‹ De la loi du contraste simultané des couleursChapitre 221 sur 249 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Pj^incipe de la stabilité.

905. Toutes les fois qu'un objet quelconque doit être offert aux regards à l'ëtat d'immobilité ou de repos, nous aimons à le voir dans une position de parfaite stabilité; car nous sommes affectés d'un sentiment désagréable, pénible même, si nous jugeons qu'il suffit du moindre effort pour le renverser : de là se déduit la nécessité de soumettre au principe de Féquilibre, la pose des figures d'un tableau, d'une statue et des monuments élevés par l'arcbitecte. L'inclinaison de la tour de Pise (// campanile torto) et des deux tours de Bologne {degli asinelli et de garisendi) n'est point un effet de l'art, mais bien le résultat d'un affaissement du sol qui a été plus grand d'un côté que de l'autre. Les remarques que de la Condamine a consignées dans son Voyage d'Italie (page i3) relativement à la première de ces tours, me semblent devoir porter la conviction dans tous les esprits.

go4- Un cas qui m'a toujours paru très-propre à démontrer l'inconvénient qu'il y a de ne pas observer le principe de la stabilité, est le mauvais effer d'une maison bâtie sur un plan peu étendu et incliné vers une vallée ou une plaine

qu'il domine comme éminence; car il semble qu'une maison ainsi placée manque de stabilité, et qu'elle doive céder au moindre effort qui la poussera du baut en bas du plan incliné. Il suffit presque toujours, pour remédier au mauvais effet dont je parle, d'élever le terrain de manière que l'édifice se présente sur un plan horizontal, qu'on prolongera le plus possible du côté de la vallée.

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