaux, les arbustes, sousarbusLes, et même les plantes herbacées qui eu font partie.