‹ De la loi du contraste simultané des couleursChapitre 228 sur 249 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Principe de la vue distincte.

g55. Il faut qu'un ouvrage quelconque d'art satisfasse au principe de la vue distincte, d'après lequel toutes les parties d'un tout qui sont destinées à s'offrir aux yeux, doivent s'y présenter sans confusion et de la manière la plus facile. En effet, le spectateur désire toujours quelque cliose aux ouvrages qui ne remplissent point cette condition. Je ne veux pas citer d'autre exemple que la vue de la façade du Palais des beaux-arts, vis-à-vis de laquelle se trouvent Y arc de Gaillon et une colonne qui , placée en avant de cet arc , le partage en deux de la manière la plus désagréable pour le spectateur qui regarde le palais. ^

954. J'ai toujours considéré le principe de la vue distincte comme essentiel à tous les arts qui parlent aux yeux; et il y a plus, c'est pour y obéir que l'on fait usage de la couleur, du relief, que l'on est forcé même de ne présenter qu'un petit nombre d'objets à la vue, que plus ils sont

1 La remarque que nous faisons n'est point une critique applicable à l'architecte du Palais des beaux-arts, parce que nous savons que c'est dans la crainte qu'on ne détériorât un des chefs-d'œuvre de la renaissance, qu'il n'a pas voulu qu'on enlevât l'arc de Gaillon du lieu où il a été placé lors de la translation qu'on en a faite au Musée des Petits-Augustins.

(657) grands, moins ils doivent être tourmentés et plus leurs parties doivent paraître grandes. C'est encore conformément à ce principe que l'on a recours aux principes de la symétrie et de la répétition , et qu'enfin l'harmonie d'ensemble manque là où il y a confusion de parties.

g55. Il existe les plus grands rapports entre la coordination des parties que l'artiste rend visibles, et la coordination des idées sur quelque matière que ce soit dans une tête bien organisée.

(658 ) SECTION lY.

DE LA DISPOSITION D'ESPRIT DU SPECTATEUR RELATIVEMENT AU JUGEMENT QU'IL PORTE SUR UN OBJET D'ART DESTINÉ A ÊTRE VU.

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