Hist, de VAcad. de scienc^ ann., 1747, p
« belle et douce existence : tous les observaw teurs s*accordenl à lui donner une très-longue « vîe; quelques-uns même en ont porté la « durée à trois cents ans, ce qui sans doute est a fort exagéré ; mais Willughby, ayant vu une « oie qui, par preuve certaine, avait vécu cent « ans, n'hésite pas à conclure de cet exemple « que la vie du cygne peut et doit être plus « longue, tant parce qu'il est plus grand, que « parce qu'il faut plus de temps pour faire « éclore ses œufs, l'incubation dans les oiseaux a répondant au temps de gestation dans les ani- « maux, et ayant peut-être quelque rapport K au temps de l'accroissement du corps, auquel « est proportionnée la durée de la vie. Or, le a cygne est plus de deux ans à croître , et c'est « beaucoup, car dans les oiseaux le développe- « ment entier du corps est bien plus prompt « que dans les animaux quadrupèdes ^ . »
Willughby conclut donc la longue vie du cygne de la vie de cette oie qui a^^ait vécu cent ans ^ par preuve certaine. Cette /;rewi>e cer-